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Arrivée du côté du Dijon FCO cette saison après deux années compliquées à Bordeaux, Ana Caroline Martins Rodrigues était titulaire pour son premier match sous ses nouvelles couleurs face au Paris FC, soldé par un revers (1-3).

LusoJornal a pu s’entretenir avec elle après cette rencontre, en évoquant ce changement de club, ses objectifs et la sélection brésilienne.

 

Tout d’abord, votre réaction après cette défaite face au PFC?

Ce fut un match très difficile. On a bien joué et dominé durant 30 minutes mais malheureusement dans le football, quand vous ne marquez pas, vous êtes punis. Et on finit par prendre trois buts en première période.

 

Comme vous l’avez souligné, Dijon a dominé la première demi-heure jusqu’à la pause fraîcheur. Et derrière, votre équipe n’a réussi à continuer sur le même rythme…

Oui, on s’est endormi sur le dernier quart d’heure de la première période. Paris est une bonne équipe qui a su profiter de ce moment. Dans la seconde période, on a su mieux revenir, en allant jusqu’à gagner sur la seconde période. Mais le match fut compliqué. On va apprendre de ce match en vue du prochain.

 

Comment expliquez-vous ces 15 minutes où Dijon s’est éteint?

On ne va pas se chercher d’excuses. Mais nous ne sommes pas habituées à jouer sous cette chaleur. Après la pause, on n’a pas su rester concentrées mentalement sur le match. Je pense que ça a été un problème de mental.

 

C’est votre premier match sous les couleurs de Dijon après être arrivée de Bordeaux cet été. Comment s’est passé cette intégration?

Je m’adapte bien au groupe. Il faut encore que je m’adapte un peu à mes coéquipières et à l’équipe dans le jeu. Ça va durer encore un peu. Mais je suis déjà bien intégrée au sein de l’équipe et je suis très heureuse d’être à Dijon.

 

Vous avez décidé de rester en France en venant à Dijon. Pourquoi ce choix?

Ma première intention n’était pas de rester en France. Mais j’ai eu une très bonne discussion avec Yannick [ndlr: Yannick Chandioux, coach du Dijon FCO]. Il m’a convaincue de venir. En plus, j’ai eu deux ans à Bordeaux où je n’ai pas pu montrer grand-chose à cause d’une blessure au genou la première année. Et sur la seconde année, je n’ai pas eu beaucoup d’opportunités de jouer. C’est la principale raison de ce changement. J’ai besoin de temps de jeu, de montrer pourquoi je suis venue dans le football féminin français.

 

Avez-vous des regrets par rapport à votre expérience à Bordeaux?

Non, je n’ai pas de regrets. J’ai eu quelque chose qui arrive et que l’on ne peut éviter, qui est une sérieuse blessure. Et derrière, même si je ne jouais pas beaucoup, j’essayais de trouver mon rôle dans l’équipe. Même sans jouer, même si j’aurais aimée jouer, j’ai toujours été là pour mes coéquipières. Je suis partie de là-bas en bons termes. Ce fut une décision personnelle pour aller chercher plus de temps de jeu et montrer mon football. Car si l’on reste sur le banc, on ne peut pas le montrer. J’ai préféré venir à Dijon. J’ai été bien accueillie et sur ce premier match, j’ai déjà vu la différence. J’ai joué 80 minutes. Maintenant, il faut continuer à avancer.

 

Ce ne fut pas compliqué au niveau de la langue, par exemple pour l’intégration? Car à Bordeaux, vous aviez Kathellen Sousa avec vous…

Oui (rires). Maintenant, je dois réellement utiliser mon français. Car à Bordeaux, avec Erin (Nayler) et Kathellen, c’était tout le temps portugais et anglais. Maintenant, je ne parle plus beaucoup portugais ici. Mais mon français est bon car je progresse vu que je dois le parler. C’est une bonne chose. Je comprends déjà pas mal de choses après trois années en France. Ça va encore s’améliorer au fil du temps.

 

Pour revenir au sportif, quels sont vos objectifs personnels ici à Dijon?

Mes objectifs sont d’aider l’équipe en marquant des buts. Je suis l’attaquante de l’équipe, donc c’est ce qu’ils attendent de moi. Marquer des buts dans la saison, être bien positionnée dans la surface et aider l’équipe à atteindre les objectifs collectifs, qui sont de continuer en première division et avoir un meilleur classement que l’an dernier. Au moins la septième place, ce serait bien.

 

Votre prochain match face à Bordeaux s’annonce difficile, avec en prime cette trêve internationale avant qui vient couper un peu le rythme. Comment allez-vous vous préparer durant ces quinze jours?

C’est difficile de commencer le Championnat comme cela. Ces cinq premiers matchs de Championnat vont être compliqués pour nous. Mais on a fait une bonne préparation et on savait déjà dans nos têtes que le début serait difficile. C’est une bonne chose que nous soyons déjà préparées mentalement à cela. Sur le prochain week-end, vu qu’il n’y a pas de match, on va pouvoir retourner tranquillement à Dijon, reposer la tête et regarder les vidéos et le match pour travailler sur les points nécessaires afin d’être prêtes à affronter Bordeaux à la maison.

 

Vous allez à cette occasion retrouver votre ancien club…

Oui, nous prenons déjà mon ancien club dès le second match. C’est bien pour revoir mes amies mais seulement après le match. Maintenant, malheureusement, elles sont mes rivales.

 

Pour finir, une question sur la Sélection brésilienne. À Bordeaux, Kathellen Sousa avait fini par être appelée avec la Seleção A, allant jusqu’à jouer la Coupe du monde en France. De votre côté, vous aviez dû faire face aux blessures. Désormais, est-ce un objectif à court terme?

Oui, bien sûr, c’est un objectif à court terme. C’est l’une des raisons de mon changement de club, pour avoir du temps de jeu. Et si j’arrive à marquer des buts, ce qui est primordial, réussir à me montrer cette saison, maintenant que nous avons une nouvelle Sélectionneuse, je suis certaine qu’elle donnera de nouvelles opportunités. Je suis sûr qu’elle va regarder les matchs, le Championnat français étant un Championnat qu’ils surveillent selon moi. Je l’espère en tout cas. Il y a les Jeux Olympiques qui arrivent l’an prochain. Alors pourquoi ne pas y penser? Tout est possible. Cela ne dépend que de moi. Je dois faire mon travail sur le terrain pour que, si une opportunité surgit, être la plus prête possible.

 

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