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Linda de Suza a donné le départ d’une étape cycliste à Seclin (Nord)

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Du 24 au 26 mai s’est déroulé l’épreuve cycliste «A travers les Hauts de France», épreuve qui est venue remplacer le Paris-Arras Tour, dont la première édition a eu lieu en 1923.

Au départ de l’épreuve, 22 équipes, 213 jeunes espoirs venus de toute la planète, des futurs champions, l’organisation revenant à Clovis Sport Organisation.

La deuxième étape est partie de Seclin, ville qui a mis à l’honneur, pendant les heures que précédaient le départ, le Portugal. Bruno Cavaco, Consul Honoraire du Portugal à Lille a été présent, en représentation aussi de l’Ambassadeur du Portugal en France.

On a eu droit sur le podium à diverses versions de la chanson «Tiroli tirola».

Dans une première interprétation, celle de jeunes élèves d’une école maternelle de la ville, une interprétation très originale de Nelito à la guitare, accompagnée par les danseuses de flamenco du Centre Ibérica, association de la ville de Seclin.

L’invitée du jour pour donner le départ de la deuxième étape d’«A travers les Hauts de France», Linda de Suza, sur le podium, a accompagné les enfants dans une de ses chansons des plus connues: «Tiroli tirola».

Pour accompagner, guider, Linda de Suza, la Bible vivante de la chanson française, Fabien Lecouevre, celui même qui dans l’émission de Patrick Sébastien «Les années bonheur» distille son savoir sur le dernier demi-siècle de tubes de la variété française.

Fabien Lecoeuvre, un homme avec un grand cœur, qui sait à quel point une vedette peut être fragile avec un besoin d’accompagnement. Merci aussi à lui pour nous avoir permis d’interviewer Linda de Suza pour LusoJornal.

 

Linda de Suza, vous avez participé plusieurs fois à l’émission de télévision «Villages de départ», émission qui avait lieu dans chaque ville de départ d’étape du Tour de France. Cette liaison au cyclisme explique votre venue ici à Seclin ce samedi?

Vous savez, au Portugal les gens n’avaient pas beaucoup d’argent pour acheter des voitures, le vélo était leur moyen de déplacement, c’était le moyen de déplacement du peuple. Chaque fois qu’on m’invite pour donner le départ d’une épreuve cycliste je dit oui. J’adore les cyclistes, je les félicite et je trouve cela magnifique. Aux organisateurs qui m’ont invité, je les remercie beaucoup.

 

La chanson «Le Portugais» et l’émission «Top club» du samedi 3 juin 1978 ,de Guy Lux, que représente pour vous?

Je sors du peuple, je reste dans le peuple, ce que vous me dites est le tout début de ma carrière, le début de mon grand amour avec le public, mon premier succès. Ma première émission de télévision a toutefois été celle avec Michel Drucker, le 23 mars 1978. Drucker m’a porté bonheur, encore aujourd’hui je dis qu’il est ma «petite sape de lapin».

 

Le 20 janvier 1983 vous faites l’Olympia pour la première fois. Vous deviez faire 2 concerts qui en réalité se sont transformé en 15. Vous en gardez un bon souvenir?

En 1978 j’ai édité mon premier disque et dès 1983 j’étais à l’Olympia. On n’avait jamais vu cela. L’année suivante j’ai refait 15 jours à nouveau à l’Olympia. À un moment j’ai dit stop, car moi aussi je voulais faire le tour de France comme les cyclistes et j’ai tourné dans toute la France et bien au-delà. À partir de la France, grâce à la France et à vous tous, j’ai fait le tour du monde. Je suis la femme la plus heureuse, arrivée avec une valise en carton, comme le cycliste avec son vélo, j’ai fait le tour du monde. La France c’est le pays qui m’a donné ma chance.

 

Le 3 juin 1983 j’ai fait une interview à Amália Rodrigues. Je lui ai, à l’époque, posé la question: que pensez-vous de Linda de Suza. Elle m’a répondu: Linda de Suza me ressemble un peu. Comment jugez-vous cette phrase de la grande Amália Rodrigues?

Cela fait tant d’années, toutefois cela me touche et je suis très sensible à ses mots venus de cette dame qui était la reine du fado. Je suis populaire, parce que je chante la variété, je ne peux pas faire du fado, la reine du fado a été Amália, elle le restera pour toujours.

 

Vous sortez d’une tournée avec l’«Âge tendre» pour entrer dans une nouvelle. En tant qu’artiste vous avez besoin d’être sur scène, vous avez besoin de sentir d’amour du public?

Oui j’ai besoin de cela, c’est ma raison d’être, c’est ma vie. Un vieux couple a besoin de l’amour de l’un et de l’autre, pour moi mon amour c’est le public, j’ai besoin de cet amour. Qu’est-ce que je pourrais faire sans le public? C’est ma drogue.

 

Votre nouveau spectacle s’appelle «Carte postale du Portugal». Pouvez-vous nous en parler?

C’est un spectacle qui tourne autour de mes chansons, les chansons que le public a aimé et qu’il aime, au public de faire son choix. Moi l’ancienne, je me fais accompagner par Pedro Alves et Mara Pedro. J’ai accepté cette tournée pour les mettre à eux deux, aussi, sur le chemin. Je peux dès à présent vous annoncer que je serais le 4 janvier 2020 au Théâtre Sébastopol de Lille.

 

Linda de Suza, qu’elle est aujourd’hui la liaison que vous maintenez avec le Portugal?

Je fais comme tout Portugais qui travaille par ici. On ne peut pas y être toute l’année, j’ai dans mon cœur mon coin du Portugal. Mes voyages, mes visites restent du domaine de mon secret.

 

Si aujourd’hui on vous demandait de faire un vœux, lequel feriez-vous?

Oh mon Dieu! C’est le vœux le plus inaccessible. Je suis quelqu’un de très croyante, je prie Fátima, Lourdes. Mon vœux serait que le monde vive en paix. La vie est si courte, pourquoi se tire-t-on dessus. Je demande la paix… la paix s’il vous plait.

 

Pour terminer, un mot pour vos compatriotes et pour les lecteurs de LusoJornal?

Muito obrigada, eu amo-vos, sem vocês aqui em França eu não seria nada. Meus amiguinhos, viva Portugal, viva a nossa Pátria. Obrigado também à França de nos ter aceitado. Boa coragem a todos.

 

Des phrases simples, des phrases qui viennent du fond du cœur, d’une artiste qui aime son public, qui a besoin de lui.

La tournée de Linda de Suza «Carte postale du Portugal» débute en septembre. L’achat de billets et le programme peut être consulté sur internet.

 

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