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Jonathan Bonnard, entraîne l’équipe première du Stade Portugais de Saint Quentin, faisant partie de l’Association Culturelle et Sportive des Portugais de cette ville.

En fin de saison 2018-2019 il a été élu Meilleur entraîneur axonais de la saison, son équipe étant, elle aussi, primée la Meilleure équipe axonaise. Pendant la même saison, l’équipe de Saint Quentin est t arrivée jusqu’au 5ème tour de Coupe de France.

Pour cause de Covid-19, la saison 2019-2020 de football a été tronquée, toutefois Jonathan Bonnard a réussi l’exploit de faire monter le club une troisième année de suite.

 

Depuis combien de temps faites-vous partie du Stade Portugais de Saint Quentin?

Ça fait 5 ans que j’entraîne l’équipe senior 1re du Club des Portugais de Saint Quentin. J’ai la responsabilité de tous les joueurs seniors, mais je dirige surtout l’équipe 1re.

 

À quel niveau joue actuellement l’équipe 1ère senior?

Il y a 15 jours on nous a appris la bonne nouvelle: on nous a annoncé qu’on allait monter en Régionale 2. Il faut savoir qu’on vient de connaître notre troisième montée en trois ans. On est parti de Départementale 2, pour arriver à R2.

 

Comment êtes-vous arrivé au Club des Portugais de Saint Quentin, vous qui êtes français?

Mon beau-frère, qui n’était pas non plus Portugais, était déjà ici au club avec le précédent entraîneur, il était son Adjoint. Il y a 7 ans, il m’a mis au défi de venir ici si le club montait en Excellence. Six mois après, le club monte en Excellence. Je n’ai pas eu le choix, j’ai tenu ma promesse et je suis venu au club des Portugais. J’ai joué pendant deux ans. Pour moi en tant que joueur, ça devenait compliqué, le club venait aussi de descendre. J’ai voulu être utile au club. Je me suis senti capable de devenir entraîneur. J’ai proposé mes services à l’ancien président, qui malheureusement est décédé, de me donner ma chance de construire quelque chose de fort. On est à trois montées de division depuis ma prise de fonction d’entraîneur.

 

L’ambiance dans un club de football portugais est-elle la même que dans un autre club?

Je pense que c’est un peu différent, même si pour l’instant, je ne connais que l’expérience d’entraîneur du Stade Portugais de Saint Quentin. La grosse différence, je pense, se fait au niveau de la convivialité, du bien-vivre ensemble. Ce sont des gens très accueillants et passionnés de football, peut-être encore plus que nous, les Français. Il y a sûrement ailleurs des meilleures structures, ici c’est convivial et on bâtit notre projet sur la convivialité et l’esprit de famille.

 

Comment le club est-il vu au niveau de la ville de Saint Quentin?

On est vu comme un vrai club de football, ce qui n’était pas le cas il y a de cela quelques années. On est pris au sérieux, je le vois au quotidien. Ce sont les joueurs qui veulent venir chez nous, alors qu’il y a quelques années on se battait pour les faire venir. On a acquis une certaine réputation au niveau de la ville et des alentours, on a travaillé pour que notre image soit bonne. Ça va, même, au-delà de ça, car les arbitres avec lesquelles on avait quelques soucis sont très contents de nous arbitrer maintenant. On a une image qui est plutôt très bonne.

 

Le club arrive à un certain niveau. Les joueurs commencent à demander des primes de match?

Ça c’est un problème. On en parle régulièrement. Actuellement, ma plus grosse fierté et celle du club, c’est qu’aujourd’hui on arrive à un certain niveau de football, plus qu’intéressant. D’autres clubs ont plus de moyens, toutefois nous avons construit tout ceci sans donner un seul centime à nos joueurs, c’est pour cela que je dis qu’on a construit un projet sur l’aspect convivial et familial. On a monté un projet associatif plutôt que sportif, sans argent. Cela aura peut-être ses limites, peut-être qu’un jour on devra faire autrement, mais la chose dont je suis le plus fier aujourd’hui, c’est celle-là, être là où nous en sommes, sans devoir payer les joueurs.

 

Le Stade Portugais de Saint Quentin est-il vraiment portugais?

C’est une équipe portugaise, toutefois je pense qu’on pourrait dire qu’on est dans un club ouvert. On a 5 à 6 joueurs d’origine portugaise qui jouent régulièrement. Presque 50% de l’équipe reste portugaise, mais on est, effectivement, ouvert à d’autres apports.

 

Voilà un club qui a des ambitions, et qui a, toutefois, les pieds sur terre, en essayant de ne pas brûler les étapes. Ce qui forme un club ce sont les joueurs, mais aussi, voire parfois surtout, l’encadrement. Être fière n’est pas, toujours, un vilain défaut, bien au contraire. Jonathan Bonnard, l’entraîneur de l’équipe première et le Stade Portugais de Saint Quentin peuvent être fières de ce qu’ils ont déjà construit.

 

Desporto
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