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Champion de Boxe de France en 2016, Rénald Garrido ne lâche rien sur le ring et se prépare à disputer son titre de Champion d’Europe en Allemagne au mois de novembre prochain.

C’est en catégorie poids super-léger, le boxeur de 33 ans doit absolument faire moins de 63k500.

C’est à la Sablines, à Marseille, qu’il s’entraîne régulièrement. Passionné depuis son enfance par la boxe, Rénald Garrido suit les traces de son père, boxeur amateur lui aussi. «Je viens d’une famille de boxeurs, entre mon père et mon oncle boxeurs, j’ai aussi des cousins au Portugal boxeurs, dont un Champion également».

C’est donc depuis son enfance qu’il va baigner dans le milieu des combats, mais c’est que vers l’âge de 25 ans qu’il se lance dans les compétitions.

Mais le sport exige des règles et à ce stade là, Rénald l’a bien compris. Tous les jours, sans exception, il s’entraîne 3 fois par jour. Après s’être levé tôt le matin, il part faire son entraînement soit musculaire, soit course à pied ou encore de la boxe. «Puis en fin d’après-midi et le soir je m’entraîne de nouveau. Je privilégie aussi une alimentation équilibrée car après plusieurs régimes voués à l’échec, je préfère faire manger sainement afin de ne pas dépasser le poids réglementé. Mes journées se ressemblent finalement», explique-t-il au LusoJornal.

Si depuis un an il vit de ses bourses de combats, le sport ne pardonne pas et l’âge commence à se faire sentir. Rénald Garrido s’est donné pour objectif une cinquantaine de combats, «avec une moyenne de 4, 5 par an, j’aimerais bien pouvoir arrêter dans 3 ans et pouvoir ouvrir ma salle d’entraînement».

Mais avant la compétition en Allemagne, il s’envole dans les prochains jours à New York pour affronter l’Américain en 5ème position de sa catégorie, le 28 septembre prochain. «Cela ne va pas être une tâche facile, car il est très bagarreur, contrairement à celui d’Allemagne qui est plus technique et fuit les coups», précise-t-il.

Des profils différents sur le ring certes, mais tous montent sur le ring pour gagner. «En général quand on appelle un boxeur pour un combat, c’est parce qu’on croit qu’il va perdre. Et moi en France on m’appelle rarement, car j’ai un niveau supérieur et du coup je suis souvent à l’étranger».

Un véritable gitan de la boxe comme il se définit lui-même, le lusodescendant dit se transformer quand il met ses gants de combat. «Quand on est en compétition on ne pense qu’à détruire l’autre et à gagner, mais tout se fait dans le respect. Une fois que c’est fini on ne lui souhaite aucun mal et nous devenons des gens gentils», dit-il souriant.

Loin de l’ambiance du football, Rénald apprécie le respect des boxeurs et évoque la sérénité de chacun pour pouvoir contrôler ce genre de compétitions. «On ne peut pas perdre son contrôle sur le ring, autrement tout peut déraper assez vite», reconnaît-il au LusoJornal.

Originaire du côté paternel de Rio Tinto, près de Porto, il avoue y aller rarement.

Même si cela fait plusieurs années qu’il n’a pas été, il espère présenter le pays de ses origines à ses fils. «Je suis Français mais je suis fier de mes origines. Les histoires de mon père et de ma famille quand ils ont fuit le Portugal pour venir travailler en France ainsi que les difficultés qu’ils ont traversé, m’ont fait réfléchir sur qui je suis».

 

 

 

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