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Le Lectorat et le Groupe d’Études Portugaises de la Faculté Arts, Lettres, Langues de l’Université Jean Monnet de Saint Etienne, organisent la 23ème édition du Printemps des Poètes qui devient le Printemps du Désir. Sur les traces de Fernando Pessoa, ce nouveau Printemps des poètes propose un intéressant voyage vers un espace sidéral, un espace d’étoiles de désir.

Du 13 au 29 mars, «nous serons portés par les désirs d’ailleurs de Fernando Pessoa, le désir de liberté de Rimbaud, les désirs tragiques de Shakespeare et tant d’autres… Tantôt festive, amoureuse ou contemplative, la poésie donnera vie à notre désir de printemps!» a dit dans son discours la Ministre de la Culture lors du lancement du programme.

A Saint Etienne, le Printemps des Poètes fait escale à l’Université Jean Monnet le 25 mars, avec un hommage à toute la poésie bercée en langue portugaise, avec quatre rencontres avec les écrivains Mário Máximo, Olinda Beja, José Luís Peixoto e Cristina Semblano, suivie d’une Table Ronde autour de la thématique du Désir. L’évènement se fera à distance à travers la plateforme de LusoJornal.

Cette activité culturelle est organisée par le Groupe d’études portugaises de l’Université Jean Monnet en collaboration avec LusoJornal, la Bibliothèque universitaire, la Faculté Arts Lettres et Langues et le soutien de Camões I.P-Instituto da Língua e da Cooperação.

 

Les participants:

 

José Luís Peixoto

Né à Galveias en 1974, dans la région de l’Alentejo, José Luís Peixoto a été honoré avec un nombre impressionnant de Prix littéraires: Prémio jovens criadores (1997, 1998, 2000), Prémio José Saramago (2001), Prémio de poesia Daniel Faria (2008), Prémio Cálamo Outra Mirada (2008), Prémio Libro d’Europa (2013), Prémio da Sociedade Portuguesa de autores (2013), Prémio Oceanos (2016). L’Université Jean Monnet avait déjà accueilli l’écrivain en 2014, quelques années après les premières versions françaises de ses œuvres: «Sans un regard» (2003), «Une maison dans les ténèbres» (2006), «Le cimetière des Pianos» (2008), «Livro» (2012), «La mort du père» (2013), «Soufre» (2017). José Luís Peixoto écrit des romans, des récits de voyages, de la poésie et du théâtre. De 2000 à 2015 il a publié les romans “Morreste-me” (2000), “Nenhum Olhar” (2000), “Uma casa na escuridão” (2002), “Antídoto” (2003), “Minto Até ao Dizer que Minto” (2006), “Cemitério de Pianos” (2006), “Hoje Não” (2007), “Cal” (2007), “Livro”, (2010), “Abraço” (2012), “Dentro do Segredo” (2013), “Galveias” (2014), “Em teu ventre” (2015). Il a également produit de la poésie et du théâtre, notamment: «A Criança em Ruínas» (2001), «A Casa, a Escuridão» (2002), «Gaveta de Papéis» (2008); et le plus récent «Regresso a Casa» (2020). En ce qui concerne la production dramatique on retiendra les pièces «Anathema Estreada» (2006), «À manhã estreada» (2007) et «Quando o Inverno Chegar» (2007).

 

Olinda Beja

Olinda Beja est née à São Tomé et Principe en 1946 et vit actuellement au Portugal. Elle a étudié les Lettres Modernes à l’Université de Porto et a été par la suite professeure de portugais et de français tout en se consacrant à l’écriture. Elle a été à une période de sa vie enseignante de Langue et Culture Portugaise en Suisse. Son œuvre, déjà très vaste, reflète des thématiques telles que le Désir, la Beauté, le Mal, le Deuil, le Sexe, l’Émigration et le Mixage de Cultures. Olinda Beja a reçu, en 2013, le Prix Prémio Francisco José Tenreiro pour son œuvre «Grain de Café». D’autres titres viennent enrichir sa création poétique: “Bô Tendê?” (1992), “Leve, Leve” (1993), “No País de Tchiloli” (1993), “Quebra-Mar” (2001), “Água Crioula” (2002), “Aromas de Cajamanga” (2009), “O Cruzeiro do Sul” (2012), “À Sombra do Oká” (2015). Notre auteure a écrit aussi des romans, des nouvelles et des contes pour enfants: “Dias de Regressão” (1994), “Uma Pedra de Villa Nova” (1999); “Pingos de Chuva” (2000), “A ilha de Izunari” (2003), “Pé-de-Perfume” (2004), “Um grão de café” (2013), “Tomé Bombom” (2016), “Chá do Príncipe” (2017).

 

Mário Máximo

Est né à Lisboa le 19 septembre 1956. Il demeure un auteur engagé avec les études portugaises de l’UJM dans la promotion et la diffusion de la Lusophonie. Avec plus de 20 œuvres publiées (du roman, du théâtre, chroniques, contes et poésie), on signale ici les titres de ses romans: «A Ilha», «O Infausto Quarteto», «O Heterónimo de Camões» (en projet de traduction en version française), «O Diário dos Silêncios». On remarquera également la recente publication, 2020, de son conte/nouvelle «Quarentena ou a Liberdade Dentro de Uma Caixa» (Quarantaine ou la liberte dans une boîte) et le livre de chroniques «O Gosto da Palavra – Cem Crónicas Depois». La production dramaturgique est aussi bien présente dans l’œuvre de Mário Máximo: “Nickname et O Homem que Tinha a Música na Cabeça”; sans oublier de remarquer sa participation dans des anthologies telles que: “100 anos, Federico Garcia Lorca Homenagem dos Poetas Portugueses” (1998), “Antologia da poesia erótica” (1999), “Contos eróticos de Natal” (2000), “Timor – Do poder das armas à força do amor” (2002), “Poetas revisitam Pessoa – Antologia de Autores Portugueses e Brasileiros” (2003), “Neruda, Cem anos depois – Reflexos na Poesia Portuguesa” (2004). Tenant compte de notre reencontre du 25 mars, une attention particulière sera donnée à son oeuvre poétique qui a débuté dans les années 1980: “Um Milhão de Anos” (1986), “Meridiano Agreste” (1991), “Hedonista” (1994), “Paisagens da Utopia” (1996), “Arte Real” (1998), “Oração Pagã” (2001), “Dezanove Sonetos” (2003), “Prima Matéria” (2003), “Hangar de Sonhos – Odes Brancas” (2006), “Diário de Uma Ilha Distante” (2007), “Árvore Hedonista” (2008), “As Viagens Essenciais” (2011), “Mercador de Utopias” (2012), “Antologia – Poemas Escolhidos – 30 Anos de Poesia” (2016), “A Era dos Versos” (2018) et, spécialment, “As Portas da Noite” (2020). Mário Máximo est par ailleurs un grand défenseur et un grand promoteur de la Lusophonie. Il a été Commissaire stratégique de la Biennale des Cultures Lusophones de 2006 à 2016, a chapoté plusieurs projets sur la lusophonie aussi bien au niveau national qu’international. Il est le coordinateur de la gestion des «Prix de la Lusophonie». Pendant cinq ans il a présidé l’Associação Fernando Pessoa et il est citoyen honoraire de la Câmara Municipal de Ribeira Grande au Cap Vert. En 2017 il a reçu le Prix de la Lusophonie. En 2020 il a collaboré au projet Lusophonie -LUS’UTOPIE de l’Université Jean Monnet.

 

Cristina Semblano

Originaire de Ovar, Cristina Semblano est docteure en Sciences de Gestion de l’Université Paris. Elle vit actuellement à Paris où elle travaille dans le secteur économique. Par ailleurs, elle enseigne l’économie à l’Université Paris III – Sorbonne Nouvelle. Cristina Semblano poursuit une carrière assez diversifiée: elle est économiste, conférencière, journaliste et poétesse. Elle publie assez souvent de la poésie dans des journaux et dans des revues littéraires. Elle a aussi publié deux livres de poèmes: «A minha Língua, Confessions en Portugais et en Français» (2004) et «O Murmúrio do poço» (2011). Cristina Semblano publie régulièrement des textes sur l’économie dans des revues spécialisées (Portugal et France) et elle a collaboré dans la rédaction du livre Portugal 1974-2014, de la révolution à l’effondrement du modèle néo-libéral (2014); et a publié cette même année dans la revue Debates “Espoirs de logiques alternatives dans le monde”.

 

 

Fernando Pessoa, le grand poète de l’espace sidéral portugais invite à la réflexion sur la recherche du désir:

 

Il pleut. Qu’ai-je fait de ma vie?

J’en ai fait ce qu’elle a fait de moi…

De l’avoir pensée, mal vécue…

Tristesse d’un tel homme!

Dans une angoisse sans remède

J’ai de la fièvre à l’âme, et, quand je suis,

Je ne ressens que le manque, à même l’ennui,

De tout ce dont je n’ai jamais eu le désir.

Ce moi qu’autrefois j’aurais pu être,

Qu’est-il devenu? Plein de haines mesquines

Envers moi, me voici séparé

De moi. Si au moins il pleuvait moins!

 

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