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Mickael Alves Rodrigues est vice-Champion du monde de Kettlebell sport

Le Lusodescendant de 36 ans Mickael Alves Rodrigues, est devenu vice-Champion du monde de kettlebell sport.

Nous vous expliquons d’abord en quoi consiste ce sport. Le principe général de toutes les épreuves individuelles de kettlebell consiste à effectuer le maximum de levées dans un laps de temps. Dans le cas spécifique de Mickael Alves Rodrigues, c’est du kettlebell marathon, ce qui signifie que l’athlète ne peut pas poser la kettlebell à terre, sous peine d’être éliminé.

La kettlebell est l’objet utilisé dans ce sport. C’est un corps massif avec une poignée qui a la forme d’un arc fermé. Les poids et les couleurs sont codifiés: 8 kg (rose), 12 kg (bleu foncé), 16 kg (jaune), 24 kg (vert), 32 kg (rouge).

C’est un sport à catégories (âge, poids de corps). La compétition commence par la pesée des athlètes. L’ordre de passage des athlètes est déterminé par un tirage au sort.

Chaque juge de plateau dispose d’un “compteur” pour chronométrer l’épreuve et compter le nombre de levées. Il doit être visible par le compétiteur et le public.

L’arraché à un bras (snatch) consiste à amener une kettlebell au-dessus de la tête, à bout de bras, en partant du bas et en un seul mouvement. Un seul changement de main est autorisé pendant l’épreuve.

C’est dans cette épreuve que s’est illustré Mickael Alves Rodrigues qui s’est sacré vice-Champion du monde lors de la compétition qui s’est déroulée en Pologne.

Pour LusoJornal, Mickael Alves Rodrigues est revenu sur l’épreuve qu’il a disputé, mais il nous a également parlé de ses origines.

 

Votre sport est plutôt la boxe anglaise…

J’ai 36 ans, je suis coach sportif, spécialisé en boxe anglaise, métabolique training. J’ai pratiqué la boxe un peu plus de 10 ans, j’ai à peu près 70 combats. Je suis depuis 6 ans en équipe de France élite de kettlebell sport.

 

Comment en êtes vous arrivé à pratiquer ce sport?

Lorsque je suis devenu entraîneur de boxe anglaise, j’ai effectué une formation en kettlebell car l’outil m’intéressait par rapport à la préparation physique spécifique pour mes boxeurs, c’est là que j’ai fait la rencontre de mon entraîneur et actuel Capitaine de l’équipe de France. Il m’a expliqué que c’était un sport à part entière, très développé en Europe de l’Est. Il était en plein développement en France et il cherchait des personnes avec mon profil. J’ai fait plusieurs tests, j’ai commencé par des petites compétitions nationales et je suis très vite monté à l’international.

 

J’ai lu que vous aviez arrêté et vous étiez revenu, pourquoi cet arrêt?

Ce n’était pas vraiment un arrêt, j’ai eu une opération la saison dernière, ce qui m’a écarté des compétitions internationales. Je suis malgré tout revenu en fin de saison, notamment en juin, où je suis parti en Belgique et où j’ai battu le vice-Champion d’Europe en titre, qui d’ailleurs vient d’être Champion du monde de la catégorie de poids juste en dessous de moi.

 

Peut-on aujourd’hui vivre de ce sport?

Malheureusement, en France on ne peut pas vivre de ce sport, on espère avec le temps avoir plus de reconnaissance et d’aide financière afin de nous faciliter la vie. Je suis d’ailleurs toujours à la recherche d’un sponsor.

 

Vous êtes vice-Champion du monde, quel a été le sentiment?

Le sentiment de fierté car ça représente énormément de sacrifice et de travail. Depuis 2016, je ne m’étais pas qualifié pour un mondial. Cette médaille d’argent j’ai été durement la chercher, il y avait énormément de pression en Pologne.

 

Vous vous y attendiez?

On avait travaillé dur pour espérer le podium, mais dans ce sport de haut niveau, il y a tellement de facteurs que l’on ne peut jamais rien prévoir. Mais la Médaille d’argent a été une vraie belle surprise et satisfaction.

 

Pour les non-connaisseurs, comment peut-on expliquer ce sport? Que doit-on faire pour gagner?

C’est un sport de force, endurance, similaire à l’haltérophilie mais sur des longues durées, par exemple moi, je devais effectuer le maximum de répétitions validés par le juge et son adjoint, pendant 30 minutes non stop avec une kettlebell de 32kg à un bras. On peut bien sûr changer de bras.

 

Vous êtes d’origine portugaise, d’où vous viennent ces origines?

Oui, je suis d’origine portugaise, j’ai d’ailleurs la double nationalité, même si je suis né en France. Mes deux parents sont portugais, nous sommes de la région Trás-os-Montes, près de Bragança.

 

Quels étaient, ou sont encore, vos liens avec le pays?

J’y retourne chaque été, bien sûr, profiter de mes grands parents, de ma famille, et mes amis de mon village. J’essaie parfois d’y aller pour le Carnaval qui est très connu chez nous, «os Caretos de Podence», mais depuis quelques années, c’est moins évident avec ma carrière sportive.

 

Vous parlez le portugais?

Je le comprends parfaitement, le parle également, cependant moins bien avec le temps, car je ne le pratique pas assez ici. C’est quelque chose que j’espère changer dans le futur. Il me manque du temps en fait.

 

Est-ce une discipline qui intéresse plus au Portugal ou en France? Où avez-vous vu le plus d’engouement?

C’est une discipline qui est beaucoup plus développée en France qu’au Portugal. Il y a une Fédération portugaise à ma connaissance, mais qui n’est pas très présente en nombre d’athlètes et au niveau international.

 

Un mot pour les curieux. Où peut-on vous voir pour la prochaine compétition?

Il y a beaucoup de vidéos sur moi via YouTube, Mickael Alves Rodrigues. Également Facebook et Instagram. Prochain rendez-vous fin février, pour le Championnat de France et surtout fin mai avec les Championnats d’Europe, et ça sera en France, en Haute Savoie. Si jamais il y a des sponsors qui seraient intéressés pour me soutenir dans mes prochaines échéances, ils seraient les bienvenus.

 

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