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Les vacances sont là, elles vont arriver. On se pose des questions: quoi faire, comment faire, où aller…

Voici une idée, une idée qui est à la mode depuis cinq ans au Portugal, comme mode l’est aussi la construction ou l’aménagement de plages fluviales un peu partout, le but étant de retenir les autochtones en leur proposant des nouvelles activités de loisirs ou de faire venir de nouveaux touristes.

Pourquoi ne pas faire de la marche au Portugal, tout en visitant de magnifiques paysages, grâce aux passerelles touristiques, appelées «Passadiços»?

Vous me direz: mais c’est quoi une passerelle? La définition d’une passerelle, selon que vous soyez écologiste, citadin, sédentaire, sportif… sera probablement différente. On peut essayer de définir comme étant un concept qui mélange à la fois l’activité physique, l’aventure et la nature. Le dire comme cela, la définition est sûrement idyllique, dans le sens où tout n’est pas bon dans cette pratique de tourisme, pouvant même avoir des répercussions négatives sur les lieux qu’on visite.

La plus connue de toutes et qui vient à la mémoire dès qu’on parle des passerelles au Portugal, c’est celle des «Passadiços do Paiva». C’est parfaitement logique. Après tout, elle est la plus grande star et responsable de cette mode qui se développe au Portugal.

Le succès des «Passadiços do Paiva» a conduit de nombreuses municipalités à se rendre au travail et aujourd’hui il y a plus de deux mains pleines de fantastiques passerelles au Portugal à découvrir par vous. Et la liste ne cesse de s’allonger!

Les «Passadiços de Paiva» ont été inaugurés le 20 juin 2015 et au cours des 2 premiers mois et demi de fonctionnement, elles ont accueilli plus de 200.000 personnes.

Ces passerelles incroyables, serpentent sur 8.645 mètres, un parcours en bois d’environ 8 km, presque entièrement dans des structures suspendues dans la vallée, le long de la pente raide de la rivière Paiva, près de la municipalité d’Arouca, située à 60 km de Porto.

La route relie Espiunca à Areinho, en suivant toujours les pentes rocheuses et escarpées de la rive gauche de la rivière Paiva. L’itinéraire peut être effectué dans les deux sens et si vous êtes seul, vous devrez revenir en arrière, ce qui représente un total de 16 km aller-retour.

Le nombre de visiteurs journalisés est limité, il est conseillé vivement de faire la réservation via internet.

Les «Passadiços do Paiva», ont déjà reçu plusieurs prix au niveau international: le 4 septembre 2016, a été élu projet touristique le plus innovant d’Europe, dans l’édition 2016 des World Travel Awards, dans la catégorie des meilleurs projets de développement touristique en Europe, considérés comme les oscars du tourisme dans le monde. En 2017, ils remportent le prix du «Meilleur projet de développement touristique en Europe», lors d’une cérémonie qui a eu lieu le 30 septembre 2017 à Saint Pétersbourg. En 2018, pour la troisième fois consécutive, les «Passadiços do Paiva» remportent, en Grèce, l’«Oscar» du tourisme pour le Meilleur projet de développement du tourisme européen et aussi la Meilleure attraction touristique européenne d’aventure.

Notons que le 7 septembre 2015, un incendie de forêt dans la paroisse de Canelas et Espiunca a affecté environ 600 mètres de passerelle, ce qui a conduit à sa fermeture provisoire. Le 11 août 2016, ils sont à nouveau consumés par les flammes, les forçant à se fermer à la suite d’un grand incendie qui a détruit une dimension considérable du territoire forestier d’Arouca.

D’autres «Passadiços» sont dignes d’être visités, pratiqués et avec peut-être un peu moins d’affluence, pour l’instant, que les pionniers «Passadiços do Paiva». Citons, en allant du nord au sud du Portugal, les «Passadiços» de Sistelo, Marítimo de Gaia, Fiães, Barrinha de Esmoriz, Ria de Aveiro, Mondego, Ourondo, Penedo Furado, Alamal, Tejo, Gameiro, Carvoeiro, Alvor…

Comme souvent dans toute activité nouvelle, dans toute nouvelle forme de tourisme, il y a des points positifs, mais aussi des points négatifs qu’il faudra, tant soi peu, essayer de minimiser (1).

Les passerelles sont des constructions utilisant essentiellement le bois qui permettent au touriste, au marcheur, d’avoir accès à des paysages, des cours d’eau, des lieux habituellement difficiles d’accès.

Notons que parfois ces passerelles sont venues tout simplement simplifier l’accès à des lieux dont on avait déjà accès par des chemins, évidemment moins pratiqués que maintenant. Les passerelles viennent, par ailleurs, raccourcir les distances.

Un autre point positif – et là les Maires ont, semble-t-il, flairé le filon – c’est effectivement le fait de faire venir dans leurs communes des touristes ou de nouveaux touristes, avec les répercussions qui vont avec: villégiature, restaurants, bars, magasins.

Il est souhaitable que des études soient faits et que ce qu’actuellement est beau, le reste, en n’oubliant pas de l’entretenir.

Nous vient ici à la mémoire la construction du téléphérique de la Serra da Estrela, entre le lieu dit «Penhas da Saúde» et la «Torre», lieu le plus haut du Portugal continental, 1.991 mètres, qui n’a jamais fonctionné et dont la cabine est restée pendant des dizaines d’année à l’abandon, comme des dizaines d’année est également à l’abandon une tour construite dans les années 1970, dont architecte a été le père de l’ex-Premier Ministre José Socrates et qui n’a jamais été utilisée à Covilhã.

Quelles répercussions des «Passadiços» sur la faune, la flore, la pollution? Commençons par être des touristes, des marcheurs responsables…

Combien de passerelles existent au Portugal? Sûrement des dizaines du nord au sud du Portugal, on dira même qu’il y en a pour tous les goûts. Certains sont courts, d’autres longs, certains serpentent le long de la côte, d’autres traversent des forêts denses, certains passent près des cascades et des ruisseaux idylliques, d’autres avec des formations rocheuses uniques et des paysages à couper le souffle.

S’il est certain que toutes les passerelles au Portugal sont uniques, il est également vrai que dans chacune d’elles, vous pourrez visiter, avec une relative facilité, idéales pour des sorties en famille inoubliables.

Il vous faudra un minimum d’équipements: sac à dos, chaussures de randonnée, une petite dose d’aventurier, une pas trop mauvaise forme et vous voilà parés pour décharger un certain stress de la vie, tout en rechargeant votre autre batterie, celle du bien-être.

 

Note:

(1) Voir notre article dans LusoJornal du 26 août 2018 qui avait pour titre: «Portugal: les inconvénients du succès ou l’autre face du tourisme». A lire ICI.

 

Opinião
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