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En ces temps de grèves générales en France et plus particulièrement au sein des transports publics comme la RATP ou la SNCF, nous nous sommes intéressés au parcours d’un salarié de ces entreprises.

Mauricio Martins est employé à la RATP depuis 2002. Né à Malcata, Concelho do Sabugal, son parcours est jonché d’aller et retour au Portugal jusqu’à son installation définitive en France.

Aujourd’hui père de trois enfants, il est arrivé pour la première fois en France à l’âge d’un an, puis rapidement il est reparti au Portugal pour faire l’école primaire. Un premier retour qui se soldera par un second départ.

Pour ces années ‘collège’, il revient en France, où il finira par obtenir son LEP électronique. En 1990 il devient conducteur de bus dans le privé, avant de s’engager au sein de la RATP en 2002.

Pour le LusoJornal, Mauricio Martins nous parle de ses préoccupations quant au travail au sein de la RATP, et nous avons également abordé son autre passion, la sélection portugaise qu’il accompagne même à l’étranger.

 

Aujourd’hui que pouvez-vous nous dire sur vos conditions de travail?

Par rapport à mes débuts en 2002, les conditions ont empiré. Aujourd’hui ils ne pensent qu’à la production, qu’aux kilomètres réalisés. Avant par exemple, nous avions des stages, maintenant on ne nous propose plus rien. Sans parler des sanctions, car la direction sanctionne à tout va, et beaucoup sont révoqués. Nous n’avons plus la sûreté de l’emploi comme on peut le croire.

 

Quel est votre regard sur les grèves?

Elles sont justifiées pour nous. Par contre, je vais admettre que les personnes dans les bureaux ne devraient pas avoir le même régime que nous. Ils n’ont pas de contraintes. Quant à la retraite à points, je vous le dis, tout le monde sera perdant.

 

Le Portugal, c’est le pays des vacances ou vous y allez plus souvent?

En général je passe mes vacances d’été au Portugal et cela pratiquement tous les ans.

 

Le Portugal a une place importante dans votre coeur, vous êtes également supporter de la sélection portugaise, d’ailleurs vous les suivez même lors de quelques déplacements?

Oui je les accompagne depuis 1996, l’Euro en Angleterre. Quand je peux, je vais les voir au moins lors des compétitions internationales. Ça me permet également de visiter d’autres pays.

 

Comment avez vous vécu ce fameux 10 juillet 2016?

Chez moi avec une trentaine d’amis. On a mis la télé dans le garage et on a vibré! C’était de la folie.

 

Pour le prochain Euro, quel sentiment de voir le Portugal avec la France?

Je suis dégoûté de ce tirage au sort. C’est du grand n’importe quoi. Les trois derniers champions dans le même groupe – champions du monde (France et Allemagne) et champion d’Europe (Portugal). Je ne voulais pas retrouver la France. Sincèrement, ils font peur. Toutefois, s’il n’y a pas Mbappé, ils sont prenables (sourire).

 

Que peut-on vous souhaiter pour 2020?

Je voudrais surtout que le Portugal garde la Coupe!

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