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2.687 kilomètres entre Roubaix et Miuzela: Yohann Ladeiro l’a fait en vélo

Rêver fait partie de la vie, se donner des objectifs c’est presque pour nous, êtres humains, une obligation. Réaliser un rêve, atteindre l’objectif, voilà un des bons côtés de la vie, source souvent de bonheur.

Le rêve… l’objectif… Yohann Ladeiro, l’a fait… l’a atteint.

Yohann Ladeiro ne voulait pas médiatiser son aventure. Il y avait, chez le jeune homme de 25 ans, parti de la ‘sede’ de l’Association de Miuzela de Roubaix, dimanche après-midi, 5 juillet, peut-être un petit sentiment de doute, le chemin n’allait que commencer.

Il a fini par croire en lui, la famille et les amis ont cru en lui, LusoJornal a donné de ses nouvelles tout le long du parcours. Parcours de 31 jours en vélo, pour relayer la ville de France avec le plus de Miuzelenses, Roubaix, au village de ses grands-parents, Miuzela, petite bourgade de 400 âmes pendant l’année, mais qui double de population en période de vacances estivales.

Yohann Ladeiro est arrivé à son but, au bout de l’effort, en début d’après-midi de ce mardi 4 juillet, après 2.687 kilomètres.

Yohann Ladeiro a été accueilli comme il se doit, par la musique, tout le village, amis, famille et cousins. Les parents partis de Bruxelles et atterris à Séville, sont arrivés tout juste pour le voir mouliner les derniers coups de pédale.

Vous me direz 2.687 kilomètres? Eh oui, Yohann Ladeiro ne s’est pas engagé dans cette aventure pour aller au plus direct, les yeux tout le temps dans le guidon, sans regarder les alentours.

Yohann Ladeiro a pédalé, Yohann Ladeiro a visité, Yohann Ladeiro s’est fait des amis, Yohann Ladeiro a fait la fête, Yohann Ladeiro a vécu à fond son aventure. N’est-ce pas là le plus important? Il a peut-être dû lutter contre lui-même. Il l’a fait pour les autres, mais surtout pour lui. Il a vaincu ses craintes, il a dépassé ses résistances physiques et probablement psychiques. Voilà sa plus grande victoire.

Le projet a mûri 6 ans dans la tête de Yohann Ladeiro, suivit d’une préparation journalière de 10 mois et 7 mois d’entraînement.

Yohann Ladeiro est parti seul. Pour compagnie: son vélo et ses jambes pour le faire avancer et transporter les 35 kilos de bagages.

Arrivé à la frontière du Portugal, Yohann Ladeiro ressent comme qu’un frisson, son objectif ultime est là… l’objectif d’un jeune de la troisième génération: le Portugal, son Portugal malgré tout.

Trente kilomètres plus loin, c’est l’arrivée à Miuzela. Pas besoin de mettre un moteur dans son vélo, ses jambes produisent l’effort nécessaire pour l’arrivée programmée et que la fête se fasse, peut-être pas avec beaucoup d’embrasses, mais le cœur y était.

Yohann Ladeiro descend de vélo et se dit «on y est, on est arrivé».

Vingt quatre heures après la fin de son aventure, voici ce qu’il nous a dit pour LusoJornal.

 

Yohann Ladeiro combien de crevaisons pendant ton périple?

J’ai eu une seule crevaison, c’était en Espagne. J’ai passé 3 heures pour la réparer, pour mettre le pneu dans la jante, j’ai eu du mal pour y arriver en étant tout seul. Sur le moment j’étais très nerveux, mais après coup, j’en rigole, car j’étais préparé à énormément de choses, sauf pour quelques-unes d’essentielles, telle que réparer une crevaison.

 

As-tu vécu des moments difficiles?

En Espagne j’ai fait un grand détour. A Burgos, je suis parti dans la direction opposée de ma destination finale. Ça été difficile mentalement après avoir déjà parcouru plus de deux mille kilomètres. La chaleur était également difficile, pour minimiser cet obstacle, je roulais tôt le matin.

 

Quel a été le plus grand bonheur de ton aventure?

Lors de mon passage à la frontière portugaise, j’ai réalisé que j’avais traversé la France et l’Espagne uniquement à la force de mes jambes.

 

Combien d’heures passées sur le vélo?

Il faut compter entre 5 à 7 heures par jour. Si je retire mes journées de repos, je dirais que j’ai passé plus ou moins 150 heures assises sur mon vélo.

 

Conseilles-tu à un jeune de se lancer dans un tel périple?

Oui, bien sûr, avec un entraînement et une bonne préparation… C’est une aventure que je conseille à tout le monde, jeunes ou moins jeunes. La distance à parcourir pouvant être plus ou moins longue. Le principal c’est d’avoir de la motivation.

 

Quelle a été l’idée principale de ton aventure? Avais-tu quelque chose à prouver aux autres?

Non, je n’avais rien à prouver aux autres. J’ai fait le voyage pour moi, c’était un défi personnel. J’ai tout de même voulu partager mon aventure sur les réseaux sociaux. Je ne pensais pas que mon aventure allait susciter autant d’enthousiasme. Je profite, pour remercier l’association de Miuzela de Roubaix d’avoir organisé mon départ et d’avoir participé à ce magnifique projet.

 

Terminer une telle aventure, paraît simple. Ce n’est toujours pas le cas. Après l’euphorie, après le sentiment d’avoir réalisé un rêve, après… après… on peut parfois ressentir quelque chose de bizarre, le sentiment du vide, le sentiment de l’après, de «l’avoir fait».

Yohann Ladeiro, il faut pas t’inquiéter, tu l’as fait, personne ne pourra te l’enlever ce Roubaix-Miuzela. De quoi en parler pendant des jours, des mois, des années…

 

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