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Luís Gonçalves, collaborateur de LusoJornal dans la région nord, vient d’être primé lors du concours 2021 organisé par la Société d’émulation de Roubaix.

Luís Gonçalves a reçu le 2ème prix. Le thème de cette année, des dires même de sa responsable, Evelyne Grenier, n’était pas facile: «Roubaix d’après 1970, patrimoine de demain?». Dans le thème n’y a-t-il quelque chose de commun avec l’exposition universelle de Dubaï qui débute ce 1 octobre et ce jusqu’au 31 mars 2022?

Faire de la photo, faire des photos, c’est commun, c’est nécessaire, c’est un besoin de partager, de dire quelque chose à l’autre. La photo c’est à la fois tout cela, mais c’est aussi un art, un regard, la sublimation d’un lieu, d’un personnage. Il y a la beauté dans une photo, il y a des dénonciations, des vérités…

Cent quarante photos ont été envoyées pour le concours de photos de Roubaix, dont 85 exposées, chaque participant pouvant proposer en compétition un maximum de 5 photos. Les cinq photos de Luís Gonçalves ont été sélectionnées et exposées. L’organisatrice du concours a avouée être devenue une fan de Luís Gonçalves et de sa manière de projeter Roubaix, de sublimer sa lumière.

Roubaix n’a pas toujours bonne presse. Changer petit à petit cette image est le rôle de la municipalité, de ses habitants, de ses associations. De la beauté à Roubaix il y en a. Pour n’en citer que quelques exemples: le Musée de la Piscine, le Parc Barbieux, la Mairie, l’église Saint-Martin, le patrimoine industriel, urbain… il y a une certaine fierté chez les habitants de Roubaix. Témoignage de nos dires c’est la richesse des photos exposées ce fin de semaine, journée du Patrimoine, à l’École Nationale de Protection Judiciaire de la Jeunesse.

La photo primée de Luís Gonçalves représente le Collège Rosa Parks qui se projette dans le canal. Une photo pleine de symboles: le collège, comme un tremplin pour l’avenir de nos enfants, l’avenir du monde, l’avenir de Roubaix. Rosa Parks, nommée comme «mère du mouvement des droits civiques». Une lutte du présent, mais aussi pour demain et tout particulièrement pour les habitants de Roubaix.

Le canal: n’est-ce pas la route de demain, le moyen de transport à privilégier pour mieux préserver la planète? L’air, la qualité de vie étant un patrimoine, un patrimoine à préserver, à améliorer.

Le bâtiment: un choix de matériaux, un patrimoine, le présent, qui se projette dans l’eau qui passe, qui transporte vers ailleurs, vers l’avenir, vers demain.

Plus qu’un grand discours, qu’une longue prose, la photo est à la fois poésie et témoignage pour aujourd’hui, pour demain… à l’image de la photo de Luís Gonçalves, à l’image des photos qu’il nous fait pour LusoJornal, à l’image des très belles photos qui témoigneront du confinement et que la Mairie de Roubaix garde dès à présent dans ses archives.

La photo ne devrait-elle pas être le huitième art?

Petit mot sur l’association organisatrice du concours: «La Société d’Émulation de Roubaix est la plus ancienne société de la ville, créée en 1868, met à disposition ses travaux réalisés au fil du temps par ses nombreuses plumes . Aujourd’hui, toujours aussi dynamique, elle édite deux fois par an son magazine ‘Gens et Pierres de Roubaix’ qui, avec ses articles variés, qui nous plongent dans l’univers d’une grande ville du Nord de la France qui n’en finit pas de tisser son avenir…»

Le lieu où l’exposition a été présentée, l’ENPJJ est l’une des 4 écoles nationales du Ministère de la Justice. Elle forme du personnel, des éducateurs, qui travaillent avec les jeunes en difficulté, au niveau de la déliquescence, dépendance, désœuvrement. Tout un symbole.

Luís Gonçalves avec son travail nous peint Roubaix, d’autres paysages, des rencontres, il peint pour LusoJornal des lieux, des gens… le présent pour l’histoire, les histoires de demain.

 

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