Lula Pena

«Au Fil des Voix» de l’Alhambra avec Lula Pena, Catia Werneck et Lucibela

Le rendez-vous des grandes voix du monde arrive avec le Festival Au Fil des Voix, du 29 janvier au 14 février, dans deux endroits de la capitale: L’Alhambra et le Studio de l’Ermitage. La lusophonie y sera représentée par les voix féminines de Lula Pena, Catia Warneck et Lucibela.

Les musiques des peuples du monde résonnent depuis la nuit des temps sur tous les continents. Aujourd’hui ce sont des artistes qui les font chanter, qui les amènent sur les scènes internationales. En 15 soirées et 24 concerts, des artistes de Guadeloupe, de Corse, du Bénin, du Pays Basque, d’Australie, du Brésil, du Cap Vert et du Portugal… se produiront à Paris.

Côté portugais, c’est un concert de Lula Pena qui sera proposé. La voix est douce et grave, musicale et précise, elle glisse parfois vers le murmure et même jusqu’au silence, puis rejaillit avec une belle éloquence.

Née à Lisboa, qu’elle quitte la première fois à l’âge de 15 ans pour Bruxelles, ses parents travaillaient en freelance, sa mère dans la gastronomie et son père dans le l’électricité. C’est à Barcelone, qu’elle va étudier le design et la communication visuelle, puis à Bruxelles, où discrètement s’enclenche sa carrière de chanteuse. Elle invente ses propres règles, tant dans la conduite de sa “carrière” que dans sa musique.

Sa voix est renversante et habitée, son jeu de guitare unique, son approche profondément émotionnelle et intuitive. La musique de Lula Pena est un organisme vivant. Elle navigue sur une mer étrange, dont les rivages ont pour noms folk blues, flamenco, chanson française, phado (elle aime l’épeler ainsi) ou bossa nova, qu’elle frôle tous sans en laisser aucun intact.

Son nouvel album «Archivo Pittoresco», (2017), reflète le vagabondage, et les textes des treize chansons de l’album circulent entre portugais, français, anglais, espagnol, italien et grec.

La brésilienne Catia Werneck montera sur la scène le même soir que l’artiste portugaise. Avec le nouvel album, «Jongando» la chanteuse sort des sentiers battus en rendant hommage au jongo, musique traditionnelle du Brésil, peu connue en Europe, et caractérisée par ses polyrythmies et percussions entrainantes.

Très populaire dans les années 30 au Brésil, le Jongo correspond à un langage codé qui permettait aux esclaves, sous des aspects festifs et légers, de communiquer entre eux à l’insu de leur maîtres. Pour ce nouvel album, Catia Werneck a écrit les textes et composé les musiques avec Munir Hossn, qui a travaillé sur des arrangements donnant une couleur très jongo.

Finalement du côté du Cap Vert, toujours à l’Alhambra, c’est Lucibela qui montera sur la scène, quelques jours plus tard, le 12 février. La chanteuse crée la surprise en 2017 et elle veut continuer le travail de Cesária Évora avec son propre talent. Véritable révélation pour les professionnels comme pour le public, elle éditera son premier album en février prochain, «Laço Umbilical».

Le festival Au Fil des Voix se définit comme un moment de partage et de découverte. Venir à la rencontre de mondes de musiques, écouter, apprécier des voix aux accents si différents, si riches d’histoires, c’est ce que le festival Au Fil des Voix propose chaque année à Paris depuis 11 ans.

 

Le mardi 30 janvier, 20h30

Lula Pena et Catia Werneck

 

Le lundi 12 février

Lucibela

 

Alhambra

21 rue Yves Toudic

75010 Paris

 

LusoJornal