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La Capverdienne Elida Almeida revient avec un nouvel album, «Gerasonobu», dans lequel elle confirme son statut de chef de file de la nouvelle génération de musiciens au Cap-Vert. Elle sera en concert le 12 février 2021, à la Maroquinerie, à Paris.

À 27 ans, Elida Almeida se dresse déjà, avec son sourire de miel et son énergie solaire, aussi juvénile que mâture, comme l’égérie de la nouvelle génération musicale du Cap-Vert. Ce statut, elle le déploie tel un étendard et l’inscrit au fronton de son nouveau disque, intitulé Gerasonobu («Nouvelle génération» en créole cap-verdien).

Car, avec d’autres comparses musiciens, la jeune femme, aux racines implantées sur l’île de Santiago, «contribue à exploser les codes de la musique du Cap-Vert: cette tradition qu’illumine la figure tutélaire de Cesária Évora, jalousement surveillée par de soi-disant ‘experts’, qui grognent dès que l’on effectue un pas (de danse) hors de l’orthodoxie» peut-on lire dans la note de presse de présentation de l’album.

«Même les créations de Cesária se distinguent des morceaux ‘traditionnels’. La musique de mon archipel de marins, ouvert à tous vents, perméable à toutes les influences, tous les métissages, se définit justement par son évolution permanente…» s’insurge Elida Almeida.

Ainsi, à l’inverse de son dernier disque, qui emprunte son nom, «Kebrada», à son village natal, et s’ancre sur le petit bout de terre sans électricité qui l’a vue grandir, elle parcourt aujourd’hui le monde, toutes antennes dehors pour nourrir ses pistes nouvellement tracées. Dans ses bagages? Les chansons capverdiennes qui berçaient ses premières années, à la radio.

Les titres vagabonds de «Gerasonobu», furent ainsi composés aux quatre coins de la planète, lors de tournées, dans le rêve semi-éveillé d’un voyage en avion, à Lisboa où elle réside, ou encore à Abidjan… «A chaque fois, mes créations, au cœur capverdien, se sont imprégnés des vibrations, des musiques des territoires dans lesquelles je les ai écrites», sourit-elle.

Par ailleurs, pour conférer à ses chansons une texture davantage «urbaine», Elida Almeida s’est entourée de son fidèle complice, le muti-instrumentiste et producteur capverdien Hernani Almeida, mais aussi du DJ, producteur et musicien, héros de la nouvelle garde du Kenya, Blinky Bill.

«En 2015, le premier tube de la chanteuse s’intitulait «Nta Konsigui», «Je réussirai». Cinq ans après, Elida Almeida peut affirmer avoir réalisé sa prophétie, et un bon bout de chemin, en apportant sa pierre à l’édifice de la musique capverdienne. Surtout, elle garde encore vive, dans son cœur et dans son art, l’essence de la petite fille qu’elle fut, dansant et chantant dans son village, avec un amour fou pour la musique et le pouls de sa terre» écrit Anne-Laure Lemancel citée par le service de presse de la chanteuse. «Comme une métaphore de son archipel, une incarnation du temps présent, un emblème de sa génération».

 

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