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Du 29 au 31 mars aura lieu à la Maison du Brésil (Cité Universitaire de Paris) la 15ème édition du Festival de Choro, un événement qui est désormais bien ancré dans le paysage culturel brésilien de Paris. Sous la direction artistique de la pianiste brésilienne Maria Inês Guimarães, qui vit en France depuis 1988, ce festival est le fruit d’un partenariat entre le Club du Choro de Paris et le Cebramuzik, auquel sont associés également d’autres organismes. Il réunira durant 3 jours des musiciens du choro, amateurs et professionnels, venus de toute la France, de l’Europe et d’autres pays. Au programme, des rodas et des concerts, ainsi que des ateliers proposant diverses activités : guitare 7 cordes, flûte, pandeiro improvisation, accompagnement, composition et arrangement.

Cette année, le festival rendra hommage à la bossa-nova qui fête ses 60 ans et qui est l’héritière du choro. À quelques jours de cet évènement, nous avons voulu en savoir un peu plus à travers cet entretien avec Maria Inês Guimarães.

 

Pouvez-vous nous dire deux mots sur cet héritage que le choro a laissé à la bossa-nova ?

La bossa-nova est un genre qu’on appellerait de nos jours la world music, une musique qui fusionne diverses sources d’inspirations venues de cultures différentes. En réalité elle hérite des boucles rythmiques du choro, comme la samba l’avait déjà fait bien avant. Mais ici ces boucles fusionnent avec des harmonies de plus en plus riches inspirées des musiques comme le jazz et le classique du XIXè siècle (Chopin) et du XXè siècle (Debussy, par exemple). Les mélodies gagnent des courbes plus romantiques, des décalages plus sensuels, des rythmes moins serrés, des intervalles plus dirigés vers la musique vocale, une manière de chanter plus intimiste s’impose.

 

Quelles sont les principales caractéristiques des groupes que vous invitez cette année ?

Nous avons voulu offrir encore une fois, cette année, une belle diversité géographique et stylistique, à travers cinq formations instrumentales très variées : Ginga Ligeira, qui est un septet de la région de São Paulo et qui sait jouer aussi bien du choro que de la samba, du baião et du frevo. Ils vont illuminer la soirée du samedi 30 mars qui commencera avec un groupe de jeunes du Conservatoire d’Antony et de l’École de musique d’Auch. Dimanche, le duo Dinho et Zé Barbeiro, maîtres de la guitare, interprètera un répertoire traditionnel, précédé d’un formidable quintet de Londres, l’Alvorada. En ouverture du festival, vendredi 29 mars, on proposera deux concerts : l’un régional, des professeurs du Club du Choro de Paris qui joueront avec une grande personnalité du Cavaquinho, Filipe Dourado, et l’autre avec le duo trompette et guitare 7 cordes qui enchantera le public avec des thèmes modernes et virtuoses.

 

Vous arrivez à la 15ème édition ! Quel bilan en tirez-vous ? Peut-on dire que la musique brésilienne attire toujours autant le public français ?

Pendant ces quinze années, le Festival de Choro de Paris a su faire venir en France une grande variété de formations instrumentales, originaires de toutes les régions du Brésil, favorisant ainsi une meilleure connaissance du choro en Europe, avec des week-ends en continu : six concerts et 12 ateliers instrumentaux, 4 rodas de choro chaque saison. Un répertoire nouveau est proposé à chaque saison à un public venu du monde entier. Et le public français a toujours été au rendez-vous, avec des salles pleines et joyeuses.

 

Programme : clubduchorodeparis.org

 

 

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