À seulement 15 ans et demi José de Sousa Gonçalves quitte l’école avant d’entrer dans le bâtiment. Son parcours est difficile, parfois chaotique, mais il ne cesse de gravir les échelons grâce à son énergie et à la valeur du travail. Parti de rien, il dirige aujourd’hui des entreprises réalisant près de 40 millions d’euros de chiffre d’affaires. Il défend également une vision forte de communauté portugaise en France marquée par son évolution et son ascension sociale. Entrepreneur aujourd’hui, il nourrit désormais de nouvelles ambitions politiques. Une trajectoire exceptionnelle qui force le respect.
Originaire de l’île de Madeira, où il est né, José de Sousa Gonçalves est arrivé en France à l’âge de 2 ans. Il est aujourd’hui gérant d’entreprise du groupe NAES (holding), entreprise spécialisée dans la rénovation et la décoration d’intérieur, dont le siège social se trouve au Portugal, à Póvoa de Varzim. Il dirige également la société TBS (Technologie du Bâtiment et Services), spécialisée dans le second œuvre et la réhabilitation énergétique des bâtiments. «L’ensemble de nos sociétés fait un peu moins de 40 millions euros de chiffre d’affaires et on a à peu près 70 compagnons».
José de Sousa Gonçalves a connu un parcours assez particulier et atypique : «J’ai arrêté l’école bien que j’étais premier de la classe. J’avais 15 ans et demi lorsque mon père m’a attrapé et m’a mis dans le bâtiment». Par la suite, il a gravi tous les échelons, en passant de la main-d’œuvre à Directeur général d’entreprise. Il a ensuite créé TBS en 2010. L’entreprise réalisait au départ 320.000 euros de chiffre d’affaires et atteint aujourd’hui 22 millions d’euros. «Mon parcours était assez chaotique, assez difficile, mais il est basé sur l’énergie et sur ce qui représente chez nous la valeur du travail. J’ai énormément travaillé, j’ai beaucoup respecté mes compagnons et mes partenaires, ce qui m’a permis d’être là aujourd’hui».
Il défend par ailleurs une vision de la Communauté portugaise qui a beaucoup évolué, qui s’est élevée au fil des générations, connaissant une véritable ascension sociale: «La 3ème et la 4ème génération de Portugais, ne sont plus des carreleurs ou des maçons de base. Ils sont tous devenus – ou en tout cas la plus grande partie d’entre eux – des acteurs importants et productifs au sein de notre société. Généralement, ils font maintenant partie de la classe moyenne. Il faut sortir des clichés habituels où les gens sont tous dans le bâtiment. Ce n’est pas du tout le cas. Maintenant, il y a de moins en moins d’entrepreneurs portugais dans le bâtiment et de plus en plus dans les nouvelles technologies…»
José de Sousa Gonçalves soutien également le fait que cette Communauté est aujourd’hui bien intégrée en France pour plusieurs raisons : «La Communauté portugaise est une Communauté assez productive et assez impactante dans la vie du pays, tout en la respectant et en proclamant la valeur du travail et la valeur du respect. Je pense que c’est pour cela qu’on est bien vus partout où nous allons».
Par ailleurs, José de Sousa Gonçalves s’est également engagé en politique locale. Il n’a pas été candidat, mais il a soutenu un de ses amis aux élections à Argentan (61), où son équipe a remporté le scrutin avec 70% des voix. Ce dont il est assez fier.
Aujourd’hui, il regarde vers l’avenir avec de nouvelles ambitions. En effet, il souhaite s’implanter encore plus en Normandie, à Argentan. Il a par ailleurs racheté une autre entreprise là-bas dans l’objectif «qu’elle se développe me permettant par la suite de m’impliquer dans des fonctions de plus en plus importantes dans la vie municipale, avec l’ambition de briguer la place de Maire aux prochaines élections municipales».
C’est d’ailleurs pour cette raison que l’entrepreneur a visité, cette semaine, le Salon des Maires d’Île-de-France, et en particulier, le stand de CIVICA, l’Association des élus français d’origine portugaise.
Avec, au départ, un parcours assez compliqué, José de Sousa Gonçalves a réussi à en faire une force qui, reliée à ses grandes ambitions, lui a permis aujourd’hui d’être chef d’entreprises.







