Uma senha ser-lhe-á enviada por correio electrónico.

Cette saison, le LusoJornal continue de suivre les lusophones qui évoluent sur les pelouses de D1 Féminine. Et il a eu l’occasion samedi de s’entretenir avec la capitaine brésilienne du FC Metz, Simone Gomes Jatobá (au centre sur la photo), après que son équipe se soit inclinée avec les honneurs face au FC Fleury 91 (1-2).

Tout d’abord, votre sentiment après cette défaite face à Fleury ?

Pour nous, c’est un peu frustrant. On savait qu’on avait la capacité de gagner, on avait bien démarré en menant d’entrée. Mais on a laissé le succès nous échapper. Je pense qu’on arrive à un point où l’on ne peut plus laisser cela arriver. Donc c’est un sentiment aussi un peu triste car on aurait pu faire mieux.

Qu’a-t-il manqué aujourd’hui justement pour aller chercher plus ?

On a fait beaucoup d’erreurs techniques, dans les passes. Ça nous a empêché d’avancer sur le terrain. On va devoir corriger ces détails, que ce soit le bloc, le fait de prendre le temps avant de faire une passe. Ça nous permettrait de simplifier notre jeu, d’être plus rapides. Il faut aussi rester unies et continuer de se battre ensemble. Il y a eu des moments aujourd’hui où l’on était un peu loin les unes des autres. Je pense que ça a fait la différence.

Après un match et une prestation comme celle-ci, il y a du positif à retenir aujourd’hui ?

Oui je pense. Même menées, on a eu la force en seconde période pour tenter d’aller chercher l’égalisation. Et il y a eu beaucoup de matchs avant où l’on ne l’a pas eu. On était menées et, ce n’était pas qu’on acceptait le résultat, mais on n’avait pas cette force de réaction comme aujourd’hui. Là on a poussé surtout dans le dernier quart d’heure sans avoir la chance de marquer. C’est une force que l’on a de plus en plus.

Quel bilan tirez-vous pour l’instant de la saison du FC Metz en D1 Féminine ?

On a eu beaucoup de manques et on a fait beaucoup d’erreurs en première partie de saison. On n’était pas aussi confiantes lors de cette première partie de championnat. Maintenant, on gagne en confiance et on réduit les erreurs. On a certes laissé passer une chance aujourd’hui de revenir mais on doit continuer de travailler et de corriger les erreurs pour aller chercher de bons résultats.

La différence entre le début de saison et maintenant semble surtout être mental…

Le mental et je pense aussi qu’on est un peu plus fortes au niveau physique et tactique. Après bien sûr on est loin d’être parfaites, c’est pour cela qu’on a pris des buts et qu’on n’a pas obtenu tous les résultats qu’on souhaitait. Mais à travers cette force qu’on gagne à chaque rencontre, il va arriver de bonnes choses.

Personnellement, quel bilan tirez-vous de votre saison jusqu’à présent ?

La première partie de championnat n’a pas été bonne à titre personnel. Il a manqué aussi beaucoup de choses à l’équipe. C’est pour cela qu’on a perdu beaucoup de matchs. Mais on commence à remonter et on doit continuer dans ce sens. Ce n’est pas parce qu’on perd un ou deux matchs qu’on doit baisser la tête. On doit continuer avec cette force que l’on sait qu’on a et qui est un peu cachée. On doit utiliser cette force et la mettre sur le terrain.

Désormais à neuf rencontres de la fin de la D1 Féminine, quels sont les objectifs du FC Metz ?

Mes objectifs sont les mêmes que ceux du club. On veut se maintenir en première division et on va lutter pour jusqu’au bout pour que cela arrive. On va travailler chaque jour, chaque semaine pour aller chercher des bons résultats à chaque match. S’il y a besoin d’un match nul, on ira le chercher. S’il y a besoin d’une victoire, on ira la chercher. On ne va pas baisser les bras. Il nous manque un peu de chance sur certaines choses mais on va y arriver.

C’est important pour un effectif jeune comme celui du FC Metz d’avoir une joueuse qui a l’expérience de la D1 Féminine comme vous ?

Toute équipe doit avoir des joueuses plus âgées. Elles sont déjà passées par des choses que les plus jeunes n’ont pas vécu, elles ont aussi vu des choses que les plus jeunes n’ont pas vu. Cela va permettre aux plus expérimentées de les guider et tenter de leur montrer le chemin, les aider sur certaines choses. Car c’est difficile quand on n’a jamais vécu quelque chose. Mais quand quelqu’un l’a déjà vécu, elle peut nous aider par rapport à cela. Donc c’est important d’avoir des joueuses jeunes mais aussi d’expérience, d’avoir cet équilibre pour aider.

Pour évoquer la sélection brésilienne féminine, est-ce que vous y pensez encore ?

Non, je n’espère plus la sélection. J’ai déjà beaucoup fait pour elle. Que ce soit les convocations que j’ai eu pour les compétitions, les Jeux Olympiques… Aujourd’hui, je suis très heureuse de ce que j’ai fait avec cette sélection mais je n’ai pas l’espoir d’y revenir. Bien sûr que si je suis convoquée, je serais très heureuse. Mais aujourd’hui, ma vision se concentre sur mon club, le projet de maintien de ce dernier. Et tout ce qui vient de positif pour moi, je l’accepterai bien entendu.

Pour finir, vous espérer un beau parcours du Brésil lors du Mondial en France en 2019 ?

On espère toujours que les choses se passent de la meilleure des manières. Je n’y suis pas mais je continue de suivre mes coéquipières, de les soutenir en espérant que le Brésil arrive dans les premiers, à chaque fois plus haut.

Gostou deste artigo? Vote, participe!
Votação do Leitor 2 Votos
9.7
X