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Sílvia Ribeiro Ferreira est une saxophoniste franco-portugaise. Née à Limoges, ses parents sont originaires de Guiães, Vila Real de Trás os Montes.

Rentrée au Conservatoire à 11 ans, cette saxophoniste de talent a été une découverte musicale.

 

La passion pour la musique vous vient d’où ?

Quand j’étais petite, il y avait toujours de la musique chez moi car mon frère jouait de l’accordéon. Mon père a également joué de l’accordéon, en autodidacte. Il a transmis sa passion à mon frère, donc j’entendais toujours de la musique à la maison. Petite, j’ai aussi joué de l’accordéon mais ce n’était pas de cet instrument que je voulais jouer. Quand j‘ai intégré le Conservatoire, j’ai été admise dans la classe de saxophone avec Françoise Martin. J’ai poursuivi mes études instrumentales et en parallèle j’ai continué des études universitaires. Ensuite j’ai commencé à donner quelques cours de musique dans la région et j’ai également joué dans plusieurs groupes : de rock, funk, jazz.

 

Comment vous avez choisi le saxophone ?

Tout d’abord, j’ai étudié le solfège pendant deux ans avant de choisir mon instrument et d’intégrer le Conservatoire de Région à Limoges. J’avais 11 ans. C’est comme cela que tout a commencé. J’avais fait trois choix d’instruments : la flûte traversière, la clarinette et le saxophone. Comme il n’y avait pas de places dans les autres classes d’instruments, hormis dans la classe de saxophone, j’ai poursuivi dans cette classe. Je ne le regrette pas. Je n’avais pas d’autre activité et à l’époque il n’existait ni internet, ni tablette, ni smartphone. Le saxophone était ma seule et unique passion donc je passais beaucoup de temps à pratiquer l’instrument.

 

Est-ce compliqué de jouer du saxophone ?

La prise en main est abordable, mais dans la continuité, c’est le souffle qu’il faut gérer. Il faut s’entrainer énormément car c’est très physique. Au niveau des doigts, ce n’est pas ce qu’il y a de plus compliqué, mais il y a un entrainement physique quand même. Il faut entre 3h à 4h par jour minimum, en tout cas, c’était le rythme au Conservatoire.

 

Vous avez un modèle ?

Stan Getz, saxophoniste que j’adore. Mais j’aime beaucoup d’artistes et dans des styles différents.

 

Vous avez sorti votre album « Luziades » fin 2018, d’où vous est venu ce titre pour ce projet ?

Quand j’ai cherché le titre de l’album, j’ai essayé d’associer certains mots qui me venaient à l’esprit comme ‘Luz’, ‘Alma’… J’en suis arrivée à Lusíadas de Camões, ce grand poète portugais. Je voulais créer ce lien, également évoqué dans le titre « Amália » car dans l’interview qu’elle donne, elle parle de Camões. D’où le titre de l’album, « Luziades ». Tous les titres des morceaux ont un sens, ils font partie de moi. Je pense que ma famille est fière de moi et de cet album.

 

Quel sentiment avez-vous eu lors de sa sortie ?

Très enthousiaste, car cela demande beaucoup de travail et d’investissement. C’est mon histoire, chaque titre raconte quelque chose. Il n’y a pas de parole, mais si on est sensible et qu’on va chercher un petit peu, on peut deviner ce que cela raconte. On a le répertoire festif portugais pour s’amuser, et c’est très bien, mais il y a aussi le répertoire du fado ou du jazz ou de la musique du monde que l’on doit écouter avec une oreille attentive.

 

Des chansons ont même un titre portugais…

C’est un grand clin d’œil à nos racines qu’on aime tant, même si le saxophone est un peu atypique dans la Communauté portugaise, c’est vrai (rires).

 

Quel lien avez-vous avec le Portugal ?

Tous les ans je vais au Portugal. Je pense que ma famille est heureuse pour moi. De mémoire, quand je jouais à la maison et que ma mère m’écoutait jouer toute la journée, elle ne m’a jamais adressé un commentaire négatif. Et pourtant ça reste du saxophone, un instrument atypique pour nos coutumes.

 

Vous êtes également enseignante? Cela vous permet de continuer à vous entraîner ?

J’enseigne donc je consacre moins de temps à la pratique instrumentale. J’enseigne à l’École de musique de l’Harmonie municipale de Limoges et à l’École de Noblat. C’est ma principale activité et d’ailleurs je co-dirige l’École de Noblat où il y a 170 élèves, en Musique Classique, Contemporaine et Musiques Actuelles Amplifiées. On a beaucoup de travail, mais c’est passionnant. Le saxophone connaît toujours du succès chez les élèves, tout comme le piano, la batterie et la guitare.

 

Vous jouez seulement du saxophone ?

Uniquement, mais les dérivés sont multiples. Je joue du saxophone Soprano, Alto, Ténor, et également du saxophone Baryton, et il faut beaucoup de souffle, mais il y a des méthodes, des techniques pour que ce soit plus facile. J’adore le Baryton car on a de multiples possibilités, c’est très puissant et très fort.

 

La musique ce sont des sensations, des sentiments…

La musique, c’est aussi extérioriser des choses qu’on a du mal à dire ou à exprimer.

 

Sílvia Ribeiro Ferreira se produit également en Quartet. Cette formation sera au Festival Jazz Naturel, à Orthez, le 13 mars.

Sílvia Ribeiro Ferreira : saxophones Baryton & Ténor, compositions

Sébastien Barrier : claviers, effets

Xavier Parlant : batterie

Clément Denis : basse

* Sébastien Farge : accordéon

 

 

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