“Toile”, aquarelle de José Manuel Marreiro

Momento de Poesia com José Marreiro

Bleu comme l’arc en ciel

 

Un peu plus haut que l’enfer, pas très loin du paradis,

Entre deux eaux, dans un transfert, entre deux cycles de vie.

Le vent peut emporter mon âme, le sable se transformer en poussière,

Une dernière chance, une dernière fable, juste une petite dernière…

 

Y croire encore, comme le vent qui s’engouffre dans la plaine…

Comme le soleil réveillant la lune chaque matin, pour ensuite, s’endormir en son sein.

 

Quelle voile, quelle toile, pourra aujourd’hui m’emmener loin d’ici,

Quel parfum, quel romarin, saura m’enivrer loin de tous mes soucis.

Respirations, inspirations, souffles de déjà vu d’esprit irrationnel,

Amputations, mutilations, de rêves déjà rompus, vivre l’éternel….

 

Les flamants rouges, peuvent-il devenir verts dans la lagune qui s’endort?

Faut-il arrêter le battement des ailes des papillons pour ouvrir la boîte de Pandore?

 

Décider où va tomber la pluie, contempler cet arc en ciel,

Entre le mur et la suie, se laisser divaguer ou simplement être pluriel.

Entre deux peaux, lanterner, choisir le moindre des deux maux,

Se laisser surprendre, différer, de tous ces petits matins brumaux…

 

Y croire encore, comme cette source qui ne peut que croître et grandir.

Comme cette marée qui nous emporte au loin et qui nous ramène sur une autre rive.

 

Un peu plus haut que l’illusion, pas très loin de l’horizon,

Entre deux mots, dans une déraison, entre deux révolutions.

Le temps peut dévoiler la trame, le vin se changer de nouveau en eau,

Une dernière flamme, une dernière rame, juste un dernier petit cadeau.

 

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