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Dans une rencontre au sommet en huitième de finale, les Brésiliennes ont longtemps cru pouvoir faire tomber le pays hôte avant de finalement céder au bout du suspense (1-2 a.p).

Certains observateurs s’attendaient à un match à sens unique entre la France et le Brésil au Havre. Dans un stade Océane plein à craquer, les joueuses de Vadão ont fait mentir les critiques, mettant à mal des Françaises bien maladroites dans le jeu. Incapables de tenir le ballon avec beaucoup d’erreurs dans les passes, les Bleues ont laissé la Seleção mener la danse, à tel point qu’elle n’avait toujours pas cadré une frappe à la pause.

Si Gauvin s’est vue refusé un but sur une action dure à juger (27 min), elle n’a pas tremblé au moment de reprendre un centre tendu de Diani dès la reprise de la seconde période (1-0, 52 min). Un but qui aurait pu assommer les coéquipières de Marta. Mais bien décidées à ne pas quitter la compétition de cette manière, ces dernières réagissent en égalisant sur une frappe de Thaisa suite à un centre mal repoussé par Renard (1-1, 63 min).

Dos-à-dos à la fin des 90 minutes, les deux équipes continuent de se tenir en prolongation. Une rencontre qui bascule finalement en quelques minutes. Juste avant la mi-temps de la prolongation, M’Bock réalise un énorme sauvetage sur un tir de Debinha qui venait de battre Bouhaddi (105+3 min). Et dès la reprise, sur un coup franc d’Amel Majri, c’est la capitaine française Henry qui se jette au point de penalty pour marquer le but de la victoire (2-1, 107 min).

Une fin de match cruelle pour le Brésil, qui sort du tournoi par la grande porte comme l’a souligné Tamires après la rencontre: «Le Brésil tombe aujourd’hui. Mais le Brésil tombe debout. On savait que la France était meilleure sur le terrain. L’idée était de les bloquer et les empêcher de ressortir tranquillement. Elles n’ont pas eu la liberté qu’elles souhaitaient. Il nous a manqué le réalisme devant la cage mais c’était un match équilibré. On a respecté la tactique de jeu et ça a bien fonctionné. Mais le match s’est décidé sur un coup de pied arrêté».

Même sentiment de déception et de fierté pour la portière brésilienne Barbara: «C’est un moment très triste, le rêve s’est de nouveau terminé ce soir. Le résultat aurait pu être différent. On a joué les yeux dans les yeux et on méritait la victoire je pense. Il nous a manqué beaucoup de choses: les jambes, la tête, le niveau sur le terrain… Nous faisons des erreurs bêtes comme sur le deuxième but. Mais pourquoi c’est arrivé? Je ne sais pas, c’est compliqué de parler à chaud comme ça. En tout cas, nous avons lutté jusqu’au bout».

La joueuse est d’ailleurs restée floue sur son avenir: «Je ne prétends pas être à la prochaine Coupe du monde, vous savez, je ne sais déjà pas ce que je vais manger demain. J’aimerais disputer les Jeux Olympiques, peut-être terminer ma carrière là-bas. Il faut qu’on se prépare pour ce nouvel objectif, pour aller chercher la médaille d’Or».

Andressa Alves, restée sur le banc après s’être blessée en phase de poule, à tenu de son côté à rappeler la belle prestation brésilienne: «Je suis très fière de l’équipe aujourd’hui. Certains ont pu critiquer mais ils ont pu voir que les joueuses se battent jusqu’au bout. Cristiane a même terminé le match en se blessant. Sans ce coup de pied arrêté, on aurait pu aller aux tirs au but et avoir une issue heureuse. Mais ce n’est pas arrivé».

Mais la réaction la plus intense de la soirée est venue de la capitaine du Brésil, Marta. Alors qu’elle disputait sans doute son dernier match dans un Mondial, l’attaquante a tenu à laisser un message à la future génération à la sortie du terrain: «On doit valoriser plus notre équipe. On demande beaucoup de soutien mais on doit se donner plus. J’aurais aimé sourire et pleurer de joie ce soir. Mais il faut retenir le plus important. On doit pleurer au début pour sourire à la fin. On doit en vouloir plus, s’entraîner plus, faire plus attention à nous, être prêtes à jouer 90 minutes ou plus. C’est ce que je demande aux jeunes aujourd’hui. Vous n’aurez pas éternellement une Formiga, une Marta ou une Cristiane! Le football féminin dépend de vous pour survivre! Pensez à cela. Pleurez au début pour sourire à la fin!»

Un message sur lequel Marta a de nouveau appuyé en zone mixte: «Quand on voit Formiga à 41 ans, on se dit c’est un miracle. Mais elle prend soin d’elle, elle se donne. Pour la sortir d’un terrain d’entraînement, il faut être deux ou trois pour lui faire entendre raison. Elle s’entraîne avec acharnement, elle se donne jusqu’au bout. Mais elle n’est pas éternelle. Il faut que les jeunes s’inspirent de ça pour prendre le relais.

Si la France est aujourd’hui à ce niveau c’est parce qu’elles jouent ensemble depuis longtemps. Mais le Brésil a mis tout son courage dans ce Mondial, on a lutté jusqu’au bout. Le bilan de la Coupe du monde est plutôt positif, pas seulement la mienne et mon record, mais toute la sélection».

 

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