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Comunidade

 

 

António da Silva n’a pas été le premier lusodescendant à avoir un mandat d’élu en France, toutefois, il l’est depuis assez longtemps, depuis les temps où ils n’étaient pas encore très nombreux les Portugais d’origine à entrer aux Conseils municipaux.

Originaire de Leirós, Vila Real, il est arrivé en France depuis enfant, en 1967.

Après deux ans dans le Doubs, entre 1965 et 1967, c’est vers Roncq, dans le Nord, que papa Da Silva fait venir sa famille. Celui-ci comme une grosse majorité de Portugais de Roncq ont travaillé pour une usine de plastique qui s’appelait Silvallac. Dans cette usine, qui travaillait en continu avec un seul arrêt pour les vacances et à Noël, la très, très, grosse majorité des ouvriers, qui faisaient les 3 fois huit heures, étaient Portugais. Faire 60, 70 heures de travail par semaine était chose fréquente. Des «annexes» de certains villages se sont créés à Roncq (Alcaria, Vales do Rio…).

António da Silva n’a jamais travaillé chez Silvallac. Son beau-père étant maréchal-ferrant, c’est à sa suite qu’il va créer la Ferronnerie Roncquoise pour la céder 43 ans après, la retraite arrivant.

Notons que son beau-père à lui-même succédé en tant que maréchal-ferrant à son père et à son grand-père, toutefois, à partir de la fin de la II Guerre mondiale, les chevaux devenant moins nombreux, on a commencé à se tourner vers le travail du métal.

Le 1er janvier 1979, António da Silva crée la Ferronnerie Roncquoise et va la développer et diversifier au long de 4 décennies.

Des entreprises régionales devenues nationales ont contribué au développement de la ferronnerie: Auchan, Vertbaudet, Bondue Textil…

António da Silva a démarré l’activité à un moment où il n’y avait pas encore les clarques et les fenwicks, il a commencé par fabriquer des chariots et des diables. À Auchan V2 (Villeneuve d’Ascq), l’entreprise d’António da Silva a installé pour la première fois en France, de monnayeurs sur 2.000 caddie, caddie que souvent devaient également être réparés avec, par exemple, des changements de roues, ce que la Ferronnerie Roncquoise faisait aussi.

Par la suite, des équipes ont parcouru toute la France pour équiper les différentes chaînes de magasins desdits monnayeurs, qui étaient posés essentiellement les fins de semaine pour ne pas perturber l’action commerciale des magasins.

Par la suite, l’entreprise d’António da Silva a développé la fabrication de passerelles, escaliers métalliques, portes coupes de feux, issues de secours, tout ce qui était métallique pour le bâtiment.

 

Un élu engagé

António da Silva fait partie du Conseil municipal et est élu en continu depuis 1995 de Roncq, un village situé à 4 kilomètres de la Belgique et à 10 kilomètres de Lille, dont la population de 13.400 habitants a doublé en un demi-siècle.

Roncq a été gérée par une municipalité communiste jusqu’en 1983. Actuellement, Roncq est une des villes les moins endettées de France, selon António da Silva.

En 1995, après bien d’hésitations, António da Silva entre au Conseil municipal, même si cela n’était pas son «truc», selon lui. Depuis, 4 Maires se sont succédés, le Maire actuel étant Rodrigue Desmet, António da Silva étant son 1er Maire-Adjoint et s’occupant tout spécialement du sport et de la vie associative.

La première fonction d’António da Silva a été celle de Conseiller municipal aux affaires économiques. Trois ans plus tard, le Maire décédant, le Maire-Adjoint à l’économie prend le mandat de Maire et António da Silva devient Maire-Adjoint aux affaires économiques.

Son travail municipal a probablement fait des émules, puisque dans le mandat précédent, ils étaient 4 Conseillers municipaux d’origine portugaise. Dans le mandat actuel, ils sont 3.

La ville de Roncq a signé des accords de jumelage avec trois villes étrangères, toutefois, pour diverses raisons – «vieillissement des membres des associations de jumelage, pas de renouvellement, que des rencontres sans véritable suivie» – tout cela est un peu endormi, raison pour laquelle, malgré que l’idée d’un jumelage avec une ville du Portugal ait été évoquée, elle n’a pas vu le jour. «Il y a des choses à revoir et à mettre en place avant d’évoquer un quelconque jumelage», selon António da Silva.

Le mandat de la municipalité actuelle à Roncq va être sous le signe du sport et de la vie associative. António da Silva a annoncé au LusoJornal «la création de deux salles de sports, une de tennis et une autre de ping-pong, le renouvellement de la salle de basket, en ajoutant un clubhouse, on vient de finir d’équiper la ville d’un terrain de football synthétique, une nouvelle piscine va être construite, tandis que les travaux pour le renouvellement de l’école de musique se termine» explique-t-il au LusoJornal.

Des travaux ont été exécutés sur un terrain de sport spécifique de la ville et de ses environs: le jeux de bourle. Ce dernier se joue dans un terrain concave, le but étant de faire tomber la bourle sur un rond peint au sol ou de s’en approcher au plus près. En France, la pratique de la bourle a été inscrite à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel depuis 2012.

António da Silva, dans sa circonscription, va appuyer son ami de longue date aux prochaines élections législatives: Gérard Darmanin. Celui-ci continuant au Gouvernement, c’est Vincent Ledoux qui prendra le poste en cas de réélection.

 

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