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Le parcours de la première édition du Tour de France Femmes avec Zwift, qui se tiendra du 24 au 31 juillet 2022, a été présenté au Palais des Congrès par sa directrice Marion Rousse.

Les huit étapes au programme ont été façonnées avec la volonté de représenter le cyclisme d’hier, d’aujourd’hui et de demain: depuis les Champs-Elysées où sera jugée la première arrivée juste avant que les hommes n’en terminent avec leur Grande Boucle, jusqu’à la Super Planche des Belles Filles, en passant par le Ballon d’Alsace ou encore une étape de «chemins blancs» dans le vignoble champenois.

Après la présentation du Tour de France Femmes avec Zwift, LusoJornal a pu s’entretenir avec la cycliste franco-portugaise Bárbara Fonseca (St-Michel-Auber 93).

Lors de cette saison 2021, Bárbara Fonseca s’est, entre autres résultats, classée 9ème du Prix de la ville de Morteau, 12ème du Général lors du Tour de Belle Isle en Terre – Kreiz Breizh Elites Dames, 12ème de la Classic Féminine Vienne-Nouvelle-Aquitaine, 24ème de la La Picto – Charentaise ou encore 25ème du Championnat de France.

Pour le LusoJornal, la cycliste luso-française a analysé le Tour de France Femmes 2022 et a également fait un bilan de la saison 2021 où l’équipe St-Michel-Auber 93 a remporté la Coupe de France féminine.

 

Qu’est ce que cela représente pour vous, ce Tour de France Féminin?

Ça va faire du bien au cyclisme féminin car ce ne sont pas les courses qui nous manquent, c’est surtout la médiatisation. Et là, de voir ne serait-ce que les moyens qui ont été mis pour la présentation, je pense que tout le monde regarde ça avec des étoiles dans les yeux et on a hâte de voir l’épreuve, de voir le Tour de France Féminin.

 

Que peut-on dire de ce parcours?

Le tracé est assez ouvert, il y a des étapes pour les sprinteuses, des étapes pour les baroudeuses, il y a des étapes où ça grimpe, sans que ce soit de la très haute montagne ou de l’enchaînement de grands cols, mais les grimpeuses pourront quand même s’exprimer et pour finir il n’y a pas de contre-la-montre, donc ça a pu décevoir certaines. Ça va être intéressant pour les victoires d’étapes. Quant à la victoire finale, chez les filles il n’y a pas beaucoup de surprises car il y a dix filles qui sont capables de remporter un Grand Tour. Sur la victoire finale, il ne devrait pas y avoir de surprises.

 

Vous vous attendiez à ce parcours?

Globalement oui, pour un premier Tour de France on ne peut pas faire quatre grosses étapes de montagne sur huit jours de course, ça ne serait pas cohérent. Là ils ont fait quelque chose de cohérent, sachant que les étapes de plaine, moi je suis de Bourgogne, donc je connais bien autour de Reims, Troyes, Provins, c’est de la plaine sans être vraiment plat. Ce sont mes routes d’entraînement. Il y a de quoi s’exprimer et il suffit d’un peu de vent pour perturber le peloton, mais ce sont les filles qui font la course, donc on verra.

 

Une étape avec 175km… Qu’en pensez-vous?

Je pense que ça va être long. Mais il y a des filles qui réclament des étapes plus longues, donc là ça va être le cas, donc pourquoi pas. Après, ce n’est pas non plus le même entraînement et il faudra s’y préparer, mais là on le sait longtemps à l’avance, donc ça va.

 

Le classement général se jouera sur les deux dernières étapes?

Oui. Je pense même que tout sera jouable jusqu’à la dernière montée. La Super Planche des Belles Filles est très difficile et si les écarts sont faibles, tout sera jouable dans cette dernière montée.

 

Ce parcours fait peur?

Non, mais le cumul oui, car huit jours de course, on n’a pas l’habitude. Chez les filles, quand on enchaîne trois jours de course, c’est déjà pas mal. Cette année on devait avoir le Tour d’Occitanie sur sept jours, mais il n’a pas eu lieu. Et pour ce genre de courses, il faut une préparation spécifique. Ce n’est pas la même préparation que sur les courses d’un jour ou de deux-trois jours. Il va falloir le préparer.

 

Une étape vous plaît plus que les autres?

Celle autour de Reims, mais on verra bien. Il faudra déjà être au départ.

 

C’est un rêve d’être au départ?

Oui, évidemment. C’est un rêve d’enfant. Quand j’étais petite, je disais que je voulais être cycliste professionnelle et on me disait que ça n’existait pas. Mais aujourd’hui j’ai la chance, avec la montée de l’équipe en ‘Continentale’ et le Tour de France Féminin, de pouvoir réaliser ce rêve. Ce n’est que du positif, même pour les petites filles qui vont regarder cette épreuve à la télévision. Comme ça, elles voudront peut-être devenir les cyclistes de demain.

 

On peut dire que le cyclisme féminin évolue?

Très clairement oui. Quand j’ai arrêté pendant huit ans le cyclisme, on ne pouvait pas prétendre à gagner un seul euro. Aujourd’hui, ça s’est beaucoup structuré, ça met du temps, mais ça va très vite également, surtout quand on voit le nombre d’années qu’on avait de retard par rapport aux garçons. L’écart se réduit, mais il y a encore du travail. Il faut souligner le positif avec un Paris-Roubaix et un Tour de France Féminin.

 

Paris-Roubaix est un objectif pour 2022?

Oui, mais cela va dépendre si on est invité ou pas maintenant qu’on a le statut ‘Continental’. Les ‘World Tour’ vont y participer, mais nous, on devra attendre une invitation. J’aimerai bien y participer, j’aime bien les ‘Classiques’, les pavés, les chemins…

 

Quel bilan peut-on faire de cette saison?

Positif. On a pu courir avec régularité surtout depuis le mois de mai. A cause du Covid-19, notre saison a réellement débuté en mai. Notre objectif était de remporter la Coupe de France. On a remporté les cinq manches en équipes et trois manches en individuel. Grosse saison avec l’équipe et cette victoire en Coupe de France. Et évidemment on pense déjà à l’année prochaine et à l’équipe qui sera en ‘Continentale’. C’est une bonne chose pour nous, les athlètes.

 

Cette montée change quelque chose?

On va avoir beaucoup plus de courses. Quand on n’est pas ‘Continentale’, on n’est pas prioritaire sur les courses UCI, les seules qui pouvaient se dérouler à un moment de la saison en 2021. Notre calendrier va être bien rempli et on va essayer d’être présent sur les courses comme le Tour de France ou Paris-Roubaix. Au moins maintenant on peut y prétendre. Ça change pas mal la donne. C’est un cap pour l’équipe. L’équipe féminine marche bien, on l’a prouvé, et maintenant on a envie de montrer notre capacité à l’échelon au-dessus.

 

Quels sont les objectifs pour 2022?

On va voir comment les courses vont se dérouler. C’est un niveau différent, un plus haut niveau, et c’est ce que j’aime bien. Je me sens plus à l’aise à ce niveau, mais on verra. Mais ce qui est sûr, c’est que j’ai 30 ans passés, je n’ai plus beaucoup d’années dans le cyclisme, donc je veux prendre du plaisir, profiter, tout en travaillant correctement.

 

Les huit étapes du Tour de France Femmes avec Zwift

Etape 1: le dimanche 24 juillet, Paris Tour Eiffel > Champs-Elysées, 82 km

Etape 2: le lundi 25 juillet, Meaux > Provins, 135 km

Etape 3: le mardi 26 juillet, Reims > Épernay, 133 km

Etape 4: le mercredi 27 juillet, Troyes > Bar-Sur-Aube, 126 km

Etape 5: le jeudi 28 juillet Bar-le-Duc > Saint-Dié-des-Vosges, 175 km

Etape 6: le vendredi 29 juillet, Saint-Dié-des-Vosges > Rosheim, 128 km

Etape 7: le samedi 30 juillet, Sélestat > Le Markstein, 127 km

Etape 8: le dimanche 31 juillet, Lure > La Super Planche des Belles Filles, 123 km

 

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