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Nouveau départ pour le classement du Cimetière portugais de Richebourg au Patrimoine Mondial de l’Unesco

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Ce 24 mai aura lieu un colloque international aux Invalides, à Paris, dont le thème est «Les conflits récents et leur mémoire: des pages de l’histoire universelle et des leçons essentielles pour l’humanité».

Des représentants de nombreux États seront présents. Ce colloque est comme qu’un nouveau départ, dont l’un des buts est le classement du Cimetière militaire portugais de Richebourg au Patrimoine Mondial de l’Unesco, avec 138 autres cimetières militaires, nécropoles, mémoriaux, en Belgique et en France, dont la Porte de Menin à Ypres, en Belgique, le Mémorial canadien de Vimy, dans le Pas-de-Calais, la Nécropole de Notre Dame-de-Lorette, également dans le Pas-de-Calais, le site de la Bataille de Verdun, parmi tant d’autres.

Beaucoup a déjà été fait pour cette candidature franco-belge. Le Comité du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) s’est réuni à Manama, Bahreïn, entre le 24 juin et le 4 juillet 2018. La candidature de tous ces lieux de mémoire de la I Guerre mondiale a été présentée à ce moment-là, toutefois décision de classement n’a pas été prise.

Jérôme Demulier, Maire de Richebourg, est présent au colloque qui se tient ce mardi.

Afin de mieux comprendre les enjeux de la réunion, LusoJornal a interviewé le Maire de Richebourg, Jérôme Demulier.

 

Pourquoi une décision positive sur le classement du Cimetière portugais de Richebourg et les autres n’a pas été prise en 2018?

Il y a eu un inventaire, toutefois, au vu du grand nombre de sites, de cimetières, de nombreuses nationalités, il a été difficile de se prononcer. Le dossier n’était pas complet. Un travail énorme restait à faire entre petits et grands cimetières, petits et grands mémoriaux.

 

Devra-t-on donc abandonner le classement de certains de ces sites?

Sur la forme, on garde toujours cette idée de ligne de front tout en regardant les sites qui sont les plus stratégiques. On en saura plus après la présente réunion, tout en sachant que le dossier a été retravaillé. À l’issue de la réunion d’aujourd’hui nous saurons quels sont les points à retravailler pour que le dossier puisse avancer.

 

Qui sera présent au colloque?

Notons la présence de nouveaux pays, tels que le Sénégal et la Côte d’Ivoire, pays qui font partie du jury et qui ont participé à la guerre. J’ai fait pression pour que l’Inde soit partie prenante dans le projet ainsi que le Commonwealth avec l’ensemble de leurs cimetières et mémoriaux. La particularité de Richebourg c’est que le Cimetière portugais y soit situé. On a eu la visite des Présidents Français et Portugais en 2018 lors du Centenaire de la commémoration de la Bataille de La Lys, il y a l’intérêt des écoles de Richebourg et du Portugal, récemment on a eu l’inauguration du Jardin de la Paix. Tout cela démontre l’attachement de la commune de Richebourg au Portugal. Il y a également le monument portugais de La Couture, dans la région on reste très attachés au Portugal. Nous avons, par ailleurs, dans notre commune, le Mémorial Indien et Cimetière Britannique du Touret, de là tout l’intérêt du classement de la région au Patrimoine de l’Unesco et si le Cimetière portugais de Richebourg est classé, forcément le Jardin de La Paix le sera, ainsi que le Monument portugais de La Couture.

 

La réunion d’aujourd’hui c’est comme qu’un nouveau départ?

Il y a eu une première évaluation en 2017 et 2018. Là, on va réactiver le dossier avec l’ensemble des évaluations. Sans doute un nouveau calendrier du projet va être mis en place. D’après les éléments que j’ai pu avoir auprès Marie-Madeleine Damien, Secrétaire Générale de l’Association Paysages et Sites de Mémoire de la Grande Guerre, Professeure Emérite de l’Université de Lille, qui porte le dossier, on est sur la bonne voie, et s’il y a des problèmes à dépasser on va se battre pour les dépasser.

 

Dans cette réunion, en plus de vous y a-t-il d’autres représentants portugais pour défendre le dossier?

J’ai sollicité, Monsieur l’Ambassadeur du Portugal qui m’a envoyé une lettre de soutient, j’ai l’appui du corps diplomatique, côté français, de Bruno Cavaco, Consul honoraire du Portugal dans les Hauts-de-France et du côté belge du Consul honoraire de Gand, Bruno Joos de ter Beerst, j’ai leurs appuis et celui de leurs réseaux.

 

Quels peuvent être les bienfaits du classement, pour votre ville?

Nous avons dans notre commune une aire de camping-cars et tout l’aspect touristique qui va avec. L’aspect touristique va forcément de pair avec l’aspect économique et culturel. Personnellement je travaille sur deux échelles: celle de la commune et celle de l’agglomération, l’une doit aller avec l’autre, on doit partager.

 

Rappelons ici les propos tenus par le Ministre Portugais de de la Défense de l’époque, João Gomes Cravinho, à LusoJornal, lors de sa visite au Cimetière de Richebourg le 10 octobre 2020.

À la question que nous lui avons posée: «Le cimetière militaire portugais de Richebourg, ainsi que d’autres lieux ici dans la région, est candidat au statut de patrimoine mondial de l’Unesco. Quelle est l’importance de cette candidature et l’importance pour ces lieux de mémoire?», la réponse du Ministre a été: «Je pense que le Cimetière de Richebourg, plus les autres lieux sur un rayon de 150 à 200 kilomètres, font déjà partie, d’une certaine façon, du patrimoine mondial. Il n’est pas encore reconnu en tant que tel, mais je pense que la candidature à l’Unesco aidera à la reconnaissance formelle et à la publicité qui s’impose. Quoi qu’il en soit, ils font déjà partie de notre patrimoine individuel et collectif, et il faut savoir les cultiver à la juste place que méritent tous ces sites. L’un des moyens de la reconnaissance est précisément par l’intermédiaire de l’Unesco. Le Gouvernement portugais soutient cette candidature, notamment au niveau diplomatique et avec tous les moyens possibles, car nous avons ici une partie importante de notre histoire».

 

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