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A mon Grand Père

 

Les pages de mon cœur ne sont écrites qu’à la craie,

Quand je ne t’entends plus, je divulgue nos secrets,

Comme une blessure, un clin d’œil aux étoiles, vieille morsure, qu’ici je dévoile…

Là sous ton vieux bonnet où tu caches ton cœur,

J’ai déposé un mot et un verre de liqueur,

Une promesse de souvenirs, les yeux embués, une page à noircir, de cet amour donné…

Comme une pluie de bonheur qui tombe en averse,

Comme une rivière qui dans un fleuve se déverse,

Comme un immense océan qui m’enlace et me renverse,

Je pense à toi…

Une pudeur dérangée dans ton écrin de velours,

Un bonheur partagé au firmament de l’amour,

Lune et soleil réunis, invitation au voyage, sur du papier jauni, dans un dernier naufrage…

Je cultive la fleur épanouie qui nourrit ma terre,

Ce que tu m’as donné reste en moi, mandataire,

A travers les vents et l’infini brouillard, à travers tous ces printemps, je peux encore te voir…

 

 

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