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Carlos Moedas invité de la Chambre de commerce franco-portugaise pour promouvoir Lisboa

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Le Maire de Lisboa, Carlos Moedas, ancien Commissaire européen, a été l’invité d’honneur d’un déjeuner-débat, hier, organisé par la Chambre de commerce et d’industrie franco-portugaise (CCIFP) à la Coupole.

Dans une salle pleine d’entrepreneurs franco-portugais, mais aussi en présence du Secrétaire d’Etat portugais à l’Internationalisation Bernardo Ivo Cruz, du Député Paulo Pisco, de l’Ambassadeur du Portugal en France Jorge Torres Pereira et du Consul Général du Portugal à Paris Carlos Oliveira, Carlos Moedas a commencé par remercier le Président de la CCIFP, Carlos Vinhas Pereira. «Carlos Vinhas est un homme extraordinaire et un homme qui est un exemple, un exemple de notre Communauté portugaise à Paris, un homme qui s’est battu toute sa vie et qui aujourd’hui représente cette génération incroyable, qui a créé de la valeur, mais qui a établi aussi des ponts entre les générations des Portugais».

Ensuite il a raconté, dans un français parfait, «une histoire qui m’est arrivée il n’y a pas longtemps». «J’étais dans mon bureau et je reçois un appel de Tony Carreira et qui me dit qu’il y a un jeune garçon qui s’appelle Alexandre Monteiro, c’est un super street-artist, il a fait des expositions partout dans le monde, il est bien sûr d’origine portugaise, mais en fait il y a quelque chose qu’il n’arrive pas à faire: c’est qu’il n’a jamais été reconnu par son pays. Il a loué une salle à Lisboa pour faire son exposition, mais personne ne le connaît. Je l’ai appelé, j’ai dit Alex, tu viens déjeuner à la Mairie, je te mets le tapis rouge et je vais faire en sorte que tu sois connu à Lisboa. Il est venu, un garçon incroyable, 30 ans, mais aussi un travail incroyable. Il avait une statue dans son exposition, qui est une statue extraordinaire, et j’ai dit Alex on va mettre ça devant la Mairie. Il m’a dit, tu sais, ça, pour moi, c’est plus que tout. J’ai eu cette statue à Versailles, je l’ai eu à New York, mais cette statue devant la Mairie de Lisboa, ça va être la plus grande fierté pour mes parents. Vraiment, ça me touche beaucoup, parce que je suis arrivé dans ce pays qui est la France, et que j’adore, j’avais 23 ans et ma première expérience c’était de faire une émission à la radio Arc-en-Ciel, à Orléans, en contact avec la Communauté portugaise. J’ai compris la valeur du Portugal quand on est à l’étranger, la valeur du Portugal quand on n’est pas là-bas et cette valeur est énorme. Pour ce garçon, pour ses parents, c’était vraiment le plus important. Ce n’était pas New York, ce n’était pas Versailles, c’était d’être devant la Mairie de Lisboa».

Carlos Moedas a donc invité les participants au déjeuner-débat d’aller devant la Mairie de Lisboa pour voir la statue d’Hopare, aliàs Alexandre Monteiro. «Pour moi, c’était beau plus que de l’art, c’était de donner la parole à ceux qui sont d’origine portugaise, qui se sont battus toujours pour le Portugal, qui parlent du Portugal tous les jours, qui rêvent d’un Portugal qui parfois n’existe plus et qu’on leur doit une amitié profonde. On doit leur dire merci».

En se dirigeant aux présents dans la salle, «je veux dire merci à tous les investisseurs français qui sont venus à Lisboa. Au Portugal, normalement les politiciens ne disent pas assez merci à ceux qui investissent au Portugal. Moi, je voudrais dire merci d’investir dans ma ville de Lisboa, merci d’investir au Portugal. Cet investissement est très important pour nous et donc, tout ce que je peux faire pour faciliter la vie à ceux qui investissent dans la ville de Lisboa, je le ferai. Pour moi c’est quelque chose d’essentiel».

Ensuite, Carlos Moedas a souhaité parler de la ville de Lisboa et de ses rêves pour Lisboa. «Moi, je me suis candidaté à être Maire de Lisboa parce que j’avais un rêve, j’avais le rêve de dire que cette ville a un potentiel unique, il n’y a pas une ville qui a la lumière de Lisboa, cette lumière qui vient du ciel, l’hiver, l’été, plus de 300 jours de lumière incroyable par ans. Il n’y a pas d’autre. Il n’y a pas beaucoup de capitales comme Lisboa qui est près de la mer qui à cette énergie qui vient de l’Atlantique, elle a une énergie, une dynamique, c’est vraiment unique».

Le Maire de Lisboa poursuit en disant que «Lisboa peut être la capitale de beaucoup de choses, la capitale de l’innovation, la capitale de la culture, la capitale de ceux qui croient, comme moi, qu’il y a une création de richesse qui peut aider ceux qui ont le plus besoin et à Lisboa on ne peut jamais oublier ceux qui ont vraiment besoin. Si on arrive à construire cette ville de rêve, je pense qu’on peut, tous ensemble, avoir ‘the best of the best’, cette Lisboa qui est moderne, mais en même temps est en charge de ceux qui en ont le plus besoin, de cette Lisboa où les gens ne vont pas seulement pour le business… personne ne voyage uniquement pour le business, les gens voyagent pour les émotions, pour la culture, pour l’art».

Carlos Moedas a été Commissaire européen. «J’ai beaucoup travaillé à la Commission européenne en ce croisement entre l’art et la science, l’innovation et quand je suis arrivé, on a décidé de faire de Lisboa la capitale de l’innovation» explique dans son discours, en annonçant son projet de créer une «unicorn factory». «Quand j’ai lancé cette idée, beaucoup de personnes, à la télé, se sont un peu moqués de moi, mais ils se sont moqués de moi pour la mauvaise raison. C’était parce que pour un Portugais, parler d’une ville qui peut faire venir des grandes entreprises, c’était trop d’ambition pour un portugais. Je l’ai fait exprès, pour piquer ceux qui pensent qu’on ne peut pas avoir la même ambition que les autres pays européens. Or, on peut avoir cette ambition, on a cette capacité».

Il a expliqué ensuite que, depuis qu’il a été Maire de Lisboa, il a déjà réussi à faire installer dans la ville plusieurs grandes entreprises. «Lisboa aujourd’hui est un centre de grandes entreprises technologiques et on va lancer un programme pour accompagner ces entreprises dans leur croissance».

«Il faut que Lisboa soit la championne de la transition écologique. Mais il y a deux mondes dans la politique: il y a ceux qui veulent imposer la transition énergétique et qui disent aux gens qu’on va fermer la ville, qu’on va laisser uniquement les vélos, qu’on va exiger et imposer. Moi, je suis d’une école totalement différente: je veux construire la ville avec les gens. Dans la plupart des pays, on dit qu’on veut être neutre en carbone. Mais qu’est-ce que cela veut dire? Les gens, dans la rue, ne savent pas ce que ça veut dire. Donc, pour nous, ce sont des choses très concrètes. Par exemple, on va arroser tous les parcs de Lisboa, laver toutes les rues de Lisboa, avec de l’eau usée. On n’a pas besoin de laver les rues de Lisboa avec de l’eau potable. Ce sont des millions de mètres cubes d’eau qui seront économisés. Aujourd’hui on fait déjà ça dans 30 hectares dans le Parc Expo».

«Si on dit à la population qu’il faut éteindre toutes les lumières des magasins parce qu’il faut économiser, les gens ne comprennent pas. Mais si on leur dit qu’on est en train de changer seize-mille luminaires dans Lisboa, pour remplacer les ampoules classiques par des led’s et que cela fait une économie de 80% au niveau de la facture d’électricité, là tout le monde comprend».

Carlos Moedas a promis, également, de ne pas augmenter les taxes dans la ville. «Parce que si on continue à augmenter les impôts, si les personnes payent plus et ne voient pas le retour, on va créer un problème et une friction énorme. Politiquement, pour moi c’est très important».

Après ce discours où le Maire de Lisboa circulait, micro à la main, parmi les tables, s’est suivie une séance de questions-réponses.

A la fin, David Alves a remis à Carlos Moedas une peinture de Nathalie Afonso, inspirée d’une rue de la ville de Beja, très chère au Maire de Lisboa.

 

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