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Voilà une soirée brésilienne qui promet: choro, gafieira et samba, le vendredi 2 février, au Mojitos & More, à Montreuil (banlieue parisienne). Pour fêter la sortie de son premier album, “Títulos de nobreza”, le groupe Pingo de Choro, en compagnie de la danseuse Juliana Sanches et de l’équipe de l’Institut Culturel Franco-Brésilien Alter Brasilis propose une soirée consacrée essentiellement au choro, cette musique syncopée issue d’un mélange Europe-Afrique.

L’album “Títulos de nobreza” est l’aboutissement du projet à l’origine de la création du groupe Pingo de Choro: interpréter des choros chantés et des musiques des années 30/40, époque dorée de la chanson brésilienne. C’est dans les “rodas de choro” (sortes de “jam session”) que les quatre musiciens qui composent ce groupe se sont rencontrés: Adriana Arnaud (chant), Thierry Moncheny (guitare 7 cordes), Kaba do Pandeiro (percussions) et Julien Hamard (cavaquinho).

Parallèlement à son travail autour des répertoires du choro chanté et des sambas des années 30/40, Pingo de Choro a créé en 2015 sa version de Ópera do Malandro, qui à l’origine est une magnifique pièce de théâtre écrite par Chico Buarque en 1978, inspirée elle-même par L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill. Elle raconte l’histoire de Max Overseas, “malandro” du quartier de Lapa à Rio de Janeiro dans les années 40, personnage icône d’une certaine idée d’identité brésilienne.

À propos du choro, Maria Inês Guimarães, pianiste, musicologue et compositeur, Présidente du Club du Choro à Paris, avec 11 CD musicaux à son actif, nous disait ceci au cours d’un entretien qu’elle nous avait accordé ici-même: “La version la plus répandue dit que le choro serait issu des danses de salon de Rio (valse, polka, scottish) à la fin du XIXè siècle. Il s’est alors produit le même mélange qu’on peut entendre dans la biguine, le tango ou le ragtime. D’autre part, au XVIIIè siècle, au Brésil, il y avait aussi la modinha, qui était chantée et qui avait provoqué des escarmouches parmi les connaisseurs. Certains affirmaient qu’elle était apparue avant la moda, d’autres le contraire. On dit aussi que la modinha était la manière brésilienne de chanter les chansons qui venaient du Portugal. En fait, la modinha, mais aussi le lundu, syncopé et plus rythmé, sont les précurseurs du choro, qui aujourd’hui est bien vivant dans toutes les villes du Brésil. Il est devenu une musique instrumentale qui a suivi les déplacements des populations vers l’intérieur du pays, surtout à partir des années 60. Il influence toute la musique populaire brésilienne chantée. Les plus grands instrumentistes de la MPB viennent du choro, qui nourrit également les musiciens classiques, comme Villa-Lobos”.

 

Pingo de Choro

Vendredi 2 février, 20h00

Au Mojitos & More

Montreuil (93)

Entrée libre

 

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