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Dans une lettre envoyée à ses membres, l’Association pour le Développement des Études Portugaises, Brésiliennes, d’Afrique et d’Asie lusophones (ADEPBA) fait un point sur la situation sur la nouvelle réforme du lycée en ce qui concerne le portugais:

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«Au moment même de vous souhaiter de bonnes vacances, sans oublier qu’il faudra bien ‘reprendre’, l’ADEPBA tient à faire le point sur, d’une part, ses diverses actions contestant le mauvais traitement de l’enseignement du portugais dans la nouvelle réforme des lycées et, d’autre part, sur les ‘avancées’ actuelles.

Le 12 février 2019, l’ADEPBA a interpelé le Ministre de l’Éducation nationale, Jean Michel Blanquer, sur les nouvelles modalités de la réforme du lycée et du baccalauréat qui met en cause l’avenir de l’enseignement du portugais.

Deux pierres d’achoppement étaient signalées: 1) l’exclusion du portugais de la liste des enseignements de spécialité en LLCE, 2) l’impossibilité de permuter les langues au baccalauréat comme c’était le cas jusqu’à présent, mettant ainsi à mal l’enseignement de la LVC (LV3) en seconde dans la mesure où bien des élèves la choisissaient dans l’espoir de pouvoir l’inverser au moment des inscriptions à l’examen.

Face à cette situation dangereuse pour l’avenir de notre discipline, l’ADEPBA alertait les autorités diplomatiques, les Ambassadeurs des pays lusophones, les autorités politiques, différents Députés, français ou portugais, de même que le Groupe d’amitié France-Portugal au Parlement. Etaient encore approchés divers élus locaux, départementaux, régionaux, nationaux, de même que des réseaux associatifs, dont la CCPF et différents médias: Diário de Notícias, Público, LusoJornal, etc., et encore radio Alfa, France Infos, RDP internacional, ainsi que nombre de personnalités liées à la langue portugaise, journalistes, écrivains, artistes, universitaires, etc.

Au mois de mars, une Pétition en ligne, lancée par notre association, a bientôt recueilli 5700 signatures. Elle a été transmise le 14 mai au Ministre de l’Éducation nationale.

Le 1er juillet, monsieur l’Ambassadeur du Portugal en France, Jorge Torres Pereira, a organisé, dans les locaux de l’Ambassade, une réunion à laquelle étaient invitées différentes entités intéressées par la question de l’enseignement. Évidemment participante, l’ADEPBA a vu son rôle moteur dans la dynamique apparue pour l’amendement de cette réforme reconnu par l’Ambassadeur du Portugal.

Au cours d’une entrevue avec le Directeur du Cabinet du Ministre de l’Éducation nationale, monsieur l’Ambassadeur a été informé 1) de l’ouverture, à titre expérimental, pour une durée de deux ans, de la LLCE aux candidats des Académies de Guyane et de la région parisienne (Paris, Créteil, Versailles) et 2) de la possibilité de permuter les langues LVC en LVB et LVB en LVA au niveau national. Dans toutes les Académies le portugais pourra toujours être présenté en LVA, LVB ou LVC en contrôle continu.

Certes, il s’agit d’une avancée mais elle ne peut nous satisfaire totalement et l’ADEPBA demande que la LLCE soit proposée à tous les candidats au niveau national. Par ailleurs, on ne peut qu’être très préoccupé du traitement réservé à la LVC qui n’est plus offerte dans bien des lycées. En effet, certains proviseurs, profitant de cette réforme qui supprime les enseignements d’exploration, ne proposent plus le portugais en LVC (LV3).

Par ailleurs, l’Ambassadeur du Portugal a proposé de créer une Commission d’Accompagnement du Portugais en France (CAPEF), dont l’ADEPBA fait partie, et qui se donne comme rôle de continuer les négociations avec le Ministre de l’Education nationale.

Chères et chers collègues, comme vous l’avez compris, il ne faut pas être naïfs et beaucoup reste à faire, sans oublier le niveau local, ce qui ne sera pas le plus facile car la ‘politique d’établissement’ permet bien des choses… En tout cas, l’ADEPBA, sans qui ce qui a été fait ne l’aurait pas été, reste toujours vigilante et dynamique afin que justice soit rendue à l’enseignement du portugais en France.

Bonnes vacances à toutes et à tous».

 

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