António Simões Resende présente son livre “Rencontres et séparations” à Corbeil-Essonnes

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Le nouvel ouvrage d’António Simões Resende, «Rencontres et séparations, des rives du Douro et du Tage à celles de la Seine et de l’Essonne», est fortement inspiré de la vie de l’auteur entre le Portugal et la France et sera présenté ce samedi 20 mai, à 17h00 au 98 bd de Fontainebleau, dans les locaux de l’AOP-Corbeil, à Corbeil-Essonnes.

António Simões Resende est d’origine portugaise, mais a vécu en France pendant 48 ans. Il écrit des livres, tantôt en portugais, tantôt en français.

«L’envie d’écrire me vient de ma mère, qui était une femme remarquable et érudite», dit Antonio Simões Resende au LusoJornal. «Je ne prétends pas être un écrivain au sens noble du terme. Cette passion, très ancienne, trottait dans ma tête. Un jour j’ai rédigé une nouvelle, laquelle fut présentée à un concours, sans aucune prétention car je n’avais aucune expérience de ce type. Ma nouvelle n’a reçu aucun prix, mais elle figura dans les 10 premières places ! Ce fut une vraie surprise et, en même temps, un encouragement».

«Rencontres et séparations» relate le parcours d’un jeune homme épris de liberté. «Ce qui m’a poussé à l’écrire c’est à la fois ma passion de l’écriture et l’envie de rendre hommage aux nombreuses personnes qu’il m’a été donné de rencontrer, et aux quelques séparations, quelques-unes douloureuses».

António Simões Resende est né dans un village riverain du Douro, “Foz-Tua”, où il a vécu ses années d’enfance, jusqu’à la fin de l’école primaire. Il n’avait pas encore 13 ans quand il est parti pour Lisboa. «Mon adolescence dans cette ville ne fut pas des plus faciles» a-t-il raconté au LusoJornal.

Il était hébergé chez une tante qui travaillait comme couturière et domestique chez deux familles riches de Lisboa. Une de ces familles possédait une grande entreprise d’import/export, tout près de la baie du Tage. «Je fus embauché dans cette entreprise dans laquelle je me suis initié aux tâches bureautiques basiques. Étant le neveu de leur employée, j’y ai passé trois ans sans avoir la possibilité d’évoluer». Le maigre salaire qu’il recevait n’en valait pas la peine à ses yeux. Il décida donc de quitter cet emploi, «ce qui fut considéré comme un affront et une insubordination».

Ayant plus de 16 ans à l’époque, António trouva rapidement un autre poste en tant qu’employé de bureau, puis comme employé dans le tertiaire. Plus tard, il fut appelé sous les drapeaux, pour un service militaire de près de trois ans. Il mit ces années à profit, en étudiant dans le lycée français Charles Lepierre, à Lisboa. Il a alors pu s’initier à la langue française.

En octobre 1968, il acquit l’entreprise de ses anciens employeurs, avec qui il avait maintenu le contact pendant son service militaire. Il en assura la gérance, mais des problèmes importants surgirent au bout de la première année. Après cet échec, il décida de tenter sa vie ailleurs. «À la mi-octobre 1970, j’arrivais à Paris sans but précis. J’étais déjà marié avec un enfant en bas âge. Au bout de quelques jours à faire du tourisme à Paris, je me suis décidé à trouver un emploi, ce qui pour moi fut relativement facile».

Il commença dans l’industrie, en tant qu’ouvrier. Trois mois plus tard, il changea d’entreprise pour aller s’installer à Corbeil-Essonnes, dans le département de l’Essonne. Il n’était pas satisfait de son poste, et décida de s’inscrire à des cours du soir, proposés par le lycée de la ville. Fort de deux diplômes acquis, António Simões Resende postula à un emploi de formateur pour adultes en réinsertion socioprofessionnelle, et entra en fonction en mai 1977.

«Dans cette fonction, j’ai commencé par donner des cours techniques, ainsi que des cours de mathématiques en relation avec l’enseignement technique», dit António Simões Resende. Cela m’obligeait à moult rédactions de projets». En 1995, il fut nommé formateur référent, ayant à charge l’élaboration de parcours de formation. Pour arriver à ce stade, il a dû suivre diverses formations, notamment au niveau de la rédaction de projets. «Le déclic pour commencer à écrire fut ma fonction de formateur, par les nombreux écrits que j’étais obligé de produire».

Après être restés 48 ans en France, António et sa femme sont retournés au Portugal pour y passer leur retraite. Leur fils, son épouse et leurs deux jumeaux se sont installés définitivement au Portugal en 2012, après avoir été offerts un contrat de travail. «Sans aucune famille autour de nous, les rejoindre au Portugal s’imposait. Néanmoins, il nous a fallu presque 7 ans pour que notre décision de retourner au pays soit définitivement prise».

Parallèlement à l’écriture de «Rencontres et séparations», António Simões Resende a écrit un autre livre, celui-ci en portugais, dont le sujet est proche. «Les luttes d’un poisson nommé Chico», a été édité courant 2022 par la maison d’éditions Cordel d’Prata. Il a également écrit un troisième livre, actuellement en cours d’impression, intitulé «A Andorinha e o pescador».

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LusoJornal