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Malakoff: Trois peintres exposent à L’Atelier de Bragança

LusoJornal / Carlos Pereira LusoJornal / Carlos Pereira LusoJornal / Carlos Pereira LusoJornal / Carlos Pereira LusoJornal / Carlos Pereira LusoJornal / Carlos Pereira LusoJornal / Carlos Pereira LusoJornal / Carlos Pereira LusoJornal / Carlos Pereira

Trois artistes peintres exposent depuis hier au restaurant L’Atelier de Bragança, à Malakoff, aux portes de Paris. Les tableaux d’Aimeka et les assiettes du duo « Les Fleurtes » décorent jusqu’au 26 septembre les murs de ce restaurant portugais.

L’idée vient de Cristina Miranda-Munchenbach, portugaise, qui travaille au siège de la banque Crédit Agricole, à cinq minutes à pied du restaurant. Michèle Korchia, qui signe ses tableaux du pseudonyme Aimeka, est sa collègue de travail. « Les Fleurtes » sont, en fait, deux artistes qui se connaissent depuis les années 80, Nazish Munchenbach et Anne-Marie Helies.

« Je connais ce restaurant et je trouve qu’il s’adapte bien aux expositions de peinture. J’ai proposé à chacune d’entre elles d’exposer ici, je pensais à des expositions individuelles et finalement elles se sont mises d’accord pour exposer ensemble » explique Cristina Miranda-Munchenbach au LusoJornal. Elle nous a reçus dans le patio du restaurant, à côté d’un olivier, sous une « ramada » de vigne. Pas trop loin il y a des choux, du persil et d’autres plantes aromatiques. C’est un lieu agréable, presque improbable.

Aimeka est parisienne. Son nom d’artiste est une composition des initiales de son nom, Michèle Korchia, et du verbe ‘aimer’. Ça en dit long sur sa peinture. Sans jamais prendre des cours de dessin, elle a commencé à dessiner très jeune. Mais celle-ci n’est que sa troisième exposition, après une en 2014 et une autre en 2018.

Aimeka expose une dizaine de tableaux… de femmes ! C’est son sujet favori. « J’aime peindre les femmes, je les trouve belles ». Ce sont des peintures en acrylique sur toile, sur lesquelles elle a collé des bijoux : des boucles d’oreille par-ci, des colliers par-là, des rubans sur les cheveux, ou des fleurs sur la tête. C’est une façon d’ajouter de la « tri-dimension » à ses œuvres. Il y a « Méry », « Joa », « Miss Butterfly » et « Amani », des tableaux de femmes africaines, mais il y a également « Lolita », « Norma Jeane », « Yuko », « Sagili », « Marylin » et bien d’autres.

« Les Fleurtes » se sont rencontrées il y a trente ans à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Ce sont trois amies : Nazish Munchenbach, Anne-Marie Heliès et Aude Azais. Elles se sont retrouvées autour d’une exposition, en 2018, à la Galerie Bridaine, à Paris et ont décidé de travailler ensemble.

Nazish Munchenbach est Pakistanaise mais nous parle en portugais du Brésil. Elle a commencé à peindre au Pakistan, « car j’avais peur d’écrire, pour ne pas en dire trop ! Je faisais donc des dessins pour exprimer mes souffrances » explique-t-elle au LusoJornal. Arrivée à Paris à l’âge de 18 ans, « j’ai dormi dans la rue, mais il faut regarder l’aspect positive de la vie. Il faut transformer les souffrances en légèreté. C’est ce qui peut nous donner envie de vivre tous les jours ». D’où la couleur, la gaîté et même les sujets coquins, dragueurs,…

Voyageuse, Nazish Munchenbach partage sa vie entre Paris et New York. Elle s’est payé une école de commerce à Nice en donnant des cours d’anglais dans cette même école. Elle est donc devenue une ‘business woman’, dans le secteur des cosmétiques.

« Quand Cristina m’a proposé d’exposer dans un restaurant, j’ai tout de suite pensé aux assiettes » explique Nazish Munchenbach. Anne-Marie Heliès a également adhéré à l’idée de travailler sur ce support. Elles ont choisi le sujet des fleurs car la couleur fait partie de leur identité. « Les fleurs jaillissent vers la lumière, comme une fontaine, un feu d’artifice, quelque chose qui part du bas, de la terre, où elles sont raccordées pour s’ouvrir. Elles ouvrent leurs pétales comme on ouvre les bras aux amis, un écho au mouvement interne que nous ressentions. Leur délicatesse, lignes sinueuses et non abruptes. Fraîcheur et joie du regard, de couleurs différentes, variées, elles dégagent une légèreté et un optimisme au-dessus des épines et des intempéries, comme leur amitié » peut-on lire dans la note envoyée aux rédactions. « Dans les années 80, aux Beaux-Arts, alors que la tendance était surtout au noir, au gris, nous, nous étions déjà dans la couleur » explique Nazish Munchenbach.

Nazish Munchenbach est également une activiste, une militante – elle n’aime pas trop ces mots – contre la violence domestique. C’est dans ce combat qu’elle a découvert la poésie de la brésilienne Celeste Evaristo. « Je connais sa traductrice et quand j’ai lu son œuvre, j’ai ressenti la souffrance des femmes noires brésiliennes, cela a une telle profondeur qui a provoqué en moi beaucoup d’émotion ». Elle reprend donc des petits bouts de poèmes, parfois dans plusieurs langues… dans toutes les langues qu’elle parle !

Quand les clients habituels du restaurant ont découvert cette exposition pour la première fois, ce jeudi midi, ils ont été surpris. Qui sait si dorénavant L’Atelier Bragança sera plus qu’un restaurant portugais et s’il deviendra aussi un lieu habituel d’expositions.

 

Du 12 au 26 septembre

Restaurant L’Atelier de Bragança

104 avenue Pierre Brosselette

à Malakoff (92)

Horaires : du lundi au vendredi, de 07h00 à 23h00

 

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