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Malgré la crise sanitaire et la mise en place d’un nouveau confinement national, le Championnat de D1 futsal est autorisé à continuer. Dans le cadre de la 7ème journée, le Sporting Club de Paris s’est déplacé samedi dernier dans le Var pour affronter Toulon Elite Futsal, un club à la recherche de son premier succès cette saison (2 nuls et 2 défaites).

Dans un Palais des Sports vide, huis clos oblige, les verts et blancs vont faire un début de match catastrophique. Incapables d’aligner 2 passes, pris à la gorge par des Toulonnais affamés, les Parisiens se retrouvent menés 2-0 après seulement 3 minutes de jeu. A la 2ème minute, c’est Nito, seul face au but, qui reprend un centre venu de la droite et dans la minute suivante c’est Ouadi qui remonte le ballon côté gauche et s’en vient battre Haroun.

Rodolphe Lopes, l’entraîneur parisien, demande un temps mort pour remobiliser son équipe. Son intervention semble produite de l’effet puisque le Sporting Club de Paris maîtrise davantage la rencontre, mais bute sur une équipe bien regroupée qui procède maintenant par contre.

Le premier tir des Parisiens est à mettre au crédit de Caio, à la 5ème minute, mais cette tentative passe largement au-dessus du but toulonnais. Haroun est mis à contribution à plusieurs reprises par Thiago et Nito mais il parvient à empêcher un nouveau but, parfois de façon spectaculaire. Du côté de Paris, Soumaré est au four et au moulin en défense et en attaque mais ses tentatives trouvent le cadre mais aussi le gardien. A la 12ème minute, son tir est relâché par le goal mais pas de parisien pour reprendre le ballon. Les occasions parisiennes sont lointaines car les joueurs n’arrivent pas à s’approcher du but.

Cette première mi-temps est également marquée par un étrange arbitrage: les verts et blancs récoltent 3 cartons, non pas pour des fautes mais pour contestation (légitime quand on subit une faute qui n’est même pas sanctionnée d’un coup franc) ou simulation quand il faut bien plonger au-dessus de l’adversaire pour éviter son tacle alors que dans le même temps, les toulonnais commettent de véritables fautes non sanctionnées.

Toujours est-il que cette première mi-temps se termine à l’avantage de Toulon EF même si les parisiens ont beaucoup mieux fini ce premier acte (2-0)

Le début de la seconde mi-temps était prometteuse pour le Sporting Club de Paris qui démarrait le plus fort. Hélas, Soumaré écope d’un second carton jaune pour une faute (dont les images montreront l’inexistence) et du coup se trouve exclu du match… il reste 22 minutes à jouer.

Bizarrement, le meilleur homme de la première mi-temps n’a pas le droit de finir la partie! Le Sporting Club de Paris doit jouer 2 minutes en infériorité numérique, mais les toulonnais ne valident pas cet avantage. Au contraire, les visiteurs se procurent même 2 occasions intéressantes.

A partir de ce moment-là, les Parisiens prennent nettement l’ascendant sur ce match: tentatives de Barboza, Saadaoui, Caio… Il est évident qu’à un moment donné, les hommes du Capitaine Teixeira vont être récompensés. C’est chose faite à la 26ème minute par un joli but de Saadaoui (2-1).

Toujours dominateurs mais subissant des fautes non sanctionnées, les Parisiens s’énervent et sont punis par des cartons pour contestation (Haroun, Rodolphe Lopes).

Evoluant en contre, Toulon ajoute un 3ème but par Nito qui dribble Haroun avant de marquer dans le but vide (3-1, 33 min).

Désirant gagner ce match qui semble malgré tout à leur portée, les verts et blancs passent en power play et sont récompensés aussitôt par un but de Caio (33 min). Continuant leur marche en avant, les visiteurs se montrent encore dangereux par Barboza et Caio. Alors que son équipe vient d’écoper de sa 5ème faute (1 pour Toulon!), Teixeira égalise à la 35ème minute (3-3).

Une victoire parisienne semble possible! Mais un moment coupable de passivité aux abords de la surface de réparation permet aux toulonnais de récupérer le ballon et Franco lobe Haroun venu à sa rencontre (4-3, 38 min). Il est trop tard pour les Parisiens qui ont vécu une fin d’après-midi cauchemardesque.

Si tout n’a pas été parfait, l’adversité était trop forte pour le Sporting Club de Paris. Sans enlever de mérite aux joueurs toulonnais qui ont fait ce qu’il fallait pour l’emporter, il est indéniable qu’un arbitrage plus juste et plus mesuré aurait certainement influencer sur le déroulement de la rencontre. Il est regrettable que l’arbitrage d’une rencontre regroupant une bonne demi-douzaine d’internationaux rompus aux joutes internationales et arbitrés en conséquence soit donné à un duo non compatible avec ce genre de rencontre. Malheureusement les images sont là et parlent d’elles-mêmes. A la décharge des arbitres, il est évident qu’ils appliquent sans discernement un barème imposé sous peine d’être sanctionnés lorsque leurs responsables visionneront les images. C’est triste et peu favorable au développement du futsal en France.

Cette défaite est assurément un coup d’arrêt pour le club parisien. Plus que la manière (hormis le débit de la première mi-temps) ce sont les circonstances qu’il faut retenir. La victoire était possible et c’est ce qui est plus rageant. Maintenant il faut se tourner vers le prochain match qui les opposera à Paris Acasa dans 2 semaines. Le Championnat est encore long et tout est encore possible. Il faut continuer d’y croire et espérer que la Commission arbitrale fera de meilleurs choix pour les matchs à venir.

 

Toulon Elite Futsal 4-3 Sporting Club de Paris

Buteurs: Sporting Club Paris: Saadaoui, Caio et Teixeira. Toulon Elite Futsal: Nito x2, Ouadi et Franco.

 

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