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La 23ème édition du Festival du cinéma brésilien de Paris, organisé par l’association Jangada, ouvre ses portes du 1er au 4 juillet, en présentiel, au cinéma l’Arlequin, dans le 6ème arrondissement. Une occasion qui ne pouvait être manquée avec la réouverture des salles de cinéma.

En effet, la 22ème édition (2020) avait malheureusement eu lieu ‘en ligne’ pendant l’entièreté du mois de juin afin de laisser plus de chance à chacun de profiter du festival. Mais le festival revient cette année en force pendant 4 jours non-stop.

Cette édition aura pour thématique la place de la communauté noire dans le cinéma brésilien, un thème fort et d’actualité qui sera évoqué à travers «des films puissants et des débats passionnants qui permettront de mesurer à quel point le cinéma reste un miroir de la société» annonce le communiqué de presse envoyé au LusoJornal.

Ces quatre jours d’immersion brésilienne seront rythmés par tous types de films, en passant du documentaire à la fiction et mettront en lumière l’acteur et réalisateur brésilien Lázaro Ramos.

Parmi les 19 films projetés, pas moins de 5 films permettront au public de découvrir, ou redécouvrir l’univers de l’acteur: «Le professeur de violon» de Sérgio Machado sera projeté le 1er juillet à 14h00, suivi à 18h00 du film «Le silence de la pluie» de Daniel Filho en avant-première européenne. «Le baiser sur l’asphalte» de Murilo Benício sera lui disponible le lendemain, le vendredi 2 juillet, à 14h00. Enfin, «Madame Satã» de Karim Aïnouz sera disponible sur grand écran le dernier jour du festival, à savoir le dimanche 4 juillet, à 14h00 également.

Mais l’événement à ne pas manquer semble être la projection du film «Décret présidentiel», le jeudi 1er juillet, à 20h00, dont Lázaro Ramos est le réalisateur.

En effet, ce film fera l’ouverture du festival et sera suivi d’un débat en compagnie du réalisateur Luis Lomenha, et éventuellement d’une rencontre en ligne avec l’équipe du film, afin de discuter de la représentation des noirs dans le cinéma brésilien.

En adéquation totale avec la thématique du festival, ce drame plonge le public dans un futur dystopique à Rio de Janeiro, où le régime autoritaire impose une mesure obligeant les citoyens noirs à émigrer vers l’Afrique. En plein climat de terreur sociale et raciale, un avocat mène la résistance clandestine pour contrer la folie dont s’est emparée le pays…

Ce festival est organisé depuis sa première édition en 1998 par l’association Jangada. Créée la même année par des Français et des Brésiliens, dont la brésilienne Katia Adler (Directrice du Festival). Jangada vise à promouvoir la culture brésilienne en France et dans le Monde, en organisant des manifestations artistiques et culturelles telles que des festivals de cinéma, des concerts, des expositions de photographie, de la peinture, des installations vidéos, des conférences, des débats littéraires, des rencontres professionnelles… Le nom «Jangada» a été choisi afin de relier l’association à ses racines culturelles brésiliennes puisqu’il s’agit du nom porté par les bateaux de pêcheurs du nord-est brésilien.

Aujourd’hui, le Festival du cinéma brésilien de Paris est «le plus grand évènement célébrant la créativité cinématographique du Brésil à l’étranger, tout en étant aussi la plus importante vitrine pour le cinéma brésilien à Paris» précise l’association.

 

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