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Ce début de printemps annonce les beaux jours et « la fin » d’une pandémie mondiale de deux longues années. Pour certains, la vie reprend son cours normalement, mais pour d’autres, les choses s’annoncent un peu plus compliquées.

 

Durant l’épidémie plusieurs industries ont été touchées « nous avons complètement fermé nos portes pendant le confinement » a déclaré le propriétaire du Restaurant du Minho, José Sampaio, situé à Saint-Etienne. Pendant que d’autres personnes ont continué de faire leur travail tant bien que mal en adoptant de nouvelles méthodes tel que le télétravail qui n’était pas au gout de tout le monde. « Il fallait s’organiser avec les nouvelles plateformes comme WebEx et Zoom pour poursuivre les cours » à déclaré la Directrice du Département des Langues étrangères appliquées (LEA) à l’Université de Jean Monnet de Saint Etienne, Rosa Maria Fréjaville.

Après quelques mois de confinement le Gouvernement français a mis en place de nouvelles mesures moins restrictives, mais tout autant contraignantes pour la grande majorité. « Nous pouvions reprendre les répétitions, mais c’était très compliqué avec les masques et la distanciation sociale » a déclaré le Président du groupe de folklore Flores do Lima de Bourges-Saint-Doulchard, José dos Santos.

Pour le Restaurant du Minho, ce n’était pas une mince affaire non plus. « Même si les gens avaient envie de sortir après le premier confinement pour se retrouver, ils ne comprenaient pas pourquoi à la maison on était 11 à table, mais au restaurant il fallait être 10 et séparé d’un mètre… ».

Les étudiants, quant à eux, revenaient peu à peu sur « les bancs de l’école », mais plusieurs étaient dépressifs, en manque de moyens ou bien encore perdus concernant leurs avenirs. « J’ai moi-même conseillé à plusieurs de mes étudiants d’aller voir une assistante sociale ou d’obtenir de l’aide auprès de l’Université » a confié Rosa Maria Fréjaville lors d’une interview à LusoJornal.

Le corps enseignant aussi devait adapter les cours qui étaient à moitié en distanciel, à moitié en présentiel, ce qui impliquait beaucoup plus de travail et énormément de préparation.

Malgré les aides gouvernementales, plusieurs entreprises ont fait faillite. Par manque de moyens, certaines sociétés devaient piocher dans leurs trésoreries pour ne pas mettre la clef sous la porte. Particulièrement les restaurants qui ont vu leur chiffre d’affaires baisser considérablement. C’est ce que nous a également confirmé José Sampaio, le patron du Du Minho. « Avant la pandémie, notre chiffre d’affaires mensuel était régulier, mais maintenant, nous ne savons pas si demain nous ouvrirons ou pas ».

Aujourd’hui, même si cette crise mondiale parait loin derrière nous, son impact est toujours bel et bien présent dans plusieurs domaines comme pour les groupes de folklore qui étaient complètement à l’arrêt durant le confinement. « Les gens ne viennent plus aux répétitions, ils ont d’autres choses à faire » a déclaré le responsable de Flores do Lima, mais heureusement pour eux, depuis la levée des restrictions et du Passe Sanitaire, les salles de spectacles sont remplies chaque week-end. Le groupe se prépare également à un évènement important qui aura lieu l’an prochain à Bourges : le Festivale de la Fédération du folklore portugais, qui était « en pause » pour des raisons pandémiques.

Cependant, la Covid était une expérience marquante qui n’a pas apporté que du négatif. En effet, Rosa Maria Fréjaville a remarqué certains aspects positifs tel qu’une certaine évolution numérique au niveau de l’université. « Avant cette crise, nous ne faisions pas de réunions en visioconférence avec les étudiants Erasmus par exemple, on s’envoyait des mails et parfois il fallait attendre des semaines pour avoir une réponse ». Elle a tout de même ajouté que le virtuel devait avoir une certaine limite et qu’il fallait maintenir le contact humain afin de ne pas être « robotisé ».

Pour le Restaurant du Minho, les choses s’annoncent un peu plus compliquées. En effet, d’après le propriétaire de l’établissement, la crise que nous avons vécu s’est accompagné d’une grosse perte de pouvoir d’achat. Les sorties aux restaurants ne semblent plus être une priorité pour les clients. Le propriétaire semble bien inquiet pour la suite des événements. « L’avenir ne donne pas vraiment envie… si demain il y a une autre crise similaire à la Covid, je fermerai le restaurant, car actuellement je travaille presque à la perte pour combler les trous et pour payer mes employés ».

 

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