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Depuis le 23 mai dernier, Bruno Duarte est le nouveau Maire d’Espirat, une petite commune de l’aire urbaine de Clermont-Ferrand, qui compte à peine 406 habitants. C’est là que l’actuel Maire s’est installé il y a quelques années avec son épouse. «Je garde un très bon souvenir de l’accueil qu’on m’a fait quand je suis arrivé dans la commune, et c’est ça qui m’a donné envie de m’investir pour tout le village».

Bruno Duarte est né à Clermont-Ferrand où ses parents sont arrivés dans les années 60, venus du nord du Portugal. «Mon père est originaire de la région de Braga et il est venu en France à l’âge de 16 ans. Il s’est installé dans la région de Clermont-Ferrand. Dans les années 60, il y avait des recruteurs pour les entreprises du bâtiment», rappelle-t-il, avant d’ajouter: «Ensuite, mes parents se sont mariés, et mon père a fait venir ma mère deux ou trois ans après, dans le cadre du regroupement familial».

«Je viens de l’immigration, même si je suis déjà la deuxième génération» dit-il au LusoJornal. «Mon parcours d’étudiant et professionnel ne me dirigeait pas vers la politique, mais quelques mois après mon installation dans la commune d’Espirat, avec ma femme, des personnes qui voulaient se présenter aux élections municipales sont venues me trouver et me demander ce que je voulais faire, et je me suis laissé tenter, car j’ai trouvé que c’était une bonne occasion de m’intégrer dans la commune. Quand on arrive, on ne connait personne ou presque personne et c’est difficile, mais mon caractère et ma façon d’être m’ont permis de rencontrer des gens et, petit à petit, rencontrer l’ensemble de la population, à travers du réseau associatif et sportif, notamment. J’ai démarré il y a seize ans, en tant que Conseiller municipal».

Bruno Duarte a 46 ans. Il travaille comme agent commercial dans le secteur automobile, et aujourd’hui il partage cette activité professionnelle avec les fonctions de Maire.

Il a devant lui un bon nombre de projets, mais celui qui lui tient le plus à cœur c’est celui de sauver l’école de la commune!

«Aujourd’hui ma préoccupation de tous les jours c’est de conserver notre école, parce qu’on est en regroupement pédagogique avec les communes de Raignat et de Chas et, malheureusement, parce qu’il y a un petit peu moins d’élèves, parce qu’il y a des problèmes de transport, ou des problèmes de cantine, cela peut créer des difficultés, et il est possible que dans un an ou deux on perde une, deux ou trois classes, ou carrément l’école de la commune. C’est mon cheval de bataille!»

Après les dernières élections municipales, en France, le nombre d’élus d’origine portugaise dépasse les 7.200. Bruno Duarte estime que l’on peut mieux faire! «Sur 35.000 communes, juste 7.200 élus lusodescendants? Bon ça pourrait être mieux», ironise-t-il. «Non, sérieusement, je trouve que c’est très bien, car ce n’était pas le cas quand j’ai démarré. Ce n’était pas aussi marqué. Donc, je trouve que c’est bien que les personnes comme moi, d’origine portugaise, s’investissent dans leur commune. Cela veut dire que cette deuxième génération est très bien implantée, bien intégrée, et veut faire avancer les villages et les villes. La Communauté portugaise a fait beaucoup de choses pour être acceptée, et je crois qu’il faut tirer le chapeau bien bas à nos parents et à nos grands-parents, qui ont fait le travail pour nous».

La commune d’Espirat, située dans le département du Puy-de-Dôme, a subi beaucoup de transformations au long des siècles. Depuis la guerre de Cent Ans, de 1337 à 1453, jusqu’à nos jours, la région s’est peuplé et dépeuplé considérablement. En 1800, Espirat comptait 1.147 habitants, mais en l’an 2000, la population avait diminué de plus de la moitié!

 

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