Jusqu’au 9 juillet, la Maison Gacha, à Paris, présente «Fenêtre sur l’Afrique», une exposition consacrée au peintre brésilien Gonçalo Ivo. Profondément inspiré par les cultures et les formes artistiques africaines, Gonçalo Ivo développe depuis plusieurs décennies une abstraction où couleurs, rythmes et structures géométriques occupent une place centrale.
À la Maison Gacha, ses peintures et sculptures entrent en résonance avec une sélection d’œuvres africaines issues de la collection du lieu – textiles kasaï de la République Démocratique du Congo, étoffes baoulés de Côte d’Ivoire, kentés du Togo ou encore calebasses perlées bamiléké.
L’exposition propose ainsi un dialogue entre la création contemporaine brésilienne et les arts africains. À travers des correspondances formelles, chromatiques et rythmiques, les œuvres révèlent des affinités visuelles qui esquissent un échange entre les cultures de l’Afrique et de l’Amérique latine.
Le travail de Gonçalo Ivo est le fruit d’une absorption consciente des cultures rencontrées. Il est comparable, dans le domaine de la littérature, à celui du poète brésilien Oswald de Andrade (1890-1954), auteur du célèbre «Manifeste anthropophagique», où est développée la théorie selon laquelle l’acte de création doit être un processus d’assimilation de l’Autre.
Gonçalo Ivo est né à Rio de Janeiro en 1958, dans une famille d’intellectuels où l’art et la littérature occupaient une place centrale. S’il étudie l’architecture et l’urbanisme à l’Université Fédérale Fluminense, c’est vers la peinture qu’il se dirige. En 1984 il s’impose comme l’une des figures marquantes de cette nouvelle génération d’artistes brésiliens. En 1999, il s’installe à Paris avec sa famille. En 2012, il entame une collaboration avec la galerie Boulakia, marquant une nouvelle étape dans sa trajectoire et l’année suivante il s’installe à Madrid. Au fil des années, Gonçalo Ivo multiplie les séjours aux États-Unis, où il travaille intensément, notamment à New York. De retour au Brésil en mai 2020, il retrouve son atelier de la ville de Teresópolis.
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Maison Gacha
5, rue des Épinettes
75017 Paris
(ouverte du mardi au samedi, de 11h00 à 18h00)
Entrée libre







