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A peine sortie de la crise de la Covid-19, les patrons d’entreprise doivent faire face à un autre problème, qui n’est pas des moindres. En effet, depuis janvier 2022, le prix du carburant est monté en flèche et plusieurs secteurs sont touchés.

 

La hausse du prix du carburant se fait grandement ressentir, notamment chez les plus petites entreprises comme chez les plus grandes multinationales et son coût est extrêmement élevé. «C’est 380.000 euros par mois que l’on doit dépenser en plus» a déclaré au LusoJornal le Président de MRTI Transport, Mário Martins.

MRTI Transport est une entreprise familiale très prospère qui a vu le jour il y’a 37 ans. Mário Martins a fait ses débuts avec un seul camion, mais, avec l’aide de sa femme qui est comptable, ils ont pu bâtir un empire dans le domaine du transport. Et aujourd’hui ses fils, ainsi que ses neveux collaborent avec lui.

MRTI assure le transport en France mais aussi à l’international, notamment entre la France, le Portugal et l’Espagne. Son chiffre d’affaires a atteint les presque 17 millions d’euros en 2020.

Même si les transporteurs sont au premier rang de cette flambée de prix du combustible, d’autres industries subissent également le même sort ou presque. «Nous devons facturer 12 à 17% de plus à nos clients» a ajouté le patron de MRTI.

Cette augmentation se fait ressentir sur divers produits du quotidien, dans plusieurs rayons de magasins ou bien encore dans la restauration. «Tous les prix des produits ont augmenté de 2 à 3% minimum» assume la responsable Flora Rodrigues, du Comptoir Saudade, situé 27 bis rue de la Jonquière, à Paris 17.

L’impact de cette hausse reste moindre chez quelques commerçants. «Nous travaillons essentiellement avec des fournisseurs portugais déjà installés en France, le transport nous revient donc moins cher», a déclaré la responsable du supermarché Hipertugal situé 18 bis rue des Acqueducs, à Craponne (69) et c’est le cas aussi pour le Comptoir Saudade. Les deux petites entreprises font également de la restauration. «Depuis la levée des restrictions et l’arrivée du printemps les gens sortent beaucoup» a déclaré Flora Rodrigues.

Néanmoins, cela ne leur permet toujours pas de faire des bénéfices, bien au contraire, certains travaillent même à perte. «Si on augmente nos prix, les gens ne viendront plus» a ajouté la gérante du Comptoir Saudade. C’est l’avis également de José Sampaio, propriétaire de Du Minho, qui arrive à peine à équilibrer les comptes de son restaurant à Saint-Etienne.

D’autant plus que les petites structures ont beaucoup plus de mal avec cette crise que les grandes entreprises. «Je connais plusieurs entreprises qui sont en difficulté et, si cela continue, ils seront obligés de fermer» a déclaré le patron de MRTI.

Les choses ne vont pas en s’améliorant et les entrepreneurs en sont bien conscients. De plus que les restaurateurs rencontrent également la difficulté du manque d’huile, qui est un élément essentiel à la cuisine. «Le prix de l’huile a pratiquement doublé et nous sommes restreints à deux cartons maximum» a confié Flora Rodrigues au LusoJornal et cette pénurie semble bien loin d’être terminée.

 

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