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José António Galope Rosado est né à Arraiolos (1), district d’Évora, dans l’Alto Alentejo. Il est arrivé en France en 1971.

Dès son arrivée à Saint Quentin, il a travaillé en tant que mécanicien. Il s’est installé à son compte depuis 1985. Ils sont 5 à travailler dans son garage.

Mais nous l’avons rencontré dans les locaux de l’Association Culturelle et Sportive des Portugais de Saint Quentin (02) dont il est membre depuis très longtemps. Mais il est également le Président de l’Association des pêches de Saint Quentin.

Passionné par la pêche, comme loisirs et comme sport, nous avons voulu en savoir plus sur ce sport et sur la passion de José António Galope Rosário.

 

La pêche est pour vous une passion, racontez-nous.

J’aime la pêche. Cela fait longtemps que je participe à des concours. J’ai fait plusieurs divisions, j’ai été jusqu’à l’échelon le plus haut, la première division. Actuellement je préside l’Association des pêches de Saint Quentin qui possède à l’heure actuelle, 2.800 adhérents.

 

Y a-t-il une pêche ou différents types de pêche?

Il y a effectivement différents types de pêches: il y a la pêche à la canne, il y a la pêche à la carpe, vous avez la pêche au feeder (2), il y a la pêche à la mouche… Cette dernière on ne peut pas la pratiquer sur Saint Quentin.

 

Qui peut pratiquer la pêche?

N’importe qui peut pêcher à partir du moment où il a une Carte de pêche. Tout le monde peut acheter une Carte. On peut l’acheter pour l’année, mais on peut aussi acheter que pour une seule journée. Pour faire de la pêche sportive il faut cependant, faire partie d’un club, c’est obligatoire. Comme pour les autres sports, pour faire de la compétition il faut savoir bien pêcher, sinon cela ne servira à rien de faire de la compétition.

 

Que faut-il faire pour être un bon pêcheur? Quelles sont les qualités qu’il faut développer?

Pour arriver à être un bon pêcheur, comme pour tout autre sport, il faut surtout beaucoup d’entraînement. Sans entraînement on ne pourra pas aller loin. Il faut par ailleurs, faire beaucoup de recherches pour bien savoir monter les lignes et préparer l’amorce.

 

S’entraîner beaucoup cela veut dire quoi?

Je dirais qu’il faut s’entraîner entre 3 à 4 fois par semaine. Quand on pêche, on le fait pendant deux heures. Après deux heures, on fait une pause pour voir comment on a pêché et on recommence pour essayer de s’améliorer. J’ai fait du football, c’est presque comme un entraînement au football. Chose importante: il ne faut jamais oublier de se mettre en question si on veut évoluer.

 

Être pécheur, est-ce une passion qui coûte cher?

Au départ cela coûte un peu, toutefois, après, il y a des choses qu’on fait soi-même, à la fin cela n’est pas si cher que ça. Après, c’est comme tout, il faut s’y connaître lors de l’achat du matériel.

 

De quoi parle un pêcheur?

Un pêcheur parle beaucoup de l’amorce, de la ligne, du bouchon. On parle du poisson, du type de poisson et de celui que l’on peut faire. On parle aussi de l’eau, qui a son influence lors des parties de pêche: comment elle coule, sa rapidité, quelle hauteur…

 

Avec 2.800 membres, comment faites-vous pour faire vivre cette passion?

On organise plusieurs concours dans l’année avec la présence de 100-150 pêcheurs. Un des concours est organisé pour que tout le monde s’y retrouve. Les pêcheurs viennent avec leurs familles, enfants, c’est convivial, on fait la fête.

 

Vous avez par ailleurs une école de pêche. Qu’enseignez-vous dans cette école?

J’ai eu moi-même une formation. J’ai deux diplômes qui m’ont permis d’ouvrir une école spécialement pour les jeunes. Je prépare des futurs Champions, je l’espère tout au moins. On apprend aux jeunes à faire l’amorce, à faire la ligne, à mette la ligne dans la canne, comment réagir à la touche et à faire la recherche avant de lancer la ligne à l’eau.

 

Vous avez déjà accompagné l’équipe de pêche du Portugal?

Oui, je les ai accompagnés il y a quatre ans, quand nous avions organisé le Championnat du monde de pêche à Saint Quentin. En arrivant ici, ils étaient un peu perdus, je les ai guidés. Ils ont tout de même fait un bon résultat, puisqu’ils ont terminé 13ème sur 33 équipes nationales. Ils auraient encore mieux se classé, toutefois la dernière journée ils ont tiré un mauvais secteur de pêche.

 

Vous les avez conseillés lors de ce Championnat du monde?

Effectivement, quand j’ai assisté à entraînement de l’équipe portugaise, je leur ai dit, qu’avec le matériel qu’il avait, ils n’allaient pas faire du bon boulot. J’ai été avec eux acheter du matériel dans un magasin. Il y a une amitié qui s’est créée de cette rencontre, je suis toujours en contact avec eux. Après tout on est des Portugais, c’était normal que je les aide et conseille.

 

Combien de temps dure un Championnat du monde?

Un Championnat dure, en moyenne, une quinzaine de jours. Huit jours d’entraînement et presque autant pour la compétition. De rappeler que même lors des entraînements, il y a des tirages au sort pour déterminer la zone où chaque équipe peut pêcher.

 

Comment cela la se passe pour un Championnat? Il y a des quarts-de-finale, des demi-finales, des finales?

Le Championnat proprement dit, se passe sur trois jours – vendredi, samedi et dimanche. Chaque jour correspond à une manche. On fait le total des points des trois jours, pour établir le classement.

 

Comment détermine-t-on les points? C’est au niveau du nombre de poissons pêchés ou selon le poids?

Au Championnat du monde de Saint Quentin, par exemple, nous avions six secteurs de pêche. Sur chaque secteur, nous avions à peu près 20 pêcheurs. Le classement se fait à partir du poids des poissons pêchés. Théoriquement, plus ont pêche des poissons, plus le poids est important. Les points attribués sont dans le sens inverse: plus vous avez de poids, moins de points vous avez, mieux classé vous êtes. Actuellement nous préparons déjà pour 2021 un autre Championnat du monde: le Championnat du monde juniors de pêche.

 

Quand vous allez au Portugal, allez-vous pêcher? Sentez-vous le besoin de pêcher?

Je prends toujours des cannes, j’ai d’autres cannes qui sont là-bas. Oui, je pêche au Portugal, mais je vais aussi voir mes ami pêcheurs… Je connais pas mal de clubs là-bas, à Évora, Coruche, Santarém… Je peux vous dire qu’il y a de très bons pêcheurs au Portugal.

 

Notes:

(1) Arraiolos est très connue au Portugal. C’est là que l’on fabrique un tapis qui a le nom de la ville: «Tapetes de Arraiolos». Les tapis sont de chanvre ou de lin, brodés de laine et utilisés comme couverture de coffre ou tapisseries murales où prédominent le bleu et le jaune. Les Tapis d’Arraiolos plaisent par la vivacité de leurs couleurs et par la naïveté de leurs dessins.

(2) Le principe est d’avoir un amorçage prêt de l’hameçon grâce à une cage garnie d’amorce.

 

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