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Luc Gruson, l’ancien Directeur du Musée national de l’histoire de l’immigration va publier un livre sur la genèse du Musée, avec préface de Jacques Toubon et postface de Benjamin Stora.

Luc Gruson est un lusophile et un passioné par le Portugal. Il se rend fréquement en Algarve où il a une maison avec sa femme, Fernanda Silva.

Le livre la paraître en septembre, à la Documentation Française – collection Musées-Monde – avec le soutien du Comité d’Histoire du Ministère de la Culture et de l’Établissement public du Palais de la porte dorée.

A l’occasion des 10 ans de l’ouverture du musée national de l’histoire de l’immigration, cette monographie retrace la genèse de ce musée hors normes, depuis l’ADRI (Agence pour le développement des relations interculturelles) jusqu’à l’Établissement public du Palais de la porte dorée. Elle s’appuie sur des archives largement inédites, celles de l’ADRI, celles de la mission Toubon, ainsi que sur les archives personnelles de l’auteur.

Luc Gruson avait été précédemment Directeur du GIP de préfiguration de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, Directeur de l’ADRI, Directeur de la Saline Royale d’Arc et Senans et Professeur associé à l’Université de Franche-Comté (laboratoire Thema).

Le premier chapitre du livre est donc consacré à l’ADRI et à l’histoire tumultueuse de la prise en compte de la question de l’immigration dans les politiques culturelles. «L’hypothèse est que le projet d’un musée consacré à l’histoire de l’immigration constitue le résultat final d’une lente évolution de la conception des relations culturelles entre la France et ses populations d’origine étrangère. Le livre montre comment cette conception a évolué, souvent de manière confuse, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et surtout à partir des années 80».

Le second chapitre est consacré à la mission confiée à Jacques Toubon en 2003 pour proposer ce qui deviendra ensuite la Cité nationale de l’histoire de l’immigration.

Jacques Toubon, ancien Ministre, ancien garde des Sceaux, a présidé la Mission de préfiguration de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration et son Conseil d’Orientation jusqu’en 2014. Il est depuis cette date le Défenseur des Droits.

Liée au contexte de l’après 2002 et au plan de relance de l’intégration mis en place par le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin, la Mission Toubon organise une convergence et un consensus entre les revendications de reconnaissance des militants associatifs, le travail des historiens de l’immigration et la volonté politique de «changer les regards sur l’immigration».

Le troisième chapitre évoque les deux années brèves mais intenses de la préfiguration du musée. La Cité nationale de l’histoire de l’immigration prend corps avec la réalisation à marche forcée du projet scientifique et culturel, du programme architectural et des premiers travaux d’installation au Palais de la porte dorée destinés à permettre l’ouverture de l’exposition permanente en 2007. Elle révèle également les choix implicites ou explicites effectuées.

Il n’y a pas beaucoup de pièces portugaises dans ce Musée. D’ailleurs c’est une critique qui vient souvent dans la Communauté portugaise. Mas on peut voir des objets notamment de José Baptista de Matos.

Le dernier chapitre revient très longuement sur les aléas qui ont émaillé les premières années de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration: sa non inauguration en 2007, son occupation par les travailleurs sans papiers en 2010, les polémiques sur le projet.

«Après le changement de gouvernance et l’arrivée de Mercedes Erra, on comprend mieux comment le projet a été relancé à partir de 2011 malgré des moyens en baisse, avec la refonte de l’offre, le travail sur l’image et la notoriété et surtout l’abandon de l’appellation Cité nationale de l’histoire de l’immigration pour celle de Musée national de l’histoire de l’immigration, désormais intégré dans l’Établissement public du Palais de la porte dorée constitué en 2012».

Le récit s’achève sur une page qui se tourne et sur une nouvelle page qui s’écrit: en 2014, Jacques Toubon quitte la Présidence du Conseil d’Orientation du Musée. Benjamin Stora le remplace. Après sept ans, le Président de la République François Hollande vient inaugurer officiellement ce qui s’appellera désormais le Musée national de l’histoire de l’immigration.

Benjamin Stora, Historien, Inspecteur général de l’Education nationale, est actuel Président du Conseil d’Orientation du Musée de l’histoire de l’immigration depuis 2014, signe donc le Postface.

 

200 pages, format 16×24, 18 euros

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