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Attaquante du Stade de Reims depuis trois saisons et meilleure buteuse de D2 l’an passé, Mélissa Gomes (au centre) continue d’enchaîner les rencontres avec son équipe cette année. LusoJornal a pu s’entretenir avec elle en marge de la rencontre de Coupe de France féminine entre Saint-Denis et Reims (4-1).

 

Pour commencer, votre sentiment après cette victoire et cette qualification en huitième de finale?

C’est toujours positif de gagner un match. Même si c’était un terrain compliqué, on a su marquer et dominer dans l’ensemble. Pour ma part, j’ai pu prendre du temps comme d’autres joueuses du groupe. Ça fait du bien de faire tourner et ça nous met en confiance.

 

Votre coach nous confiait que l’équipe aurait pu marquer plus mais aussi subir plus. Est-ce qu’au final ce n’est pas le meilleur résultat vu les conditions de jeu, notamment l’état du terrain?

Effectivement, l’essentiel est là. On est qualifié pour les huitièmes. C’est toujours bon à prendre car on aurait pu tomber contre une D1. On a eu un bon tirage et on a su gagner, tant mieux pour nous. C’est le principal.

 

La Coupe reste un objectif cette année ou le Championnat prime?

Oui, c’est un objectif. Ce sont toujours des matchs à prendre. Forcément, quand on est éliminé, on reste sans rien faire ou avec des rencontres amicales mais il n’y a pas d’enjeu. C’est une autre compétition que le Championnat mais on fait en sorte d’être dans le même état d’esprit, de gagner et d’aller le plus loin possible.

 

Vous étiez titulaire aujourd’hui et vous avez pour la première fois cette saison disputé l’entièreté du match. Qu’est-ce que cela vous fait?

Ça me met en confiance, ça fait du bien de cavaler un peu. Je reprends du rythme pour pourquoi pas apporter encore plus à l’équipe en Championnat.

 

Ce doublé inscrit c’est un peu la cerise sur le gâteau avec cette qualification?

Oui, après ça reste le travail de l’équipe. Le penalty, c’est Naomie Feller qui le provoque. On me met un beau centre sur le premier. Donc oui, ça fait toujours plaisir de marquer. Mais on savoure la victoire avant tout.

 

Sur cette première partie de saison, quel bilan tirez-vous à titre personnel?

C’est une première partie compliquée si on compare par rapport à l’année dernière. Je pense qu’il faut encore que je progresse. Au niveau de l’équipe, on sait que le premier objectif reste le maintien forcément. On travaille bien aux entraînements, on n’est pas si mal au classement. On pourrait être mieux mais ça pourrait aussi être pire. Il faut qu’on continue sur cette lancée et qu’on gagne les matchs importants là où on n’a pas su assez le faire sur la phase aller. Personnellement, je vais continuer de travailler et on verra si le travail payera.

 

Ce n’est pas la première fois que vous vivez une montée en D1 avec un club, avec à chaque fois cet écart de niveau à encaisser qui n’est pas évident. Comment vous expliquez à chaque fois cette difficulté à vous imposer en D1?

Question compliquée (sourire). Ça va beaucoup plus vite, la D2 et la D1 n’ont rien à voir. Le niveau se rapproche de plus en plus mais il y a toujours un écart. Après, on a un autre plan de jeu aussi qui fait que je joue à un autre poste par rapport à l’an passé. Mais j’essaie d’apporter ce qu’il faut pour l’équipe.

 

Sur ce nouveau poste justement, avec ce repositionnement derrière l’attaquante, comment en êtes-vous arrivé là et comment l’avez-vous vécu?

Ça a été compliqué au départ. J’ai dû m’adapter. Quand tu joues à un autre poste, il y a d’autres choses à prendre en compte. Déjà défensivement et physiquement, ça n’a rien à voir. Il faut encore que je travaille là-dessus. Mais je vais jouer où je pourrais jouer. Je prendrais tout ce qu’il y a à prendre en faisant de mon mieux.

 

Quels sont vos objectifs sur cette seconde partie de saison?

Continuer de gagner du temps de jeu, prouver que je peux avoir ma place, que je peux apporter à l’équipe. Forcément, je pense à la Sélection aussi. C’est une année importante donc j’espère continuer à être sélectionnée. Je vais tout faire pour en tout cas et comme j’ai dit, je vais continuer à travailler en club et rester focalisée sur mes objectifs.

 

En 2019, vous avez pu en effet retrouver le Portugal cinq ans après votre dernier match avec la Sélection. Comment avez-vous appris cette nouvelle et quel a été votre sentiment?

En D2, on gagnait pas mal de rencontres, j’avais beaucoup de temps de jeu, j’étais à un autre poste beaucoup plus offensif. On avait des bons résultats, l’équipe jouait bien. Cette sélection, c’est aussi grâce aux coachs qui ont envoyé des vidéos, qui n’ont pas arrêté. Derrière, le Sélectionneur m’a contacté pour faire un stage d’observation de trois jours en février dernier. Ça fait toujours plaisir et je suis fière d’y être retournée cinq ans après. J’ai su garder ma place entre guillemets, j’ai su prouver que je pouvais y être. Depuis, je ne l’ai pas quitté. J’espère que ça continuera et je ferais tout pour y rester. Car le plus dur, c’est d’y rester.

 

Vous allez en plus avoir une concurrence de plus en plus forte à votre poste avec les jeunes qui arrivent…

Oui bien sûr. Il y aura de plus en plus de personnes qui toqueront à la porte. Mais je vais tout faire pour travailler, pour progresser et évoluer pour garder ma place là-bas.

 

Le Portugal dispute actuellement les qualifications pour l’Euro 2021. Qu’est-ce que cela fait de jouer ces rencontres avec potentiellement l’idée derrière de jouer un Euro avec la Sélection?

Aller à l’Euro reste notre objectif avec la Sélection. Moi personnellement en équipe A, je n’y suis pas encore allée. Elles oui en 2017. Forcément, on a envie de reproduire cela et gagner les matchs qu’il faut pour se qualifier.

 

Avez-vous mal vécu justement d’avoir fait partie de la génération d’avant, de ne plus avoir été là quand la Seleção a réussi à aller à cet Euro et de revenir ensuite? N’y-a-t-il pas un peu de regrets de ne pas l’avoir vécu?

Oui forcément, c’est décevant à titre personnel. Mais je suis contente qu’elles se soient qualifiées et qu’elles aient vécu cela. Après, en U19, je suis arrivée en demi-finale de l’Euro. C’était le premier aussi auquel on participait. Donc, c’est la vie. J’ai travaillé pour revenir. J’y suis pour l’instant et j’espère encore y être pour un moment.

 

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