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Le lundi 6 novembre prochain, aura lieu à la Maison de la Recherche et à la Bibliothèque de la Fondation Calouste Gulbenkian, à Paris, une Journée d’Étude internationale sur un des épisodes les plus tragiques de l’histoire contemporaine du Brésil: la Guerre de Canudos.

Sous le titre «La Guerre de Canudos dans le Nordeste brésilien, en 1897: du reportage épique à ses réappropriations», cette Journée d’Étude se déroulera en deux parties. La première partie aura lieu à la Maison de la Recherche (4 rue des Irlandais, Paris 5ème), le matin, et abordera la question du «Reportage et sa dimension épique dans Os Sertões, d’Euclides da Cunha»; les travaux de l’après-midi se dérouleront à la Bibliothèque Gulbenkian (39 boulevard de la Tour-Maubourg, Paris 7ème) et les interventions porteront sur «Os Sertões et ses réécritures».

En fin de journée aura lieu le lancement du livre «La Guerre de Canudos, une tragédie au cœur du Sertão» (titre original: «O pêndulo de Euclides»), d’Aleilton Fonseca, publié aux éditions Petra. Soulignons que la présentation de cet ouvrage se fera en présence de l’auteur, ainsi que du peintre et illustrateur Sílvio Jessé.

Racontée dans le fameux essai «Os Sertões», de Euclides da Cunha (1866-1909), la Guerre de Canudos, qui à l’époque était un petit village situé en plein cœur du Sertão, à l’intérieur de l’État de Bahia, renvoie dos à dos le mysticisme retardataire et la modernité aveugle. La Journée d’Étude explorera ce choc entre deux mondes, ainsi que la dimension épique de l’événement, notamment à travers le livre d’Aleilton Fonseca.

Dans «La Guerre de Canudos, une tragédie au cœur du Sertão», mêlant réalité et fiction, histoire et littérature, Aleilton Fonseca part sur les lieux de la bataille, dans les pas d’Euclides da Cunha et dans le but de récupérer la mémoire de ce conflit à partir des témoignages des descendants de sertanejos. Considérant que la Guerre de Canudos n’est pas une affaire classée, d’emblée il pose les questions suivantes : n’y aurait-il plus rien au-delà du silence? Plus rien ne résonnerait-il dans les champs calcinés de la mémoire qui gisent sous les eaux? Ne nous resterait-il plus alors qu’à interpréter les vestiges du passé?

Cette Journée d’Étude est proposée conjointement par le CREPAL / Université de la Sorbonne Nouvelle – Paris 3, l’Ambassade du Brésil en France, l’Institut Camões et la Fondation Calouste Gulbenkian de Paris.

 

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