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Une “professeure de samba” venue de France pour le carnaval au Cabo Verde, c’est quelqu’un qui a fait un excellent choix pour ses vacances, ça peut donner des idées…

C’est quelqu’un qui a tout compris, comme d’autres visiteurs et touristes qui se mêlent à la foule des joyeux lurons. Le carnaval est la fête de tout le monde.

Mais voir une sambiste venue de France devant les caméras de TF1 telle une star attendue au pays du carnaval – ça, j’ai du mal à comprendre… tout “professeure de samba” qu’elle soit!

Je ne peux m’empêcher de penser à certains media français: là où il y a un Français, tout se passe autour de lui! Un Français dans la foule? La foule importe peu! 200 personnes tuées dans un crash, et de qui parle-t-on? Du seul Français qui était dans l’avion et qui en est sorti indemne ou blessé!

Les media français et leur franco-narcissicisme? Coupé! Pas tous… et pas toujours. Cette fois, sans doute! Une sambiste française dans la foule, et c’est à travers elle que l’on montre le carnaval de Cabo Verde… à Praia!

Tout d’abord, un conseil: un journaliste voulant montrer le carnaval caboverdien en France, c’est à Mindelo qu’il est attendu! Il se passe sans doute bien des choses à Praia, mais le carnaval, c’est bien à S. Vicente que cela se passe! A S. Nicolau aussi, ça vaut bien le détour. Quand bien même la fête du Rei Momo se développe sous les meilleurs auspices dans la capitale, comme dans les autres îles, elle n’a pas le même éclat ni la même éxubérance qu’à S. Vicente ou à S. Nicolau.

Aussi je ne dirais pas que “le carnaval de Rio s’invite au Cap-Vert”, je n’aurais pas donné ce titre à un reportage. Non, chacun son carnaval!

Mais cete comparaison me rappele à une évidence: lorsqu’on veut montrer le carnaval brésilien, on ne va pas à Brasília, on va à Rio! En France on met plus en avant le carnaval de Nice, pas vrai?

TF1 a eu le mérite de penser à notre carnaval, chapeau! Mais c’est la consternation qui s’est invitée à la fête en rapportant un “carnaval fauché, avec des costumes de fortune” (en portugais, “sem vintém e com trajes feitos de retalhos”). Si l’équipe avait été voir du côté de Mindelo, sans doute aurait-elle été émerveillée par un magnifique spectacle de rue qu’elle ne serait pas prête d’oublier. Eblouie par cette incroyable créativité artistique du peuple de S. Vicente.

Mais le carnaval ne meurt pas: l’année prochaine, peut-être?

 

 

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