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Rosa Maria Fréjaville, responsable du Département de LEA (Langues Etrangères Appliqués) de l’Université Jean Monnet à Saint Etienne, a développé depuis 2004 les études de portugais qui compte aujourd’hui 300 élèves.

Pendant de nombreuses années, les cours de portugais à l’Université Jean Monnet (UJM) faisaient partie du Département d’espagnol, de portugais et de catalan. L’Institut Camões, institut qui fait la promotion de la culture portugaise et lusophone à l’étranger, avait envoyé un Lecteur – professeur étranger chargé d’enseigner sa propre langue – pour enseigner le portugais à Saint Étienne dans un but bien précis. «Le Portugal payait ce Lecteur pour promouvoir la langue, former les étudiants et développer les études de portugais. Pendant 20 ans, le Portugal a payé, mais ça ne s’est pas développé, ce qui n’a pas plu au Portugal qui a arrêté de payer tant qu’il n’y avait pas de professeur titulaire».

Rosa Maria Fréjaville, enseignante de portugais à Lyon est arrivé à Saint Etienne en 2004. Elle a commencé à donner des cours de portugais pour les optionnaires. En 2006, elle propose un DU (Diplôme Universitaire) de deux ans. Ce dernier ayant un grand succès, elle réfléchit à la création d’une Licence en portugais. Grâce à l’internationalisation des entreprises, la Licence Langues Etrangères Appliqués au commerce international semblait adaptée.

La Département de portugais ouvre alors en 2011. Puisque le portugais est très peu enseigné au collège et au lycée, il est possible de commencer cette Licence en tant que débutant ce qui est, pour Rosa Maria Fréjaville, un avantage. «Arriver et ne pas parler portugais, c’est même un atout car les étudiants n’ont pas de vices. On apprend tout depuis le début» dit-elle au LusoJornal. Il est également possible de faire un séjour linguistique au Portugal ou au Brésil lors de la Licence, ce qui permet de faire une ouverture internationale.

Depuis, le Département de portugais à l’UJM s’est développé dans le Master des Relations Commerce International et le Master Histoire Culture et Patrimoine. Aujourd’hui, la Directrice aimerait créer une Licence professionnelle pour les élèves préférant la pratique.

L’objectif de ce Département est de proposer une méthodologie d’enseignement par compétences et de promouvoir le Portugal. «Nous avons une méthode unique. Nous sommes assez proches des étudiants, il y a un vrai suivi des élèves. Je suis très fière des étudiants de portugais, je trouve ça extraordinaire. C’est une langue qui a beaucoup de potentiel et qui est très importante dans le monde». Les débouchés de cette formation sont très divers comme la traduction, le commerce ou même les postes de direction.

Avec l’augmentation des élèves, Rosa Maria Fréjaville a dû renforcer l’équipe pédagogique pour enseigner le portugais à 300 étudiants cette année. «Les études de portugais évoluent et je ne peux pas tout faire toute seule. On est très souvent ensemble. On prévoit tout, car notre programme est en commun et on essaye d’être en synchronie». L’équipe se compose d’Andreia Silva-Mallet, attaché de recherche, Soraia Dimas, chargée de cours et Pedro Guedes de Oliveira, Lecteur de l’Institut Camões.

Actuellement, la Directrice s’occupe des admissions Parcoursup pour la Licence débutant en septembre prochain. «Avec Parcoursup, on reçoit un tas de candidatures. Je ne sélectionne pas les élèves, je les classe. Il y a des professeurs, des lycées et des critères différents. Je regarde le CV et la lettre de motivation et je me demande si cette personne est intéressante et si elle a de la volonté. On n’a pas besoin d’être un mathématicien pour apprendre une langue, il suffit d’être motivé» explique-t-elle au LusoJornal.

Cependant, le Département de portugais a aussi dû faire face à des difficultés durant cette pandémie. «On a beaucoup appris avec le distanciel, mais c’est dangereux d’être aussi éloigné». Néanmoins, la Directrice se réjouie de la reprise totale des cours en présentiel à la rentrée prochaine.

 

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