Uma senha ser-lhe-á enviada por correio electrónico.
Cultura

 

Pour la rentrée du Coin du Fado, la première soirée Fado de la saison aura lieu le vendredi 16 septembre aux Affiches, à Paris, placée sous le signe des liens entre le fado lisboète et le Brésil. «Liens anciens, on le verra, liens musicaux, proximités des thèmes abordés dans les chansons, échanges entre les artistes au long des décennies et qui se sont intensifiés ces dernières années» explique l’organisateur Jean-Luc Gonneau. Il y aura donc du fado, bien sûr, mais aussi un entêtant parfum de Brésil dans la prochaine soirée du Coin du Fado

«On peut dire que les liens Fado-Brésil ont commencé… avant le Fado. C’est au Brésil qu’on relève les premiers textes, au tout début du 19ème siècle qui parlent du Fado en tant que musique: il s’agit alors d’une danse populaire (auparavant, le mot, rare, signifiait destin)» explique Jean-Luc Gonneau. «A la fin du 18ème siècle, la Modinha, née au Portugal, s’exporte au Brésil, d’où elle revient rénovée et est prisée à la cour du roi. Le lundum, danse populaire carioca, séduit aussi Lisboa. Ces musiques seront parmi les multiples ingrédients qui aboutirent à la naissance, vers 1820/30 du Fado. Depuis, beaucoup d’interprètes majeurs du fado ont puisé dans le répertoire brésilien: Amalia Rodrigues notamment, e aujourd’hui Carminho, Mariza, António Zambujo, Gisela João et d’autres encore».

Pour illustrer à sa façon ces liens, le Coin du Fado a demandé à Conceição Guadalupe, «la plus titrée des fadistes franciliennes», Tânia Raquel Caetano, «figure de proue de la nouvelle génération fadiste», Karine, «la française du fado», et Céline Pereira, «notre nouvelle venue», d’ajouter à leur répertoire fadiste quelques chansons du Brésil (fadisées) selon leurs humeurs.

«La tradition du fado vadio, où les amis du public qui le souhaitent peuvent chanter un ou deux fados, sera respectée» assure Jean-Luc Gonneau.

Pour accompagner tout ce monde, le Coin du Fado a invité Filipe de Sousa (guitare portugaise), Pompeu Gomes Coelho (guitare classique) et Philippe Leiba (contrebasse) «qui est aussi à l’aise dans le fado que dans la musique du Brésil». Pour l’occasion, ils seront renforcés par le bahianais Ney Veras, multi-instrumentiste mais aussi auteur-compositeur et chanteur. Le tout présenté, avec affabilité et ironie, par Jean-Luc Gonneau.

Les Affiches est le café ciné bar de l’Espace Saint-Michel, place Saint-Michel. Réservation obligatoire, les places étant limitées, par téléphone au 06.22.98.60.41.

 

Vendredi 16 septembre, 20h00

Les Affiches

7 place Saint-Michel

75005 Paris

 

Donativos LusoJornal
X