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Champion du monde en 2016, Champion d’Europe en 2017, cinq fois vainqueur de l’Open international de Belgique, entre autres conquêtes, Mickael Alves Rodrigues est un athlète internationalement reconnu dans le monde du Kettlebell Sport. Fils d’immigrés portugais originaires de Macedo de Cavaleiros, il est à l’origine du développement de cette discipline au Portugal.

Portant fièrement les couleurs de son pays d’origine, il raconte comment la Sélection nationale portugaise s’est formée.

«En 2018, la Fédération internationale m’a proposé de développer ce sport au Portugal et représenter le pays au sein de cette instance, car il n’y avait pas de Sélection nationale» explique Mickael Alves Rodrigues au LusoJornal. «Être un athlète c’est une chose, trouver des athlètes c’est plus difficile (…) ça me faisait de la peine de ne pas voir notre drapeau lors des Championnats du Monde et d’Europe. Ce sport est très reconnu en Europe, comme en Espagne ou en Italie, je me suis dit que c’était le moment car j’avais du soutien en plus».

S’entraînant six jours par semaine et déclarant être coach personnel aussi bien pour le bien-être des gens comme pour des sportifs de haut niveau, Mickael Alves Rodrigues définit le Kettlebell Sport comme un sport où la force mentale est aussi importante que la force physique et l’endurance, compte tenu de la concurrence que le sportif doit affronter. Même si le talent rentre en compte, selon le principal intéressé, il ne suffit pas, car il s’agit d’un sport qui nécessite du travail et de la discipline.

Le Kettlebell Sport regroupe diverses épreuves individuelles qui consistent à effectuer le maximum de levées lors d’une séquence d’une durée déterminée, qui peut aller de 10 minutes à 30 minutes. L’athlète peut s’arrêter à n’importe quel moment en posant la kettlebell à terre. Les kettlebells normalisés ont des poids qui vont de 8 à 40 kg et sont codifiés par couleur.

«Tu dois toujours être droit et tenir le kettlebell pendant deux secondes en haut. Il ne suffit pas de lever l’haltère et enchaîner, tu dois le maintenir pour que le juge valide la répétition (…) il y a une certaine technique et plusieurs règles attribuées aux mouvements pour valider les répétitions».

Le Champion du monde s’est décidé à se consacrer au Kettlebell alors qu’il était entraîneur de boxe jugeant que ce serait bénéfique pour devenir “un meilleur entraîneur”. L’intérêt pour ce sport s’est accentué avec le temps. “J’ai découvert ce sport quand j’étais entraîneur. J’étais à la recherche de nouvelles techniques, j’ai fait des stages et je me suis intéressé aux méthodes des pays de l’Est car en termes de préparation physique, ils sont très avancés”.

Avant de se faire un nom dans le Kettlebell, Mickael Alves Rodrigues a pratiqué de la boxe entre huit et vingt-quatre ans et également du judo. Il révèle qu’il a souffert d’un accident durant sa jeunesse qui a fait en sorte qu’il arrête de pratiquer quelconque sport de combat pour ne pas mettre sa santé en danger. Cependant il affirme avoir toujours été motivé par la compétition, justifiant ainsi ses victoires. “La boxe a été un hasard. Mes parents voulaient que je pratique un sport, mais ils n’avaient pas le temps de m’emmener au foot. Il y avait une salle de boxe à côté de chez nous, j’ai essayé et j’ai beaucoup aimé (…) J’ai tout de suite aimé la compétition, je pense que si j’allais à la salle uniquement m’entraîner, je ne sais pas si j’aimerais autant ce sport. Je pense que c’est la compétition, le stress, la partie mentale qui m’a fait aimer ce sport”.

 

Fábio Miranda Flora

 

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