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Aider et accompagner les étudiants qui souhaitent réaliser un stage en entreprise, au Brésil (pour les francophones) ou en France (pour les lusophones), est l’un des principaux objectifs de l’Association Passerelle France-Brésil & Solidarités Lusophones (APFB-SL), créée en 2016.

À l’occasion de la 1ère Rencontre Nationale des Associations Lusophones, qui a eu lieu le 14 octobre dernier à l’Hôtel de Ville de Paris, nous avons rencontré Angela Pereira, co-fondatrice de l’APFB-SL, qui nous a accordé cet entretien, nous permettant ainsi de mieux connaître les activités et les projets de cette association.

 

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre propre parcours, vos études secondaires, votre formation?

Je suis née à Nogent-sur-Marne (Région parisienne), en 1985. J’ai étudié le portugais en LV2 dès le collège, puis j’ai passé un Baccalauréat en Sciences Économiques et Sociales. Ensuite, j’ai hésité entre des études de droit ou de commerce. Et finalement j’ai étudié à l’Institut Universitaire de Technologie et à l’Institut Universitaire Professionnalisé de Sceaux, dans la gestion et le commerce. Au cours de ma première année d’études, j’ai pu réaliser un stage professionnel au sein de l’entreprise Yazaki, de Feira de Santana, dans l’État de Bahia, au Brésil. Ce séjour m’a permis d’obtenir une première expérience professionnelle dans une entreprise au Brésil, aux côtés de collègues bahianais, et d’améliorer mes compétences linguistiques en portugais et en anglais.

 

Comment est venue l’idée de créer cette association? Quels sont ses principaux objectifs et comment comptez-vous faire pour les mener à bien?

Nous nous intéressons aux thématiques en lien avec la jeunesse francophone et lusophone, la formation professionnelle et l’aide à la mobilité internationale. Pour cela, les étudiants sont encouragés depuis de nombreuses années à obtenir une expérience à l’étranger au cours de leurs études. Cependant, nous pensons que le secteur des entreprises et le monde académique ne sont pas assez proches pour former les étudiants. Aussi, notre objectif est d’aider les étudiants qui ont le projet de réaliser un stage professionnel au sein d’une structure en France, ou au Brésil. Nous demandons une participation financière raisonnable de l’ordre de 200 euros par programme, à régler à la signature de la convention de stage par les différentes parties. Par ailleurs, nous rédigeons un CV et une lettre de motivation avec l’étudiant pour qu’il puisse postuler aux offres de stage. Si besoin, nous l’aidons à obtenir le visa d’étudiant stagiaire, ainsi qu’à trouver une solution d’hébergement au niveau local.

 

L’APFB-SL est-elle opérationnelle? Si oui, pouvez-vous donner quelques exemples?

Nous sommes déjà en contact avec des entreprises, des organismes et des responsables de stage prêts à accueillir et à former des étudiants en France et au Brésil. Sur le site internet www.passerellefrancebresil.org on trouvera les premières offres de stage.

 

Lorsqu’on parcourt votre site, deux idées semblent vous guider dans vos objectifs: «multiculturalisme» et «solidarité». Pouvez-vous nous expliquer l’importance que vous accordez à ces deux mots?

Je pense que ces deux mots renvoient à la notion du «vivre ensemble» que l’on entend souvent parler en France. À l’heure de la globalisation, des nouvelles technologies de l’information et de la communication, nous avons évolué vers des modèles de sociétés plus proches, plus connectées, qui s’interrogent sur des questions modernes globales comme le respect de notre planète, le développement durable, la sécurité internationale, le progrès social, la paix. Et en même temps, dans un esprit de cohésion sociale et de prospérité, nous devons continuer à faire exister, à valoriser les cultures régionales, respecter les peuples, représenter les identités où les spécificités culturelles de chacun puissent s’exprimer.

 

Quels conseils de base donneriez-vous à un francophone qui souhaiterait réaliser un stage au Brésil, ou à un lusophone qui souhaiterait venir en France pour compléter des études ou sa formation?

J’encouragerais les francophones comme les lusophones à apprendre la langue locale pour optimiser leur expérience, discuter avec leurs collègues, les habitants, les jeunes de leur âge, et ainsi mieux connaître les modes de vie des Français ou des Brésiliens.

 

Quel est votre opinion sur la manière dont un Brésilien perçoit la France, et vice-versa?

Je pense que les Brésiliens commencent à comprendre que les Français ne sont pas tous blancs et d’origine franco-française. Je me réjouis de constater que les Français ne s’arrêtent plus aux stéréotypes du football, de la samba et de l’insécurité au Brésil, mais considèrent aujourd’hui ce pays-continent comme un pays émergent.

 

Dans l’immédiat, quels sont les priorités ou les projets de l’APFB-SL?

Dans l’immédiat, nous souhaitons accompagner une première classe d’étudiants francophones au Brésil, ainsi qu’une première classe d’étudiants lusophones en France, pour réaliser un stage professionnel dans le cadre de leurs études. Par la suite, nous comptons proposer des missions de stage également dans d’autres pays lusophones.

 

 

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