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Sur les traces des troupes portugaise de la I Guerre Mondiale à Ambleteuse et à Audresselles

Beaucoup reste à montrer et à découvrir sur les traces et participation des Portugais à la 1re guerre mondiale: de nouvelles images, de lieux oubliés restent à dévoiler, à faire connaître.

Après la visite des 44 tombes et de monument portugais du Cimetière Est de Boulogne-sur-Mer, LusoJornal a poursuivi sa recherche sur Ambleteuse et Audresselles.

De nouvelles surprises nous attendaient, que nous espérons, n’en resteront pas là.

Les vues sur le monument portugais d’Ambleteuse, édifié dès 1919 par la Croix Rouge Portugaise, prises par Luís Gonçalves, nous montrent une autre vision de celui-ci. On peut ainsi imaginer plus facilement, sur le terrain de football en arrière-plan, l’hôpital portugais.

Sur une photo de ce monument qui date des années 1950, on voit, aux quatre coins du monument, un obus d’à peu près un mètre vingt de hauteur. Ces dits obus ne sont plus présents sur le monument.

Nous ne revenons pas sur les faits purement historiques des Portugais à Ambleteuse. Nous vous conseillons pour cela, la lecture de nos articles des 2 et 5 avril 2020, mais sur nos découvertes/confirmations de deux lieux, deux traces importantes de la présence des soldats portugais sur ces terres.

 

La Croix du Cimetière d’Ambleteuse

Le 17 août 1930, à l’initiative de Miguel Fabio, Président des Anciens Combattants Portugais de Boulogne, pour marquer l’installation d’une grande croix érigée au cimetière d’Ambleteuse où reposaient 350 soldats portugais, une cérémonie avec présence d’officiels portugais et français a eu lieu.

Ces 350 tombes portugaises ayant été transférées ultérieurement au Cimetière militaire portugais de Richebourg, la croix a été enlevée du carré dédié aux soldats portugais. Qu’est-elle devenue cette croix?

Nous avons contacté la Mairie d’Ambleteuse à ce sujet, mais rien de mieux que d’aller sur place.

Ladite croix est encore à l’intérieur du cimetière, dans la partie ancienne de celui-ci. Elle est contre un mur du bâtiment ou sont jetés les vieilles fleurs retirées des tombes.

Nous nous donnions très peu d’hypothèses de retrouver cette croix, les restes des soldats qu’elle honorait ayant étés exhumés pour être inhumés au Cimetière de Richebourg depuis les années 1930.

Il est de notre devoir de remettre en valeur, de sortir de l’oubli et d’un certain abandon cette historique croix.

Cristina da Costa nous a confirmé que les soldats venus d’Ambleteuse ne sont pas regroupés précisément au même endroit au Cimetière de Richebourg, toutefois étant donné que les 350 tombes d’Ambleteuse y ont été translatées, pourquoi pas donner une seconde vie à la Croix, en la mettant à l’honneur au Cimetière de Richebourg?

 

Un ancien four à pain de l’Armée portugaise

Pour la deuxième découverte, l’information nous a été transmise par un fermier.

Nous avons dû passer au-delà de barbelés, moins dangereux que ceux de la 1re Guerre. Ces barbelés servent actuellement à délimiter le pâturage des vaches.

Le terrain est envahi par des monts d’arbustes, on a slalomé entre les bouses… mais il est là, il nous attendait.

Eh oui, à Audresselles, il existe encore, près du chemin de Selles, trace d’un ancien four à pain de l’Armée portugaise.

À partir de ce lieu, nous avons une vue vers la ferme de Selles. Le bâtiment à droite de la ferme a abrité la Morgue des hôpitaux portugais. En regardant à droite de la ferme et un peu en retrait, on a une vue sur la campagne verdoyante, occupée en 1917 et 1918 par la base, le terrain d’entraînement et infanterie portugaise.

D’autres avancées viendront à jour, d’autres lieux restent à révéler, à faire découvrir. Cela fait partie du devoir de mémoire qu’il ne faut jamais oublier.

 

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