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Francisco Ramos: boulanger-pâtissier portugais et bâtisseur de Cathédrales

LusoJornal / Manuel André LusoJornal / Manuel André LusoJornal / Manuel André Véronique Ramos Véronique Ramos Véronique Ramos Véronique Ramos

Mondialement célèbre, la Cathédrale Sainte Cécile d’Albi est la plus grande cathédrale de brique au Monde avec la plus grande surface peinte en Europe, premier site touristique visité dans la Cité épiscopale classée par l’Unesco, elle attire plus de 800.000 visiteurs chaque année.

Le boulanger-pâtissier portugais Francisco Ramos est devenu célèbre, grâce à sa réplique en nougatine de la cathédrale albigeoise.

«J’ai été surpris par l’impact que ce gâteau a eu, pas seulement dans la presse régionale, mais aussi par toutes les photos publiées dans les réseaux sociaux. Une bonne publicité, certes, mais surtout la reconnaissance de mon travail et celui de mon épouse Véronique» dit Francisco Ramos. «Quand une cliente a poussé la porte de notre établissement nous demandant de réaliser une pièce montée représentant la cathédrale – après avoir essuyé les refus de quatre autres commerçants – j’ai hésité, mais comme j’aime les défis, je me suis mis au travail avec l’aide de Véronique».

Quatre kilos de nougatine, une centaine de choux de noix de coco, une quinzaine de roses en pâte d’amende, un jour et demi de main d’œuvre et la cathédrale a été bâtie avec quarante centimètres de long et autant de large, une copie conforme de l’original, livrée sur un plateau d’un mètre de diamètre à Francine, la cliente qui, pour ses trente ans de mariage, voulait faire connaître un peu de la ville d’Albi à sa famille dispersée dans toute la France.

Francisco Ramos, est arrivé dans la ville corrézienne de Brive-la-Gaillarde encore très jeune et a fait toute sa scolarité en France.

Au départ il voulait être électricien, mais les aléas de la vie ont fait de lui un artisan boulanger-pâtissier. Il travaille dans la même boutique depuis 33 ans – près du centre historique de la Préfecture tarnaise – et a repris l’affaire à son compte depuis 23 ans.

Passionné par son travail, il est l’un des plus anciens artisans encore en activité dans la ville.

Des pièces montées il en a fait, encore plus grandes que le monument tarnais, des maillots de football, des Minions, en passant par des gondoles vénitiennes, jusqu’au casque de Dark Vador, l’un des personnages de la saga «Stars Wars». Véronique, assure les plans et les décors de ses gâteaux diversifiés qui sortent de l’ordinaire.

Le couple de boulangers a déjà été tenté de partir travailler au Portugal, car malgré un demi-siècle de vie française, Francisco a la culture portugaise dans la peau.

«Ma profession d’artisan, ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour prendre de vacances. Mes enfants me reprochent bien assez de ne pas leur avoir appris à parler le portugais, mais mon épouse étant toulousaine, ce n’était pas évident. J’ai essayé de les emmener au pays le plus souvent possible, afin de leur faire découvrir la région où je suis né, et aussi pour qu’ils gardent le contact avec les familiers qui sont restés».

Ce sont des lusodescendants qui ont conservé naturellement les origines paternelles. «Dès qu’ils peuvent ils vont au Portugal. D’ailleurs, s’il y a un match de football international, ils vont être pour la Seleção. Malgré le fait que je n’ai pas pu aller aussi souvent que je le souhaitais au village, je n’ai jamais perdu le contact avec ma famille et dès que je peux, je regarde les actualités portugaises à la télévision».

Depuis cinq ans – tous les deux ans – le couple Ramos, s’accorde une dizaine de jours de vacances au Portugal avec des amis, histoire de ne pas perdre les liens avec les racines.

Entretemps, Francisco Ramos, s’est déjà promis de consacrer plus de temps à son petit-fils, pour lui apprendre sa langue maternelle et lui parler du pays, chose qu’il n’a pas fait pour ses enfants, accaparé qu’il était par son métier.

 

 

 

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