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Anne da Silva et l’étonnant univers des matières recomposées

Erwann Babin LusoJornal | Manuel André LusoJornal | Manuel André LusoJornal | Manuel André LusoJornal | Manuel André
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Avant de se consacrer entièrement aux arts plastiques, Anne da Silva a exercé une activité en tant que charpentière, salariée, mais aussi comme indépendante.

Sa première exposition de dessins c’était en juin 2003 à l’Institut Français de Ljubljana, Slovénie, sa dernière exposition a eu lieu au Muséum d’Histoire naturelle de Gaillac, département du Tarn, du 8 mai au 19 septembre de cette année.

L’artiste plasticienne assemble et lie des végétaux, des écorces, des racines, des os, des peaux et des plumes, l’aboutissement d’une démarche qui lui vient de son enfance et des longues promenades où elle n’a cessé d’observer, chercher, creuser et ramasser ce que la nature préserve de vies antérieures.

Un prolongement qui fait le lien avec le monde qui nous entoure, en donnant une deuxième vie à la matière.

Pour Anne da Silva, l’exposition tarnaise a été très intéressante, car le fait de travailler pour la première fois avec une collection déjà établie, en collaboration avec le Muséum de Gaillac, c’était une approche qui relève certes du monde naturel, mais au même temps avec une approche scientifique plus organisée.

Auvergnate de naissance, Anne da Silva habite en Bretagne, mais quatre générations plus tard elle a toujours en mémoire son arrière-grand-père portugais.

«Mon arrière-grand-père est né dans un petit village près de Braga. Il est venu en France vers 1910 pour travailler dans une usine de métallurgie en Auvergne. Il s’est marié, a eu des enfants, mais malheureusement il est décédé très jeune suite à un accident sur son lieu de travail. Mon grand-père n’a jamais essayé de retrouver sa famille portugaise, c’est mon père qui a entrepris cette démarche avec succès», a commencé par dire au LusoJornal l’artiste plasticienne.

Le père d’Anne da Silva est retourné dans la région du Minho sur les traces de son grand-père afin de rencontrer sa famille portugaise et de renouer des liens avec elle.

«Je ne parle pas le portugais, j’ai été peu de fois au Portugal dans ma vie d’adulte mais en tout cas je m’y sens attachée. Je ne peux pas dire que c’est un attachement que je vis au quotidien, car entre-temps ma famille portugaise a émigré et s’est établie définitivement en France, on ne se voit pas beaucoup, mais en tout cas les liens de cœur sont là», a développé la lusodescendante.

Après le Muséum de Gaillac, Anne da Silva enchaîne avec une exposition les samedis 9 et 16 octobre et les dimanches 10 et 17 octobre à Kerguinou, village breton près de Quimper, et ensuite au Salon d’art contemporain à Paris, du mardi 2 au mardi 9 novembre.

 

Cultura

 

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