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Le cabinet d’avocats Giambrone & Partners compte aujourd’hui sept professionnels à Porto et cinq à Lyon, dont deux portugais.

Giambrone est un cabinet d’avocats qui opère grâce à un réseau de bureaux à Barcelone, Gran Canaria, Glasgow, Lyon, Londres, Milan, Monaco, Naples, Palerme, Rome, Sassari, Porto, Turin et Tunis.

À ce jour, Giambrone emploie plus de 70 professionnels et utilise «un réseau d’alliances sélectionnées stratégiquement dans le monde entier, garantissant conseils d’experts et solutions juridiques aux clients privés et aux entreprises de toutes tailles».

LusoJornal s’est entretenu avec deux collaborateurs du bureau lyonnais, Angela Falqui et Giorgio Bianco.

 

Parlez-nous un peu de l’historique de votre Cabinet, comment est-il né, de qui est venu l’idée?

L’idée est venue du fondateur, Monsieur Gabriel Giambrone, nom que porte le cabinet italien d’origine, mais dans un esprit anglais. En fait, c’est en Angleterre que le premier bureau a vu le jour. Monsieur Giambrone a fait ses études et a commencé à travailler là-bas. Par la suite, il a ouvert le premier bureau à Londres, puis un deuxième en Italie. Nous avons créé un bureau en Sardaigne qui s’occupe de toutes les problématiques des Français en Italie et nos associés ont décidé d’ouvrir un bureau en France. Concernant la France, Angela Falqui m’a aidé dans le développement de ce bureau à Lyon, car moi je viens de prendre la gérance des bureaux en Tunisie. Le but n’était pas seulement de suivre le marché d’affaires entre l’Italie et la France, mais d’y traiter tous les services que nous proposons, notre emplacement à Lyon est donc stratégique au vu de la situation géographique de la ville au niveau européen, car nous sommes proches de l’Espagne et du Portugal. Ici à Lyon, beaucoup de citoyens, notamment portugais, ont des investissements en Angleterre ou des relations avec l’Italie, donc Lyon était une place européenne centrale et nous nous devions d’y être présents.

 

Combien de collaborateurs êtes-vous ici à Lyon?

Dorénavant nous sommes 5 collaborateurs de différentes nationalités. Nous avons ouvert ce bureau l’an dernier, mais nous ne sommes opérationnels que depuis janvier de cette année.

 

Vous avez 17 bureaux dont un qui se situe au Portugal, plus précisément dans la ville de Porto, à qui s’adressent vos services?

C’est un bureau plutôt récent qui a été créé l’année dernière. Nos services s’adressent aux résidents étrangers mais également à ceux qui ont des intérêts au Portugal et qui ne sont pas nécessairement résidents. Nous pouvons citer, par exemple, les personnes souhaitant créer une société, des retraités, des investisseurs dans l’immobilier, des particuliers, afin de les aider pour tout ce qui est du domaine du droit des familles, du droit du travail, du droit commercial, du recouvrement de dettes, etc… Nous avons également des citoyens portugais qui ont des intérêts en France, notamment ici à Lyon. Le fait d’avoir un bureau ici et là-bas facilite nos échanges.

 

Vos bureaux fonctionnent-ils par le biais du franchising?

Nous travaillons tous ensemble, nous sommes un seul et même Cabinet. Nous avons plus de 70 collaborateurs entre tous nos bureaux et sommes implantés dans plusieurs villes et dans plusieurs pays différents, mais nous sommes une seule et unique entité, donc pas de franchising.

 

Comment analysez-vous vos débuts ici à Lyon?

Ce n’est que le commencement de nos activités, mais il y a un vrai besoin, une nécessité de la part de nos clients étrangers de pouvoir communiquer avec un interlocuteur chez nous qui parle non seulement la même langue, mais qui peut aussi comprendre leur culture et donc il est beaucoup plus aisé pour nous d’identifier sa problématique.

 

Ces dernières années de Covid vous ont-elles été dures à gérer?

Pas du tout, parce que notre Cabinet est très bien développé au niveau du digital. Il y avait pour nous, deux choix possibles pendant cette crise. Soit celui de déposer le bilan, soit profiter de la situation pour investir. Nous avons choisi la dernière option.

 

Alors, quel a été le principal défi auquel vous avez dû faire face?

Nous avons été confrontés à un obstacle majeur. Le télétravail… Il est vrai que cette forme de travail a été très utile pour nous durant cette période, elle nous offre la possibilité de voyager et travailler en même temps. Néanmoins, c’était beaucoup moins motivant pour nos collaborateurs. Pourquoi? Parce que nous organisons chaque année une fête où l’on réunit tout notre personnel de tous nos bureaux. Ces dernières années, nous avons malheureusement dû reporter ce genre d’initiative à deux reprises à cause de la pandémie car les déplacements étaient compliqués. Heureusement, en mars dernier, nous aussi réussi à réunir les 70 collaborateurs à Londres et c’était magnifique, parce que ce genre de séminaires est l’occasion pour tout le monde de se rencontrer, se connaître sous d’autres formes que par courriel ou téléphone.

 

Quels conseils pourriez-vous donner aux jeunes qui souhaitent se lancer dans cette voie juridique?

Depuis que j’ai moi-même été formé, les choses ont beaucoup évolué. En fonction du pays, nous pouvons être plus ou moins bien payés, les valeurs d’un avocat seront également différentes d’un pays à un autre, c’est une profession extrêmement bien appréciée en Tunisie, en France, dans les pays latins comme l’Italie, l’Espagne ou le Portugal, les avocats sont très respectés comme le sont les notaires par exemple. Le principal conseil que je peux donner aux jeunes c’est d’étudier les langues, surtout parce que le monde change vite, la globalisation, l’internationalisation, deviendra la norme et il sera plus facile d’accéder au marché de l’emploi avec cet avantage car les marchés ne concentrent pas seulement à Lyon, en France ou au Portugal, mais bien plus loin et à plus grande échelle, le marché est mondial.

 

Comment voyez-vous le futur de votre métier?

L’avenir nous le dira… mais par exemple, je ne vois pas des robots nous remplacer, ce serait trop extrême! Un bureau à nous, dans le futur, sera doté d’une forte technologie, mais surtout de cultures différentes, pas seulement les langues, mais même les cultures, et ça c’est l’humain qui nous l’apportera. C’est la chose la plus difficile, je pense, à mettre en place. L’avocat du futur doit être globalisé et ne pas penser à rester au boulot comme avant! Il nous faudra trouver des solutions intelligentes pour les clients.

 

Pour conclure cet entretien, y a-t-il quelques informations importantes que vous souhaiteriez aborder?

Nous avons un département qui, on peut le dire, s’occupe de clients qui ont été escroqués par des sociétés qui n’ont aucune légitimité. Elles vont promettre tout et son contraire, afin de vous mettre en confiance et vous voler. Nous assistons à ce genre de phénomène dans toute l’Europe et nous avons des collègues vraiment préparés à Londres notamment pour ces missions.

 

Giambrone & Associados, Sociedade de Advogados, SP, RL

Rua de Sá da Bandeira 182

4000-428 Porto, Portugal

Infos: +351.221 451 016

porto@giambronelaw.com

 

Giambrone & Partners

41 Cours de la Liberté

69003 Lyon, France

Infos: +33.481.06.13.85

info@giambronelaw.com

 

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