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Fruit d’échanges entamés depuis quelque temps entre des organisations locales portugaises et françaises, plus précisément entre l’Alentejo et des Hauts-de-France, la présence dans cette dernière d’un nombre d’immigrés ou lusodescendants originaires de la région d’Aljustrel et le travail entrepris des frères Cavaco – Bruno Cavaco en tant que représentant du Comité France Portugal Hauts-de-France et Manuella Cavaco en tant que Conseillère municipale de Loos-en-Ghoelle, membre de la Commission de la jeunesse, du sport, de l’urbanisme et du développement durable – une délégation de 18 personnes faisant partie de l’association ESDIME visite la région Hauts-de-France entre les 3 et 6 décembre.

C’est une visite d’étude et pour la mise en commun d’expériences.

Font partie de la délégation d’ESDIME, les Maires des villes d’Aljustrel, Ferreira do Alentejo et Almodôvar, deux techniciennes des villes de Castro Verde et Odemira, des associations de gestion des eaux, l’Institut polytechnique de Beja et deux incubateurs de la région.

Le programme de la visite a été confié, dans la région Hauts-de-France, au consultant Étienne Anginot.

Pour bien comprendre le but de cette visite, il nous faut faire une petite présentation d’ESDIME.

L’ESDIME – Agence pour le développement local de l’Alentejo Sudoeste – est née en 1998. Basée à Messejana, dans la municipalité d’Aljustrel, elle a comme but de «valoriser et responsabiliser les personnes, les organisations et les territoires, soutenir l’esprit d’entreprise et l’initiative locale, stimuler le développement durable, développer des projets de coopération, diagnostiquer et produire des connaissances pour soutenir les interventions sur le territoire». Grâce à une évaluation effectuée en 2015, l’ESDIME a obtenu la certification ISO 9001.

La mission technique qui visite les Hauts-de-France résulte du projet «Leader Inov @ – Promotion de l’esprit d’entreprise et de l’innovation territoriale» et est financée par Alentejo 2020, Portugal2020 et le Fonds social européen.

Le 1er jour de la visite, les participants se rendront au Germoir, à Ambricourt. On y pratique une production agricole dans un meilleur respect de l’homme et de son environnement.

Le 4 décembre, le matin commence par une visite à l’association «A petits pas», à Ruisseauville. Chrysalide, y a son siège. Il s’agit d’une couveuse d’entreprises en milieu rural qui porte des projets autour de la sensibilisation environnementale. L’après-midi sera consacrée à la visite à Éco Pôle Alimentaire à Vieille Église. Visite du site et échange sur la production à petite échelle de fruits, légumes en soupes, plats cuisinés, confitures.

Le jeudi 5 décembre, à Ambricourt, les membres d’ESDIME pourront échanger avec l’Association Energéthic, une association d’accompagnement des territoires pour mettre en œuvre des projets d’énergies renouvelables. L’après-midi, réunion au syndicat Mixte de Montreuillois avec des décideurs locaux.

Le dernier jour de la visite, le vendredi 6, sera assez chargé, avec un programme qui commence à 9h00 à la Mairie de Loos-en-Gohelle. Manuella Cavaco présentera le projet global de territoire et du processus de résilience, des résultats et des modes de travail participatifs. S’en suivra une visite de 6 kilomètres, à pied, à travers la ville. La balade studieuse, passera par des lotissements bioclimatiques, des jardins partagés et des locaux exemple de comment fait-on la gestion des eaux de pluie. Une visite est également prévue au site du 11-19 dédié aujourd’hui à la transition écologique et au Musée du Louvre-Lens situé sur un ancien puits de mine.

Rappelons que la ville de Lens a offert, en juin dernier, à la ville d’Aljustrel le Totem de l’euro 2016 pour saluer la victoire du Portugal à l’Euro 2016.

L’immigration relie les Hauts de France à la région d’Aljustrel depuis le milieu des années 1960, le Directeur des Mines d’Aljustrel a, dans le passé, été un Lensois, M. Lagache. Paolo da Encarnação, l’artisan ferronnier, récemment mis à l’honneur au Salon des Métiers de l’Art de Lens est originaire d’Aljustrel.

Des liaisons déjà anciennes, qui prennent aujourd’hui une forme plus technique et officielle, avec, on l’espère, une coopération entre les deux régions, qui va se nourrir et développer à la suite de ce type d’échange.

 

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