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Lens 14-18: Centre d’Histoire Guerre et Paix

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LusoJornal a été le seul organe de communication portugais a être invité à la visite de presse avant l’inauguration du musée: «Lens 14-18 Centre d’Histoire Guerre et Paix» de Souchez. L’inauguration a eu lieu le 30 mai 2015.

Un musée pour l’histoire et sur l’histoire de la 1ère Guerre Mondiale. Un musé que nous conseillons de visiter.

Le 30 mai 2015 a eu lieu à Souchez (Pas de Calais) l’inauguration du centre d’interprétation «Lens 14-18 Centre Historique Guerre et Paix». Seconde étape de ce qui va rester pour les générations futures et pour tous ceux qui voudront honorer ou faire des recherches sur la Première Guerre Mondiale dans la région Nord Pas de Calais, car le 11 novembre 2014 ayant eu lieu l’inauguration de l’Anneau de la Mémoire à Notre-Dame-de-Lorette.

Rappelons que sur ce dernier sont inscrits les soldats morts dans la région, soit 579.606 noms, dont 2.266 Portugais.

Ces deux ouvrages ont été créés dans le contexte de la célébration du Centenaire de la Grande Guerre et viennent d’une certaine façon se compléter. Entre les deux: 3 kilomètres, 50 millle morts des deux côtés des belligérants en 1915.

Lusojornal a eu l’honneur de pouvoir faire une pré-visite le 28 mai. Étaient présents pour expliquer et guider pendant la visite Yves Le Maner, Historien et membre du Comité scientifique de la Mission du Centenaire, Alain Jacques, Directeur du service archéologique de la ville d’Arras, ainsi que Pierre-Louis Faloci, l’Architecte du bâtiment.

Le Centre d’interprétation de Souchez, d’un coût total de 9 millions d’euros a un accès gratuit. L’ouvrage conçut par l’architecte et scénographe Pierre-Louis Faloci est à la fois sobre par ses lignes et d’une grande force architecturale. Il met en valeur le paysage en invitant à réflexion. D’une couleur noir à l’extérieur, le bâtiment se situe à gauche de l’ancien Centre Européen de la Paix. Il y a là un contraste entre le noir, symbole de Guerre et le blanc d’à côté, symbole de la Paix. Il offre une vue sur l’agglomération lensoise et sur les terrils du 11/19, les plus grands terrils d’Europe.

Constitué d’un espace administratif et de quatre espaces muséographiques, il a été construit au pied de la colline de Notre Dame-de-Lorette, sur le territoire d’une des 300 communes qui furent détruites pendant la Première Guerre Mondiale, toutes reconstruites. Aux alentours, de nombreux cimetières, de différentes nationalités, rappellent que là, beaucoup de jeunes gens perdirent la vie dans un périmètre somme toute, très réduit.

D’une superficie de 1.200 m2, le bâtiment accueille une exposition permanente de 600m2.

Toutes les ressources technologiques, audiovisuelles et informatiques, sont mises à la disposition du large public qui vient pour s’informer et s’imprégner de ce qui fut la Grande Guerre dans la Région.

Les photos et films sont consultables par tous et chacun d’entre nous, ainsi que par professeurs, collégiens et lycéens. Plus de 5.000 photographies d’archives ont été acquises, dont 400 présentées en grand format. Plusieurs extraits de films sont également présentés sous une forme muette, accompagnés de cartons de présentation comme à l’époque. Tout ce travail de recueil on le doit à Yves Le Maner, agrégé d’histoire, directeur de la mission «Histoire, Mémorial, Commémorations» au Conseil régional Nord-Pas-de Calais.

Sept thèmes constituent le parcours scénographique: La guerre de mouvement, le système de tranchées, des offensives meurtrières et sans résultat, l’occupation du Nord, les offensives de 1918, la mort au front et pour finir l’«Enfer du Nord».

Yves Le Maner nous a rappelé, que pendant plusieurs dizaines d’années, la Première Guerre Mondiale, celle qui fut la plus meurtrière des guerres avec 1,4 millions de combattants morts, est restée comme qu’oubliée et que les choses se sont accélérées depuis 2011, à l’approche des commémorations du Centenaire.

Parmi les grands projets qui ont vu le jour, l’Anneau de la Mémoire et «Lens 14-18 Centre d’Histoire Guerre et Paix». Ces deux projets ont abouti dans un temps record. Les visites de l’Anneau dépassent toutes les espérances, le même succès est attendu pour le Centre d’Interprétation.

Pierre-Louis Faloci, l’architecte, concepteur de plusieurs musées, nous a expliqué que le Centre se veut l’écho des 32 belligérants de l’époque en s’intégrant dans le paysage et en le mettant même en valeur. Il y a le sombre du bâtiment, le jeu de lumière naturelle qui rentre, rappelant la situation des hommes dans les tranchées.

Début du XX siècle la photo et le cinéma sont là pour témoigner. À l’image de la chambre obscure, le bâtiment se veut comme étant un écho et une mise en valeur de ces techniques. La lumière y est sculptée, mitraillée, elle accompagne le mouvement. L’Anneau de la Mémoire est comme qu’en lévitation, le Centre avec ce bâtiment opaque de l’extérieur est ancré au sol.

Parti importante du matériel exposé vient d’une recherche presque du porte-à-porte, on a récupéré ici et là, des objets oubliés dans une grange, dans une cave… des photos sur des albums, sur des plaques en verre oubliées dans des tiroirs de famille. Photos souvent prises par les soldats eux-mêmes, des photos de l’intérieur de la guerre, du vécu. On sauve ainsi des traces très précieuses d’une mémoire et qui resteront pour la mémoire.

Les photos aériennes ont pu être rassemblées ce qui permet de mesurer l’ampleur de la destruction et au même temps l’espoir qui renaît dans le début de la reconstruction.

Sur l’une des tables du Centre on peut consulter le nom de tous les combattants morts dans le champ de bataille du Nord Pas-de-Calais. Selon la nationalité les informations sur chaque soldat décédé sont plus ou moins précises. Pour les Britanniques on pourra presque tout savoir: lieu de naissance, date, profession, date d’arrivée sur le front, date de décès…

Un éclaircissement nouveau est ainsi donné, sur la participation des Portugais à la 1ère Guerre Mondiale et savoir un peu plus sur nos 2.266 soldats morts inscrits sur le l’Anneau de la Mémoire.

Une visite s’impose: n’oublions pas ceux qui ont lutté et péri pour notre liberté.

 

 

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