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Vivian Lundbye est née à Hartford, capitale de l’État du Connecticut, aux États-Unis.

Venue en France en 1983, comme étudiante en échange, d’abord à Lyon, ensuite à Albi, Vivian est rentrée un an plus tard dans son pays natal pour finir ses études universitaires.

Tombée sous le charme de l’Occitanie, la jeune étudiante a définitivement élu domicile dans le Tarn en 1992. Après avoir travaillé en France comme secrétaire de direction bilingue, le hasard l’a orientée vers l’enseignement, où elle exerce aujourd’hui comme professeur d’anglais au lycée Lapérouse, le plus ancien établissement d’enseignement secondaire de la ville d’Albi et du département du Tarn.

 

Le Portugal est actuellement la destination à la mode dans l’hexagone, c’est ce qui a motivé votre envie de visiter le pays ?

Absolument pas. Lors de mes déplacements aux États-Unis, je voyageais avec la compagnie aérienne portugaise, faisant escale à Lisboa. Quand je survolais la ville, je trouvais les paysages magnifiques, je me suis toujours dit qu’il fallait absolument qu’un jour je m’y arrête pour visiter la ville et le pays. Les Portugais que je connais en France ainsi que les Français qui avaient déjà visité le Portugal, m’ont aussi beaucoup motivée pour que je franchisse le pas, tout le monde me disait que du bien du pays et de la sympathie du peuple lusitanien. D’un coup de tête, j’ai pris ma voiture, en compagnie de ma fille aînée, direction Porto, la grande ville portugaise la plus proche d’Albi.

 

Après la vue aérienne sur Lisboa, c’est finalement par voie terrestre que vous êtes arrivée au Portugal. Quelle a été votre première impression ?

Je n’avais aucun à priori par rapport au pays, même si on me disait qu’il y faisait trop chaud et de faire attention aux incendies de forêts. Je suis rentrée au Portugal par la frontière de Chaves, malgré les paysages absolument magnifiques que je traversais, l’avantage de la voiture, mes premières impressions n’ont pas été très positives. J’ai été choquée avec le système de péages électroniques, les caméras, j’ai trouvé ça très imposant, pas très bien expliqué, angoissant, je ne savais jamais si j’étais en règle où pas. De plus, la conduite très agressive des automobilistes n’a rien fait pour arranger les choses. Heureusement que cela n’a duré que pendant le trajet jusqu’à Porto.

 

Vous avez visité le Portugal du nord au sud ?

Je n’avais pris qu’une semaine de vacances, j’ai loué un appartement à Vila Nova de Gaia et j’y ai établi mon quartier général pendant mon séjour. J’ai juste pris ma voiture pendant une journée, pour descendre à Aveiro, que l’on m’avait décrit comme la Venise portugaise. Le reste du temps, avec ma fille, nous avons pris les transports en commun, mais et surtout, beaucoup marché. Je pense que c’est la meilleure des façons pour être en contact avec les gens et mieux connaître les lieux.

 

Un tourisme rapproché, plutôt qu’un tourisme de bronzette ?

On peut voir ça comme ça. Les promenades au bord de l’océan ont été de rigueur, le long des plages da Foz do Douro, ainsi qu’une petite escapade en bateau sur le fleuve. Mais nous avons surtout visité la vielle ville, la librairie Lello, les musées, les monuments, avec un arrêt obligatoire sous le hall de la gare de São Bento, avec ses immenses et magnifiques fresques d’azulejos. La découverte de la cuisine portugaise n’était pas non plus à négliger, un plaisir que nous avons énormément apprécié, surtout les plats à base de poisson, ainsi que les Francesinhas.

 

Pendant notre entretien, ‘magnifique’, c’est une expression que vous avez souvent utilisée, s’il y avait qu’une seule à retenir, ce serait laquelle ?

J’ai adoré séjourner à Vila Nova de Gaia, loin et proche de la grande ville, de l’espace, parfaitement intégrées aux résidents habituels, on n’avait pas vraiment l’impression d’être que des touristes. C’était trop beau de traverser tous les jours le pont, sillonner la ville de Porto à pied, déguster la cuisine régionale, faire les marchés, parler avec les gens, cela m’a beaucoup impressionné que les Portugais parlent autant de langues, en plus de leur sympathie, on communique facilement. Si je retenais qu’une seule expression du magnifique que j’ai découvert, ce serait par rapport au peuple portugais, respectueux, sincère, ouvert, avenant, d’une grande gentillesse. J’ai trouvé ça extraordinaire, en deux mots, la beauté simple. Porto est un petit bijou qui me fait beaucoup penser à une ville de mon pays, San Francisco, vallonnée, artistique, vraie.

 

Avez-vous l’intention de revenir au Portugal ?

J’ai envie de revenir sur Porto avec plus de temps, découvrir l’arrière pays, les montagnes du Gerês, visiter Nazaré, Lisboa et les côtes sauvages d’Alentejo. Une image que je garde aussi du Portugal, c’est le jour ou nous sommes descendues sur Aveiro, d’abord un ciel bleu et un soleil au zénith. À l’approche de l’océan, spontanément, le ciel est devenu sombre avec une brume épaisse. Avec les pieds dans le sable, on distinguait à peine les vagues. Ça n’avait pas l’air d’émouvoir les autres personnes présentes, mais pour moi c’était apocalyptique, presque mystique, impressionnant, c’était la première fois que je vivais cette expérience au bord de l’océan, des frissons assurés.

 

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