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Depuis le 29 mai, le nouveau Maire de Ménétrol est le lusodescendant Jérôme de Abreu. Malgré son grand attachement à cette région, il avoue qu’il ne coupera jamais «les ponts» avec le pays de ses parents.

Ménétrol est une petite commune située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes, près de Clérmont-Ferrand. Son nouveau Maire, Jérôme de Abreu a rappelé son parcours: «Mes parents sont nés au Portugal. Mon père est né à Viana do Castelo et ma mère à Vinhais. Mon grand-père paternel est venu en France dans les années 60, et mon père l’a rejoint à l’âge de 2 ans. Ils ont vécu près de Paris quelque temps, mais ma mère est plus jeune que mon père. Elle est née dans les années 60 et vers 16 ans elle est venue avec ses parents s’installer à Paris. Mes parents se sont donc rencontrés plus tard, dans la région de Versillat, vers Clermont-Ferrand. Les parents de mon père sont partis dans les années 80 au Portugal. Mes grands-parents maternels sont restés en France, alors que mes grands-parents paternels sont partis vivre au Portugal».

 

Et vous, quel est votre parcours?

Un parcours normal. Après mes études, je me suis engagé dans le milieu associatif de ma commune – quand j’avais 20 ans – et plus tard je suis devenu Président du Club de foot. Je suis devenu Président du groupe, e plus tard, j’ai été Président de l’équipe municipale de sports et loisirs. À 23 ans, on est venu me chercher pour être sur une liste aux élections municipales. Cela m’intéressait, car j’ai toujours eu des projets pour ma commune – surtout j’ai une vision pour ma commune – et ça m’a attiré de plus en plus, non seulement la vie de ma commune, mais aussi la politique de ma région, de mon agglomération, et les stratégies… J’ai fini par adhérer au Parti Socialiste quand j’avais 25 ans.

 

Qui vous a aidé dans votre entrée en politique?

Mon plus gros soutien, quand j’ai présenté ma candidature, a été Christine Pires Beaune, Députée du Puy-de-Dôme, pour le Parti Socialiste, et j’ai été «intronisé» para la Maire sortante, Nadine Boutonnet de Carvalho, du Parti Socialiste aussi.

 

Avant d’assumer vos fonctions de Maire de Ménétrol, vous étiez gérant d’une Société de Transports. Comment arrivez-vous à concilier vos fonctions actuels et votre métier?

J’ai une entreprise de transports depuis maintenant 9 ans, et j’avais déjà assez de recul pour me permettre de travailler à mi-temps, de 5 heures du matin jusqu’à 11 heures, et de venir occuper mes fonctions dans l’après-midi.

 

Vous avez la double nationalité?

Non, je ne l’ai plus. Je l’ai eu jusqu’à mes 18 ans, mais je ne l’ai plus. Je pense que c’était une erreur. Mais je vais régulièrement, tous les deux ans, au Portugal, même si je n’ai plus mes grands-parents paternels. Le Portugal est un pays que j’ai appris à connaitre en étant déjà grand, et que je veux continuer à fréquenter régulièrement, même si mes grands-parents ne sont plus là. C’est un pays que j’aime beaucoup, et je ne compte pas couper mes racines de mon pays d’origine.

 

Quel sont vos principaux défis, vos choix de société pour votre commune?

Je veux que les gens s’entraident, je veux que le Maire soit plus présent, près de ses concitoyens. C’est ce que j’essaie de faire depuis le début de mon mandat, qui a été un peu compliqué. J’essaie de communiquer avec les gens le plus souvent possible, j’essaie de les faire participer aux projets de mon équipe, par la démocratie participative, et par énormément de commissions extra-municipales. On n’a pas les moyens des grandes villes et on doit trouver les solutions sans conseillers, sans effectif, par nous-mêmes (rires). Ménétrol a environ 1.800 habitants, je ne suis Maire que depuis le 29 mai, mais mon principal défi c’est la sécurité, de façon globale. C’est un tabou pour le Parti Socialiste, mais pour moi c’est une priorité.

 

Vous faites allusion aux attaques faits récemment aux Maires, en France?

Vous savez, il y a des villages plus petits que le mien, où les Maires ont été agressés parce qu’il y avait des gens qui roulaient vite, et le Maire leur a fait signe de s’arrêter ou de ralentir, et la personne est descendue de la voiture et lui a donné un coup de poing. Vous voyez, ce n’est pas normal! On essaie de ne pas y penser, mais ça fait un peu peur, quand-même. On vit dans une société un peu bizarre, un peu changeante. Les gens sont énervés, on ne sait pas pourquoi! Il faut rester vigilants. Si j’arrive à m’occuper de la sécurité et du bien vivre ensemble, j’aurai déjà fait un grand pas.

 

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